APPLICATIONS CLINIQUES DU CATHÉTÉRISME EXPLORATEUR
la base de la langue et à le diriger vers la paroi postérieure du pharynx. On le pousse ensuite lentement, allernativement de la main droite et de la main gauche, pendant qu'on encourage le malade à faire des mouvements répèlés de déglutition et de grandes inspirations. On arrive ainsi jusqu’à l'estomac, ce dont on est le plus souvent averti par l’émission bruyante hors du tube de quelques gaz.
Cette méthode est très bonne lorsque l'on a affaire à un malade docile ou qu'un aide peut tenir la tête du patient droite et immobile, où que les efforts d'expulsion ne sont pas trop marqués, Mais, dans les cas où ces conditions ne sont pas remplies, on échoue souvent, Aussi avons-nous recours à la technique suivante, représentée sur la figure 23.
Le médecin se place à droite du sujet à sonder, le bras gauche en- | lourant la tête, ainsi facile à maintenir et à pousser en avant. La sonde
est maintenue (fig. 23) entre Vindex et le médius de Ja main gauche formant pince et introduite ensuite dans la bouche du malade, à qui on ordonne de la sucer et de la faire progresser jusqu'au pharynx. Ce mouvement de progression est favorisé par des petites poussées successives de la sonde par la main droite de l'opérateur, tandis que les doigts de la main gauche la maintiennent solidement et empéchent la partie déjà introduite d'être repoussée en avant. Une fois qu'elle est arrivée au pharynx, on fait faire au malade les mouvements de déglutition et de respiration, et on franchit rapidement le pharynx par une poussée énergique de la main droite, Le reste du cathétérisme se fait comme précédemment. L'avantage de ce procédé est qu'on évite presque tous les mouvements de défense du malade, et aussi l'expulsion de la sonde déjà introduite, comme cela arrive si souvent quand on emploie la méthode habituelle,
La sonde est introduite, — Une fois la sonde introduite dans l'estomac, deux cas peuvent se présenter : ou bien il ne s'écoule rien par la sonde, ce qui est normal à jeun, ou bien il s'en écoule des liquides de différentes natures,
S'il ne s'écoule rien par la sonde, il ne faut pas trop se hâter d'en conclure que l'estomac est vide. Il se peut que le siphon ne s'amorce pas pour différentes raisons, et il faut avoir recours à de petits moyens pour s'assurer si réellement il n'existe aueun liquide dans le viscère. On conseillera d'abord aux malades de faire de grandes inspirations, ou de tousser fortement. On cherchera encore à provoquer des efforts de vomissements par la titillation de la luette à l’aide
de la sonde. Si malgré cela l'écoulement tarde encore à se produire,
presque toujours assez fluide pour s'écouler facileme Enfin si, après lous ces essais, on n'a pas encore il faut en dernier ressort, pour affirmer avee ce l'estomac, procéder à un lavage avec une quantité d (environ 200 c. e.), et s'efforcer d'en extraire la totalil pure ou à peine souillée de quelques mucosités, on p l'estomac ne contient rien. Mais souvent on constal colorée en vert ou en gris vert, qu'elle est acide au tk ramène une quantité exagérée de mucus, ou enfin q alimentaires.
Toutes ces constatations, très importantes pour le” échapperaïent au clinicien s'il ne procédait pas à ce Nécessité du nettoyage complet de l'esto l'estomac contient des résidus, il faut le vider le plus co possible en cherchant à aider l'écoulement par tous les mo demment énumérés. Le volume de ces résidus devra être d ét on mettra ceux-ei de côté pour les analyser. Toutefo que nous répéterons plus loin, que l'analyse de ces d donner une idée nette de la sécrétion gastrique. 11 faut,”
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une appréciation saine de l'état du suc gastrique, administrer un repas d'épreuve et l'extraire au bout d'un temps déterminé.
l'est facile de comprendre que cette opération sera entachée d'erreur si tous les résidus ne sont pas évacués. D'où la nécessité de procéder à un nettoyage complet de la cavité gastrique, que l'on poursuivra jusqu'à ce que l'eau de lavage ressorte propre. Cette opération, possible, et même facile dans bien des cas, est impossible dans certains autres, où la dilatation gastrique est trop grande etle magma alimentaire trop abondant et trop épais. Dans ces derniers cas, on est obligé de renoncer à l'analyse régulière du suc gastrique.
Repas d'épreuve. — Lorsque l'estomac est bien nettoyé et qu'on a évacué autant que possible toute l'eau introduite pour le lavage, on peut administrer un repas d'épreuve. Il est bon toutefois de laisser au malade un repos d'une heure environ, surtout si le lavage a été difficile. d
L'extraction du repas d'épreuve se pratique de la mème façon que l'extraction des liquides de rétention. Elle se fait plus où moins tard après l'ingestion, selon le repas d'épreuve choisi. Nous nous étendrons plus tard sur ce sujet. Contentons-nous ici de dire que cette extraction est souvent plus longue et plus pénible en raison de la nature et de la quantité du contenu gastrique, plus épais et moins abondant. Aussi l'emploi des appareilsextracteurs est-il ici plus particulièrement indiqué, d'autant qu'il est interdit d'amorcer le siphon avec de l'eau, la dissolution du sue gastrique rendant son analyse absolument illusoire et partant inutile.
L'extraction du contenu gastrique, dont nous venons de donner la Lechnique, est le but principal du cathétérisme explorateur, Mais on se sert aussi de sondes, de modèles variables selon les cas, pour d'autres recherches destinées surtout à déterminer avec plus de précision qu'on n’en peut demander à la clinique usuelle la position et les dimensions de l'estomac.
Nous renvoyons le lecteur, pour l'étude des procédés nécessitant l'emploi d'une sonde, au chapitre de l'exploration de l'estomac, où ils ont té décrits en détail,
chimiques ou ne sont pas », a dit G. Sée.
Sans méconnsitre l'utilité de l'analyse du porlance des renseignements qu'elle peut n refusons cependant à accorder au chimisme g dominateur, etnous ne voulons pas Jui 0 | mènes morbides observés dans les SastropaEi ee notre pensée, nous croyons mème les troubles de la m sensibilité bien autrement importants que les troub Nous reviendrons d'ailleurs sur cetle importante | valeur sémiologique du chimisme gastrique,