‹ Traité des maladies de l'estomac (volume 2)Chapitre 20 sur 176 · CONTRE-INDICATIONS DU CATHÉTÉRISNE · texte numérisé non relu

CONTRE-INDICATIONS DU CATHÉTÉRISNE

On a beaucoup exagéré les inconvénients du cathétérisme. D'après certains auteurs, le tubage ne devrait pas être pratiqué dans l'ulcère et le cancer de l'estomne, car on s'exposerait à produire dans ces maladies une perforation ou une hémorragie graves. Mais ces accidents rarissimes sont difficiles à produire si on emploie une sonde molle. Personnellement, malgré le très grand nombre de eathëtérismes que nous avons pratiqués, nous ne les avons jamais observés. Dans les cas où cet accident a pu se produire, nous aurions plus de tendance à incriminer les efforts de vomissement que l'action directe de la sonde.

En résumé, en dehors des cas où un raptus hémorragique s'est produit récemment dans l'estomac, aucune maladie de cet organe ne contre-indique le cathétérisme.

Celui-ci est plus à craindre dans certaines maladies générales, les affections du cœur et des vaisseaux, la tuberculose avancée (surtout lorsqu'une hémorragie s'est récemment produile), où encore dans certaines affections abdominales, dans la grossesse, ete., ete., en un mot dans tous les eas où il ÿ a lieu pour le malade de redouter des efforts violents. D'où le précepte d'examiner Aveerie less différents appureils avant de procéder au cathétérisme. (

Introduction de la sonde, — Le sujet à examiner doit être assis sur une chaise, à moins que son état de fuiblesse l'oblige à rester au lit. On a soin de le recouvrir, depuis le cou jusqu'aux pieds, d'une couverture de toile qui s'enroule autour du corps en enveloppant les membres supérieurs pour lui éviter la possibilité de porter les mains à la sonde. I doit être assis bien droit, la tête légèrement inclinée en avant, jamais renversée en arrière, comme on le fail instinctivement. Les fausses dents doivent être enlevées. Avant d'introduire la sonde dans la bouche du patient, il faut lui expliquer ce qu'il devra faire pour aider le médecin : dès que la sonde sera à l'entrée du pharynx, il lui faudra faire plusieurs mouvements forcés de déglutition destinés à aider le passage de l'instrument dans l'œsophage; puis, quand elle Y'aura pénétré, ee re l'expé-

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empêchent le malade de ressentir une trop pénible sensation d'oppression malheureusement inévitable, au moins nel er séances. Nous avons toujours l'habitude, lorsque nous ayons les malades se débattre et étouffer, de les exhorter très chaudemenl,

Fig. 23. — Notre procédé pour introduire la sonde,

exécuter de grandes inspirations, après deux ou trois desquellessils supportent bien mieux le cathétérisme,

Ces explications étant données, on introduit le tube dans Varrière. bouche.

On a l'habitude de se placer debout devant le malade en tenantie tube de la main droite comme une plume à écrire et en déprimiant avec la main gauche le bec de la sonde, de façon à le faire glissep eur.

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