ANTÉCÉDENTS PATHOLOGIQUES
e motrice et hypochlorhydrie marquée, Le tabac est naturelleplus toxique et plus funeste chez les individus qui déglutissent ée que chez ceux qui ne l'introduisent que dans la bouche, 14 a là une distinction importante à établir, En résumé on doit
licaments, soit pour l'affection gastrique de plus où moins longue © qu'ils présentent, soil pour d'autres affeetions : l'antipyrine pour migraines, le sulfate dé quinine pour les fièvres paludiques, l'iode potassium et les mercuriaux pour la syphilis, les balsamiques r les écoulements blennorragiques et pour les affections pulmole fer et l'arsenic pour les états anémiques, ete., ele, sont
vent l'origine d’une irritation plus ou moins prononcée de l'estomac
Antécédents pathologiques héréditaires et personnels. Ils doivent être relevés avec soin. Il est banal de rappeler que les ladies diathésiques, goutte, obésité, diabète, arthritisme, le temment nerveux des parents, exercent une influence très grande ‘sur l'état de santé de leurs descendants. Or les troubles dyspeptiques ‘sont d'une extrême fréquence dans tous ces états morbides.
La notion de l'Hérédité gastropathique, moins répandue, est cependant indiscutable, On note souvent que les dyspepliques ont eu des ascendants dyspeptiques, et il n'est pas rare d'observer des familles entières dont tous les membres ont un mauvais estomac, Sans doute, on peut attribuer cette susceptibilité à un étal névropathique commun, mais il n'est pas douteux que la fragilité de l'estomac ne tienne, dans beaucoup de cas, à une structure défectueuse de l'organe,
|soil aux anomalies de son appareil glandulaire engendrant des sécrétionsdéfectueuses (hypochlorhydrie ouhyperchlorhydrie congénitales), soit à un état de faiblesse de sa tunique musculaire, Nous pensons, comme Bouchard et Legendre, que la dilatation atonique de l'estomac est le plus souvent la conséquence d'une débilité congénitale des fibres musculaires lisses de l'estomac en particulier, mais aussi de tous les tissus à fibres lisses de l'organisme. On peut en effet noter la coïncidence fréquente des varices, du varicocèle, des ptoses abdominales, la mollesse de la peau, la laxité du serotum, ete., ele., avec la dilatation de l'estomac. Quoiqu'il en soit, la débilitécongénitale de cet organe peut expliquer ce fait d'observation courante en clinique, à savoir que beaucoup de dyspeptiques ont depuis leur naissance un tube digestif
ont pu laisser sur les différents appareils de Case Il s€ et fastidieux d'énumérer une à une toutes les affections qui f avoir un retentissement sur le fonctionnement de l'e
peut dire sans exagération que les troubles gastriques compliquer toutes. Ce qu'il importe de mettre en relief, c'e dyspepsiessecondaires sontextrèmement fréquentes, qu'il fa:
y penser et qu'on ne peut arriver au diagnostic de gastropatl live qu'après en avoir écarté la possibilité par l'examen alt l'état des différents appareils. Naturellement l'état de l'intesti foie, en raison de leurs rapports intimes avec l'estoma, seront De d'investigations toutes spéciales.
Examen des troubles dyspeptiques. — Date du début: doit s'informer tout d'abord à quelle époque remonte le dérangem l'estomac. La réponse à une question aussi simple, en apparene souvent difficile à obtenir. Les malades ne pensent souvent à d que la dernière période, la plus douloureuse de leur affection, el altachent peu d'importance aux troubles plus légers ou déjà 0 survenus autrefois : il faut que le médecin insiste beaucoup, aïd mémoire. et la dirige, leur rappelle que dans l'état de santé, l'est
insensible pendant les périodes de digestion et qt des repas doit ëtre considéré comme l'expressi apprend alors, sur l'évolution de la gastropal qui ont une grande importance et qui,
EXAMEN DES TROUBLES DYSPEPTIQUES. LE un interrogaloire précis et serré, auraient échappé en donnant lieu à des erreurs de diagnoslie,
Plusieurs cas peuvent se présenter. — a) Certains malades déclarent avoir toujours eu l'estomac délicat : pendant leur enfance, leur régime alimentaire a dû être surveillé de très près; adolescents et jeunes gens, ils onl,au moindre excèsalimentaire, eu des indigestions de durée plus ou moins longue; adultes enfin, ils ont dû s'observer avec minutie pour éviter des malaises après leurs repas. Nous avons déjà parlé de cette débilité congénitale de l'estomac dont on peut rencontrer tousles degrés. qu'il est impossible de guérir complètement et contre laquelle on ne peut lutier que par un régime el une hygiène alimentaires très sévères.
b) Une autre catégbrie de malades déclarent n'avoir jamais souffert de l'estomac pendant loule une période de leur existence ; puis à la suite d'une première atteinte venue après une maladie grave ou après des excès alimentaires où médicamenteux, ou enfin à la suite de chagrins el de causes morales, ils sont restés invalides de l'estomac et, malgré lraitements et régimes de toutes sortes, mont pu avoir qu'un soulagement passager.
c) Chez beaucoup de malades, {a gastropathie évolue par périodes plus ou moins espacées. plus ou moins intenses, et de durée plus où moins longue; parfois, dans leur intervalle tout trouble dyspeptique disparait complètement, et le retour à la santé est absolu, sans qu'il soit nécessaire de prendre aucun ménagement; mais souvent aussi, l'estomac peut être délicat, susceptible, demandant un traitement et un régime sévères sous peine de se révoller. D'ailleurs, on voit le plus souvent les périodes d'intermittence s'espacer et devenir moins longues ét les crises augmenter, au contraire, de fréquence el de gravité. Cette évolution morbide est surtout fréquente dans les gastropathies à lésions, dans lesquelles le système nerveux joue un rôle important : elle est la règle dans la maludie de Reichmann, qui n'est en somme qu'une forme fruste de l'ulcère rond de Cruveilhier et qui peut évoluer de cette façon pendant plus de dix ou quinze ans et plus.
4) Dans beaucoup de dyspepsies d'origine nerveuse, on observe une évolution bisarre des gastropathies qui échappe à toute description. Outre cette fantaisie d'allures, on note que la maladie a débuté à la suite de chagrins très vifs, où de grandes peurs ou de tous autres traumatismes moraux qui ont ébranlé le système nerveux; on voit aussi que la dyspepsie, qui est absolument subordonnée aux
Ces cas sont dus à des alfections organiques graves soil par. ï même (cancers), soit par Ja position qu'ils occupent à l'es | {sténoses des orilices). Le diagnostic des différents cas ne peut fait que par un examen détaillé des fonctions gastriques, |
ecathétérisme et par l'examen du sue gastrique.
État actuel. — Comment le malade passe sa n Après avoir cherché à connaître l'ancienneté, le début, et la des troubles dyspeptiques chez chaque malade, il faut él avec soin l'état actuel,
La meilleure façon de procéder est de faire raconter au dysp comment il passe sa journée, en le guidant naturellement questions nettes auxquelles il lui est facile de répondre s lisser aller à des détails fastidieux et sans importance.
11 faut d'abord demander dans quel état se trouve le malade réveil, lant au point de vue gastrique qu'au point de vue de nerveux et de l'état général.
Quel est l'état de l'estomac? Existe-t-il des douleurs et de q nature? Y a-t-il des nausées ? Y a-t-il de véritables vomissements quelle nature (piluites muqueuses, liquides acides sans alim is alimentaires) ? Des éructations plus ou moins son