INDICATIONS OPÉRATOIRES DANS LE CANCER
plasme est limité à des rôgions extirpables ou sil à envahi des parties inaccessibles à nos moyens chirurgicaux.
Malgré quelques succès publiés, nous croyons que l'envahissement du foie, du côlon transverse, du pancréas, de la rate contre-indiquent la résection, tout comme l'envahissement des ganglions prévertébraux.
Lorsque la tumeur semble limitée à l'estomue, l'exérèse est-elle toujours indiquée? Nous pensons qu'il y a lieu de faire une distinetion entre les néoplasmes diffus et les néoplasmes circonscrits.
Bien que la gastrectomie totale ait donné un certain nombre de succès opératoires immédiats, on ne peut dire encore que l'intervention soit formellement indiquée dans Les cancers diffus de l'estomac. y a lieu de noter cependant que les métastases, comme l'a bien indiqué Herezel, ne sont pas nécessairement en proportion du degré de diffusion des lésions de l'estomac, ce qui permet d'espérer la guérison, même dans des cas de cancers infiltrant une grande étendue du viscère,
Au contraire, dans les tumeurs bien limitées, il n'y a pas de diseussion, la résection s'impose ; il est actuellement impossible de soutenir que la gastro-entérestomie peut être mise en parallèle avec la gastrectomie ; celle-ci, toutes les fois qu'elle est possible, est certainement l'intervention de choix.
Alors même qu'elle ne donne pas une guérison définitive, elle est suivie d'une amélioration de l'état général bien plus considérable que la gastro-entérostomie. Dans l'immense majorité des cas, les malades se croient, tout au moins pendant un lemps, complètement guéris, lant est grande la résurrection véritable qui suit l'opération.
L'analomie pathologique nous montrant que les néoplasmes du pylore, ceux qu'on a le plus souvent l'occasion d'opérer, s'étendent peu vers le duodénum, mais se propagent vers l'estomac, partieuliérement le long de la petile courbure, envahissant en même temps la chaine ganglionnaire qui accompagne la branche de bifurcation droite de l'artère coronaire, il est indiqué de faire des résections larges, enlevant en bloc, avec le pylore, la petite courbure el cette chaine ganglionnaire, suivant une technique que nous avons indiquée au Congrès international de 1900, technique qu'ont adoptée Kocher, Rydygier, Mikuliez et les Mayo.
Lorsque la résection semble impossible, le chirurgien n’est pas désarmé. La question de l'indication de la gastro-entérostomie se pose. Malgré sa morlalité assez élevée, 42,8 p 100 dans la statistique
Sourauur, — Mal, de l'estomac. #3