‹ Traité des maladies de l'estomac (volume 2)Chapitre 137 sur 176 · INDICATIONS OPÉRATOIRES DANS LE CANCER. LILI · texte numérisé non relu

INDICATIONS OPÉRATOIRES DANS LE CANCER. LILI

squirreuses. Alors que, dans certains organes lels que la mamelle, ces formes peuvent avoir une évolution très lente ét même s'arrêter, elles sont, dans l'estomac, au moins aussi graves que les autres, car elles amènent l'inanition par le rétrécissement et l'atrophie secondaire de l'organe.

Théoriquement, l'indication est nette: /£ faut enlever le cancer de l'estomac dès qu'il est diagnostiqué.

En pralique, quelques-uns hésitent à le faire, en raison de la gravité immédiate de l'opération et de l'incertitude du résultat éloigné.

La mortalité est en elfet considérable. En 1894, Haberkant trouvait une mortalité de 54 p. 100; notre élève U. Guinard, en 1898, 35 p. 100; Mayo Robson, en 1900, 30,4 p. 100. Résumant, non pas les faits recueillis à droite età gauche, mais une série de statistiques intégrales, les unes déjà publiées (Krônlein, Kappeler, Kocher, Rutherford Morison, Ricard, Carle, von Hacker, Roux, Czerny), les autres inédites et communiquées par leurs auteurs (Rydygier, W.-J. et Ch. Mayo, Mayo Robson, Garré, Hartmann), nous trouvonsune mortalité de 29 pour 100, notrestatistique personnelle entrant dans cette statistique générale pour 35 cas avec 10 morts, soit 26 pour 100.

1 est un fait à noter, c'est que la mortalité va constamment en diminuant; elle serait encore moindre si l'on n'opérait que de bons cas, ce qui arrivera fatalement. Il se passe en ce moment pour le cancer de l'estomac ce qui s'est passé il y a une vingtaine d'années pour les fibromes utérins. On n'opérait alors que de gros fibromes, souvent compliqués, la Lechnique était défectueuse, les morts opératoires fréquentes. Peu à peu médecins et malades ont compris qu'il y avait intérêt à opérer de bonne heure; la technique opératoire s'est en mème temps perfectionnée si bien qu'aujourd'hui la mortalité est considérablement réduite; de 30 p. 100, elle est tombée à 1 ou 2p. 100.

Il est actuellement encore difficile de savoir si, par In gastrectomie, on a des guérisons réelles, une récidive pouvant survenir à une époque éloignée, comme dans le cas de Tricomi où, après une pylorectomie faite le 24 avril 1894, le malade resta bien pendant quatre ans et cinq mois, puis revint à l'hôpital le 11 novembre 1898 avec une récidive locale et des signes de généralisation,

Les faits de longue survie ont cependant un grand intérêt et plaident en faveur de l'intervention. Dès 1896, Wôlfler pouvait réunir 24observations de malades qui avaient dû à l'opération une prolongation

d'existence de deux à huit ans. Ces observations se sont aujourd'hui mullipliées.

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