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TUMEURS NON CANCÉREUSES DE L'ESTOMAC

d'injection de sérum artificiel, pour suppléer dans une certaine mesure à la soustraction de chlorures qu'entraine le cathétérisme.

En dehors des sténoses du pylore, le lavage de l'estomac est-il utile? Linossier le considère comme un bon moyen d'atténuer les hémorragies, de lutter contre les phénomènes putrides dus à l'uleération du cancer, Nous partageons volontiers son avis, d'autant plus

+ que, même en dehors des sténoses du pylore, une certaine quantité d'aliments séjournent longtemps dans l'estomac et s'y putréfient. 11 y a intérêt à les évacuer.

Radiothérapie. — On sait les excellents effets obtenus sur les cancroïdes de la peau et les succès remarquables du traitement des cancers buecaux par la radiothérapie. Il était légitime de chercher à atténuer ou à guérir les épithéliomas gastriques par l'usage desrayons de Rüntgen. C'esl ce qu'ont tenté Doumer et Lemoine (de Lille). Ces auteurs, sur une vingtaine d'essais, disent avoir obtenu trois guérisons complètes. Deux autres ont eu une amélioration considérable.

« Chez lous les autres malades sans exception, disent les auteurs, la radiothérapie à fait disparaitre ou a benucoup diminué le symptôme douleur. Les vomissements ont cessä où ont toujours été espacés el par suite l'alimentation s'est mieux faite. L'état général s'améliora.… Toujours aussi la tumeur stomacale a diminué et même souvent a disparu. Le traitement n'a eu aueune action sur les tumeurs profondes et les noyaux de généralisation, au foie notamment. »

En résumé, le traitement radiothérapique agirait d'une façon radicale sur certaines tumeurs de l'estomac ; dans d'autres cas, il n'amènerait qu'une amélioration passagère.

Ces résultats sont encourageants, et même en considérant les opinions des expérimentateurs comme empreintes d'un trop grand optimisme, on ne peut sans injustice nier qu'il y ait dans l'emploi des rayons X un mode de traitement, sinon curatif, du moins très nettement palliatif.

Traitement général. — Les injections de sérum artificiel, de cacodylate de soude, de glycérophosphate de soude peuvent aider à relever, dans une certaine mesure, les forces défaillantes des malades.

TÜMEURS NON CANCÉREUSES DE L'ESTOMAG

Les tumeurs non cancéreuses de l'estomac sont rares : elles constituent des découvertes d'autopsie ; les phénomènes par lesquels elles s'accusent pendant la vie dépendent du siège qu'elles occupent et

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Les symptômes sont pris au début pour de la simple dyspepsie. Puis le malade se cachectise; il a des vomissements alimentaires, muqueux ou sanguinolents, Si la tumeur obstrue le pylore, ily a de la stase gastrique. Quand ellé est ulcérée, il y a des vomissements de sang très abondants.

Lorsque la tumeur s'est étendue, on la sent à l'épigastre dure et lisse, Lorsqu'il y a suppuration, la tumeur peut être fluctuante en même temps que se développe de la fièvre hectique.

Dans un grandnombre de cas, le sarcome se présente sous l'aspect d'une tumeur abdominale plus ou moins volumineuse, ne déterminant pas de symptômes gastriques.

Le diagnostic chez le vivant en est impossible, à moins que quelque complication, telle qu'unè mélastase eutanée, ne donne une indication.

Lorsque le sarcome est localisé au pylore, il peut donner de bonne heure des signes de sténose. La tumeur peut être assez peu étendue pour être enlevée avec des chances importantes de survie (Czerny).

Lymphadénomes. — Le lymphadénome n'est jamais primitif. On observe toujours des localisations concomitantes dans d'autres organes : os, ganglions, rate, pharynx, intestin.

Les tumeurs lymphadéniques stomacales ont deux formes :

1 Ce sont des tumeurs circonscrites de volume variable, variant depuis les dimensions d'une noisette à celles d'une mandarine. Ce sont des saillies blanchâtres ou rosées, molles et parfois fluctuantes; à la <oupe, elles donnent un suc épais, lactescent ;

2° La seconde forme consiste dans une infiltration adénoïde diffuse, s'élendant sur une grande surface de l'estomac. La muqueuse est épaisse, les plis sont saillants.

Les ganglions péristomacaux sont ulcérés.

Les tumeurs lymphadéniques naissent dans la couche profonde de la muqueuse où dans la sous-muqueuse; elles sont constituées par du tissu conjonctif réliculé, infiltré de cellules lymphatiques. La couche glandulaire de la muqueuse gastrique est conservée, où envahie seconduirement.

Les symptômes dépendant de la localisation gastrique sont à peu près nuls.

ÉTUDE ANATOMIQUE. Lin

de distinguer les vieux ulcères simples, étendus, à bords épaissis et fibreux, des ulcères anciens cicatrisés conséculifs aux gommes.

Les gommes syphilitiques de l'estomac coïncidant souvent avec des gommes de l'intestin et du foie, celles-ci plaident en faveur de lanature syphiliique d'une ulcération stomacale.

La slructure de la gomme est celle de toutes les lésions syphili tiques du même ordre. On peut, en même temps qu'elle, trouver dans l'estomac d’autres lésions.

Hayem a examiné deux pièces anatomiques dont il donne la description suivante : dans un premier cas, il s'agissait d'une infiltration plastique de la région pyloro-duodénale, véritable linite, s'étendant de la face péritonéale à la muqueuse. La parlie externe de la pièce était recouverte de fausses membranes qui l'atlachaient aux organes

" voisins. Au microscope, on conslala une infiltration fibroïde ayant envahi les couches externes de l'estomac el renfermant des nodules qui ne pouvaient être que de petites gommes. — Dans une deuxième observation, le pylore présentait un épaississement et une induration diffuse, sans tumeur en- plateau. La muqueuse était rouge, œdémateuse. Elle était soulevée par places par des saillies en larges mamelons et abrasée sur une assez grande étendue, représentant une sorte d'exulcéralion irrégulière, à bords festonnés, à fond craquelé.

A la coupe, l'épaississement de ? centimètres environ est constitué par une infiltration plastique de la musculaire. La paroi stomacale au centre est formée par celle couche musculaire. De ce point central, partent des bandes fibreuses, qui se prolongent dans la couche celluleuse et en débordant un peu dans la musculeuse et dans la muqueuse. L'examen histologique montre un tissu conjonctif adulle, vasculaire, ædémateux, et des nodules périvasculaires discrets. Dans le tissa musculaire, on trouve des cloisons musculaires épaissies el des trainées lymphatiques le long des vaisseaux, Aux environs de l'exulcération, la muqueuse présente les lésions de la gastrite chronique.

Les vaisseaux sont nombreux aux environs de la lésion, mais ils ne sont pas atteints d'endartérite. Un grand nombre de nodules adhèrent à leur paroi externe. Ils sont composés de la façon suivante: à la périphérie, des cellules assez grandes, plates, irrégulièrement quadrilatères, à proloplasma opaque avec un ou deux noyaux {rès colorés ; plus en dedans, on voit des cellules lymphoïdes avec des globules blancs polynucléaires; dans le centre, enfin, des amas de cellules lymphoïdes et çà et là des lacunes résultant de la fonte de ces éléments.

L'utcère rond de Cruveilhier peut-il être d'origine spécifique?

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