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HYDROTHÉRAPIE

ACTION PHYSIOLOGIQUE Par le De Pamser {de Vichy).

On peut varier à l'infini les procédés hydrothérapiques, et en faire, en thérapeutique, des agents d'une grande souplesse, grâce aux combinaisons multiples qui s'obtiennent avec ces Lrois facteurs : tempéra- Lure de l'eau, percussion el durée de l'application .

Le dosage de chacun de ces éléments constitue l'art du médecin doueheur, dont les prineipes trouvent dans la physiologie une base nécessaire aux enseignements de la clinique; car c'est de la connaissance exacle des effets physiologiques des procédés hydrothérapiques. que l'on déduira avec précision les indications qui conviennent à chaque malade.

Quels sont ces effets physiologiques ? Ils ressortiront eux-mêmes de l'étude des faits, et nous prendrons pour commencer l'exemple le plus simple et le plus frappant : la douche froide.

Douche froide. — Voici un malade qui reçoit une douche froide, à 9 ou 10; il frissonne, sa peau devient pâle, comme exsangue, et sa respiration s'accélère pour réaliser parfois la dyspnée vraie. Puis, très rapidement le plus souvent, sa peau se colore en rose ou rouge plus ou moins vif, sa dyspnée disparait pour faire place à des mouvements respiraloires lents et profonds, en même temps qu'il éprouve une sensation de bien-être, que son visage reflète,

Que s'est-il passé ?et d'où vient cette transformalion effectuée en quelques secondes ?

Réaction. — Ce malade a reagi, sous l'aelion de l'eau froide qui a excité très vivement son système nerveux par l'impression sensitive du froid et du choc.

R£aoTioN DE seNsiBiLiTé. — Celle impression sensilive, atteignant lous les territoires cutanés, provoque la mise en jeu des nerfs de sen-

ACTION PHYSIOLOGIQUE. ù l'organe qui est congestionné est plein de sang circulant largement, u bien gorgé de sang accumulé et géné dans son cours. Une glande n activité devient rouge parce qu'elle est en état de vaso-dilatation, is le débit sanguin y est très grand relativement à celui des ériodes de repos. La même glande, au repos, mais ayant subi la ture de ses vaisseaux efférents, deviendra rouge, mais le débit iguin y sera nul. Dans les deux cas, on peut dire qu'elle estcongesnée, et, , cependant à il s'y passe des phénomènes tout différents : hysiologiques dans le premier cas, pathologiques dans le second. Ce qu'il faut considérer, c'est donc le calibre des vaisseaux d'un vorgane selon les phases de vaso-consiriction et de vaso-dilatation, et Bpar suite le passage plus ou moins largement ouvert qu'ils fournissent

sang.

La vaso-dilatation produite par la douche froide n'est pas une conion des tissus intéressés, mais l'augmentation du débit sanguin, el par suite la mise en contact avec les cellules d'une plus grande

mila

quantité de sang, amenant une augmentation des échanges, une assilation meilleure.

… Réacrion raenmoGèse, — En effet, lesoxydations sont augmentées,

produisant ainsi une plus grande somme de chaleur et constituant la

réaction thermogène, par laquelle le malade se réchaufle.

Cette réactionest due essentiellement à une plus grande consomma- Aion d'oxygène, qu'une expérience sur les animaux permet de mettre | en évidence : un lapin est trachéolomisé et, grâce à un dispositif par-

ticulier, respire l'oxygène contenu dans une cloche graduée. Il en consommera pendant un temps donné une cerlaine quantité. Si, après l'avoir placé une minule sous un jel d'eau froide, on le soumet à la même épreuve respiratoire, on constate que pendant un même temps, sa consommation d'oxygène aura augmenté d'untiers environ. La ventilation pulmonaire a done été plus forte.

On conçoit l'importance de la réaction thermogène et son eflieacité dans les maladies qui s'accompagnent, ou sont le résultat d'un ralentissement des oxydations.

Douche chaude, — Soit maintenant une douche très chaude, à 28° et au-dessus. Nous retrouvons la réaction de sensibilité et la réaction cireulatoire. C'est donc un procédé excitant, Cependant, quand elle est suffisamment prolongée, elle devient sédative de la douleur, Ce point sera développé plus utilement au sujet de la douche locale.

Avec l’eau simplement chaude, à 34° environ, la réaction est boaucoup moins vive, Celte température élan à peu près c >

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