ULCÉRATIONS NON CANCEREUSES DE I/INTESTIN
II existe pourtant une série d'indications communes à toutes les ulcérations intestinales.
Loi'squ'il existe de la diarrhée, des hémorragies, de la douleur, et surtout s'il s'agit d'ulcération à évolution aiguC, il faut mettre le malade au lit, au repos absolu ; appliquer en permanence sur le ventre des compresses chaudes qui calment la douleur, et, au besoin, immobiliser rinlestin par quelques doses d'opium. Il faut régler la diète du malade; diminuer tous les aliments qui peuvent léser mécaniquement la muqueuse et amener une perforation ; dans la majorité des cas, c'est au régime lacté absolu qu'il convient d'avoir recours.
Quant au traitement direct de l'ulcération, il n'est facile que dans les cas où le gros intestin est en cause. L'intestin grôle est en vertu même de sa situation profonde qui ne le rend accessible que par l'intermédiaire de l'estomac ou du gros intestin beaucoup plus difficilement soumis à un véritable pansement. Cependant, le bismuîh ù haute dose, le nitrate d'argent, le tannin, les antiseptiques sont communément ordonnés et produisent assez souvent des effets favorables.
Lors(ju'il s'agit d'ulcérations du gros intestin, ou peut, à l'aide de lavages ù faible pression, porter la substance modificatrice au contact des ulcérations. On peut avoir recours à des solutions étendues de sîilicylate de soude, de nitrate d'argent, de tannin. Les solutions de sublimé ne seront pas employées, de crainte de provoquer des accidents d'intoxication mercurielle et |)eut-étre même une aggravation du pro- (tessus ulcéreux.
Les lavages médicamenteux seront faits à faible pression, ils seront d'un volume d'autant plus considéitible que la lésion présumée est située plus haut.