ÉTUDE CLINIQUE
Les cas les plus connus et qui ont été publiés par Andral, Fournier, Cornil el Dieulafoy, sont les cas de syphilis gastrique ayant revêtu les allures de l'ulcère rond avec grandes hématémèses. Outre des hémorragies abondantes, ces malades avaient de vives douleurs et quelquesuns présentaient des phénomènes très nets de sténose pylorique. Le traitement spécifique les guérit radicalement,
Il n'est pas douteux que certains phénomènes dyspeptiques éclatant au cours de lu période secondaire de la syphilis ne soient sous l'influence de l'infection spécifique. On les voit souvent s'améliorer parle traitement dirigé contre cette maladie.
Enfin des vomissements souvent fort intenses peuvent se montrer sous l'influence de lésions syphilitiques cérébro-bulbaires. Lorsque ces accidents sont accompagnés d'autres troubles syphilitiques, le diagnostie en est aisé. Mais souvent ceux-ci sont frusles et passent inuperçus. On ignore alors la cause des accidents gastriques, qui sont souvent tenaces, résistent à lous les traitements, et, en empêchant l'alimentation, provoquent l'inanition el un état général grave. Nous avons eu un exemple de ce genre chez un jeune homme de vingtcinq ans. Quand il vint nous trouver, il présentait depuis quelques mois des troubles dyspeptiques vagues, quelques vertiges et un pou d'amaurose de l'œil droit. Depuis quelques jours, il rendait tout ee qu'il prenait. Les vomissements nauséeux se faisaient en fusée sans aueun effort. On conslatait une langue sale avec état saburral des vois digestives, Aucun traitement n’arrivait à juguler ces vomissements. Nous inslituâmes des lavements iodurés et des injections mercurielles sous-cutanées. Les résultats furent remarquables : Le lendemain, les vomissements diminuaient de nombre el quatre jours après le début du traitement le malade prenait deux litres de lait. Ce jeune homme est actuellement bien portant,
La conclusion, c'est que la syphilis gastrique est plus fréquente qu'on ne se l'imagine. Elle n’a pas de caractères cliniques définis et peut simuler loutes les gastropalhies. Aussi il est bon, chez un syphilitique avéré souffrant de troubles dyspepliques, d'instituer le traitement spécifique. Celui-ci s'impose si, enmême temps que les lroubles dyspeptiques, existent des manifestations syphilitiques diverses,
Le traitement des accidents syphilitiques gastriques ne diffère pas de celui des autres accidents viscéraux. I faut seulement éviter de donner les médicaments par la voie gastrique. Les injections ou les friclions mercurielles et l'administration de l'iodure de potassium en lavement dans du lait donneront de bons résultats.
CORPS ÉTRANGERS. eu
tition de leurs cheveux une sensation agréable tout comme d'autres le font en introduisant des corps étrangers dans l'urètre, l'utérus, le rectum. Zuber vient d'en publier une intéressante observalion chez un jeune enfant de cinq ans.
L'intervention chirurgicale peut introduire des corps étrangers dans la cavité de l'estomac. On connait la méthode d'anastomose qui consiste à réunir les organes en contact avec deux pièces métalliques qui s'emboilent l'une dans l'autre, La réunion de ces deux pièces est connue sous le nom de bouton de Murphy. Ce corps étranger reste plus ou moins longtemps dans l'estomac et finit par être expulsé dans l'intestin.
Certains corps étrangers peuvent se former dans l'estomac aux dépens de substances ingérées, par stralifications successives.
Dans certaines observations, on à trouvé dans l'estomac de volumineux calculs biliaires qui avaient pénétré à la faveur d'une fistule établie entre la vésieule biliaire d'une part, le duodénum ou l'estomac d'autre part.
SÉMIOLOGIE
Les objets déglutis peuvent séjourner dans l'estomac un temps extrèmement long, sans y déterminer de lésions ni de symplômes bruyants . Un grand nombre d'observations font foi de cette tolérance extraordinaire de l'estomac pour les corps étrangers. Ceux-ci subissent à la longue des modifications diverses, qui les allèrent plus ou moins selon leur nature et leur composition.
Cependant, dans bien des la présence des corps étrangers détermine des troubles digestifs. Un bon nombre des objets avalés provoquent immédiatement des vomissements qui expulsent surtout les objets ronds sans aspérité. D'autre part, ceux-ci peuvent être expulsés par les voies naturelles, sans déterminer de coliques et de diarrhée, ou bien en s'accompagnant d'assez vives douleurs avec eatarrhe intestinal. La traversée du tube digestif est plus ou moins longue.
On note souvent des troubles digestifs qui éclatent plus ou moins tard après la déglutition des corps étrangers. Ces troubles tiennent à différentes causes. Parfois par leur siège ils génent le transit alimentaire.
En s'engageant dans le pylore et le duodénum, les corps étrangers peuvent, par leur nombre, leurs dimensions et leurs aspérités, y être
urrétés et déterminer des phénomènes d'intolérance gastrique surviennent plus où moins rapidement el,