‹ Traité des maladies de l'estomac (volume 2)Chapitre 2 sur 176 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Il y a quelques années, un de mes confrères el amis entreprenait d'établir à Paris des cours de perfectionnement analogues à ceux qui, à l'étranger, attirent chaque année de nombreux médecins désireux de compléter leur éducation professionnelle. Il me pria de me charger de l'enseignement des maladies de l'estomac, sur lesquelles mes études se sont portées tout spécialement depuis plus de quinze années. J'acceptai sa proposition avec le plus grand plaisir.

Dans ves cours professés pendant plusieurs années et auxquels j'ai apporté tous mes soins, je me suis appliqué à présenter les maladies de l'estomac de la façon la plus claire et la plus simple et en prenant pour base principale la pratique médicale, tous les développements théoriques ou scientifiques n'élant destinés qu'à expliquer el à consolider pour ainsi dire les faits cliniques. Le plan de ces leçons parut apprécié par mes auditeurs, qui voulurent bien m'adresser ehaudement leurs remerciements et n'engagèrent à publier ces leçons. C'est de ces encouragements qu'est née l'idée de publier ce Traité des maladies de l'estomac.

Ce livre est avant tout destiné au praticien, C'est pourquoi nous avons évité toute indication bibliographique. Non pas qu'en mellant à contribution les importants travaux physiologiques et cliniques de nos prédécesseurs nous ayons négligé de leur attribuer le mérile de leurs recherches, mais nous n'avons pas cru nécessaire d'en indiquer les sources exactes.

Le plun de cet ouvrage est entièrement fondé sur la clinique. Nous avons essayé de mettre le praticien en face des grands symplômes et syndromes cliniques en présence desquels il se trouve chaque jour au lit du malade, et nous avons tenté de lui

par des figures démonstratives. Nous en avons inli

semble que l'enseignement par l'image est plus profitables. Des descriptions arides sont

Lexte un aussi grand nombre que possible.

Nous avons donné une large place à la [hé lieu de nous charger nous-même de la rédaetio du volume, nous avons eru préférable de nous spécialistes, nos amis Binet, Cautru, Delherm, Linossier, Pariset et Salignat, qui ont bien voulu se. des parties les concernant.

Nous avons pensé ainsi donner plus de précision deseripiondes procédés thérapeutiques dont beaucoup des connaissances spéciales que nous ne possédons croyons avoir rendu ainsi la partie thérapeutique plus «1 plus utile à nos lecteurs.

Cet ouvrage est composé de einq parties.

La maemène paume est consacrée à la technique. Nous montré successivement comment on doit interroger un aueint d'une affection de l'estomac, comment on doit e palper l'abdomen (aussi bien les viscères abdominaux l'estomac), enfin comment on doit procéder au cathétérisme l'examen du sue gastrique. Nous avons eu le soin d'écarter tous) procédés de laboratoire inapplicables en clinique et lous € qui donnent des résultats médiocres et douteux, Nous nous som appliqué surtout à décrire ceux que la clinique journalière pes d'utiliser facilement, Enfin nous avons mulliplié le plus poss les figures afin d'aider la démonstration. Les réactions les plu usuelles du sue gastrique sont représentées par des figures em couleur.

La beuxième Panne, consacrée à la séréologée, est celle à laquelle s uttribuons le plus d'importance. C'est la partie la plus

PRÉFACE. vu

négligée d'ordinaire dans les livres de pathologie stomacale, et pourtant c’est la plus utile au clinicien, celle à laquelle il se reporlera le plus souvent pour s'éclairer dans les cas difficiles. Aussinous avons mis grand soin à décrire la douleur, les vomissements, les gastrorragies. Nous avons aussi étudié de la façonla plus simple et la plus claire les viciations du chimisme, en montrantses relations avec les syndromes cliniques. Enfin nous avons donné un développement justifié aux troubles de la motrici qui jouent dans la pathologie stomucale le rôle capital.

La rroisième PARTIE est consacrée aux maladies organiques de l'estomac : d'une part aux déformations et aux déplacements de l'estomac, d'autre part aux altérations de ses parois, enfin aux deux grandes altérations de l'estomac, l'uleère et le cancer. Dans cette partie, où l'anatomie pathologique oblige à des descriptions souvent arides, nous avons multiplié les figures pour en rendre l'étude plus attrayante.

La Quarmème PARTIE est réservée à la dyspepsie el aux crises gastriques, maladies sine materia et où nous ayons attribué au système nerveux une part prépondérante, sinon éxelusive.

Enfin la cinquième panne, confiée à des collaborateurs, est consacrée à la /hérapeutique. On y trouvera, outre un formulaire abondamment pourvu, les chapitres suivants : Intervention chirurgicale, Régime alimentaire dans les dyspepsies, Eaux minérales, Hydrothérapie, Massage, Électricité,

Nous le répétons en terminant, nous avons cherché à rendre attrayante et facile aux praticiens l'étude des maladies de l'estomac, qui, si l'on en croyait le dire de beaucoup d'entre eux, serait souvent d’une obseurité désespérante.

D° Maumce Sourauir.

Lorsque notre regrellé ami Soupault suecomba récemment à une courte maladie, le livre auquel il donnait tous ses soins, auquel il travailla, on peut le dire, jusqu'à la dernière minute, —il

vut PRÉFACE.

corrigeait encore ses épreuves la veille de sa mort, — était imprimé en presque totalité. Sur sa demande, nous nous sommes chargé de sa publication. Un seul chapitre n'était pas encore écrit entièrement de sa main, celui des dyspepsies, sujet qu’il connaissait très bien et sur lequel il laissait de nombreuses notes. Son élève, M. Leven, ancien interne des hôpitaux, qui, pendant plusieurs années, n'avait cessé de travailler à ses côtés, a bien voulu se charger de réunir les notes éparses et à consenti à rédiger ce chaptre. Ce faisant, il nous à mis à même de publier en son entier le traité actuel, fruit des efforts et des patientes études de Soupault. Nous tenons à le remercier de son obligeance et à lui rendre iei la place qui lui est due.

Henri Harrmaxx.

des aliments et des boissons qu'il consomme, de Die qualité ; de savoir comment ils sont absorbés, vite ou lentemen la mastication est suffisante (à ce propos les dents seront bien examinées), On ne saurait à cet égard obtenir trop de d

Jessécrétions sont augmentés par l'action de la nicotine. Chez ce individus, le meilleur laxatif est un bon cigare, et on a p nicotine comme un purgalif énergique. Les excès de tabac p

engendrer un état diarrhéique qui retentit sur l'estomac, D'autre part,"

le fumeur est très souvent atteint de troubles gastriques. On co les symptômes nauséeux et vertigineux que le tabac provoque. il peut aussi engendrer des phénomènes dyspeptiques durables, soit à des troubles fonctionnels, soit à des gastrites ayant tous pour expression un état asthénique de l'estomac avec anorexie, ini

Page 1