ACTION PHYSIOLOGIQUE
quelles l'eau froide et l'eau chaude sont combinées et associées de façons diverses.
Telles sont :
La douche progressive, qui, commencée chaude, est refroidie peu à peu, et permet d'obtenir chez les malades de sensibilité excessive la plupart des effets de l'eau froide, tout en évitant une excitation trop brusque et trop violente,
La douche écossaise, qui fait passer le malade de l'eau chaude à l'eau froide, sans transition, et permet d'éviter le réveil des douleurs chez lesrhumatisants, en même tempsqu'elle procureune réactionintensive, révulsive et sédative de la douleur.
La douche alternative, qui n'est qu'une suile de plusieurs douches écossaises de courte durée, et dont les effets sont augmentés.
Les douches progressivement froides, destinées à entraîner le malade à l'eau froide, qu'il n'aurait pa supporter d'emblée.
Le sens de la réaction. — Quelle que soil la douche appliquée, il sera toujours possible d'en diriger l'action de telle sorte que certaines régions du corps soient plus spécialement intéressées. C'est ainsi que les anémiques, dont le cerveau déjà mal irrigué ne supporterait pas la moindre soustraction de sang, seront douchés plus spécialement sur les parties supérieures du corps, tout en ménageant aux membres inférieurs une légère réaction. Les malades sujets à la congestion cérébrale seront jusliciables d'un procédé inverse. Le meilleur exemple de cet ellet à distance est fourni par les modifications imprimées aux flux menslruels et aux hémorragies utérines, que des applications localisées presque entièrement aux régions supérieures ducorps réussissent le plus souvent à atténuer ou supprimer, Il y a donc un sens de la réaction, au point de vue circulatoire, et qui doit réaliser une sorte de balancement entre deux régions plus ou moins éloignées l'une de l'autre.
Douche locale, — Cette orientation de la réaction, lorsqu'elle est poussée à un degré de limilation extrême, conslitue la douche locale.
La douche locale, destinée à modifier un organe donné, atteint le plus souvent une température élevée, sa durée est relativement longue et son degré de percussion varie selon la sensibilité cutanée et profonde de la région où on l'applique. Par son emploi on recherche le plus souvent une action sédative de la douleur. La chaleur constitue en effet un agent anesthésique des nerfs sensilifs : si l'on chaulle une seule des pattes d'une grenouille, on constaté que dans