ÉTAT ACTUEL
et répétées, odorantes ou non, se montrent-elles dès le réveil? Ou bien l'estomac est-il tout à fait indolore et indillérent?
Les fonctions intestinales se font-elles bien ? Y a-t-il des coliques au réveil, des besoins pressants d'aller à la garde-robe, des selles solides ou liquides?
Les malades se plaignent souvent de l'état de la bouche qui est sèche, collante, ou amère, saburrale, envahie par la sulivation.
Quel est l’état général? Existe-t-il de la céphalée, du vertige, de l'abattement et de la fatigue, des douleurs musculaires, etc., ele. ?
On doit ensuite s'informer en quoi consiste le premier déjeuner du matin (d'ordinaire léger et composé de laitage, d'infusions ou de farines alimentaires) et quelles sensations il provoque. Souvent ce léger repas est bien digéré par les malades et amène chez eux un sentiment de bien-être qui persiste toute la matinée; c'est le meilleur moment de la journée pour beaucoup. Mais parfois déjà ce petit repas est suivi de troubles dyspeptiques divers survenant lantôt de suite, tantôt plus ou moins tard dans la matinée. Ces troubles doivent être énumérés par le malade et soigneusement notés par le médecin,
Mais voici arrivée l'heure du déjeuner de midi. L'appétit manquetil ou existe-t-il à ce moment? Se montre-t-il comme une sensation agréable, ou une sensation impérieuse, douloureuse, anxieuse avec défaillance? Est-il durable, normal, où bien insatiable, ou au contraire apaisé dès les premières bouchées ?
Le goût est-il conservé et les aliments sont-ils absorbés facilement sans répugnance, ou bien y at-il dégoût pour certaines calégories de substances ? Quelle est la composition habituelle des repas?
La soif est-elle modérée, exagérée ? Les boissons sont-elles prises avec plaisir, où amënent-elles des troubles digestifs, nausées, fatulences, sensation d'arrêt de la digestion (dyspepsie des liquides)? Quelles quantités et quelles variétés de boissons sont prises d'habitude?
La mastication est-elle bien faite et suffisamment prolongée, et les dents sont-elles bonnes ?
La déglutition est-elle facile ? N'y a-t-il aucune gène, aucun obstacle, aucune douleur au passage des aliments ou des boissons dans l'æsophage ?
Y-a-t-il des troubles dyspepliques pendant le repas même? On peut noter tantôt des douleurs ou de la pesanteur, où une plus vive hyperesthésie; tantôt des nausées et des vomituritions, el parfois de
À côté des troubles gastriques, on peut observer des distance, plus où moins intenses et pouvant détourner l'att l'estomac. Les plus fréquents sont des troubles l'oppression sous différentes formes (dyspnée, pseud des troubles cireulatoires (battements de cœur, bouffées de sa visage, evanose), des phénomènes nerveux (tendance à l'eng sement, au sommeil, torpeur intellectuelle, malaise général, @ courbatures), parfois des phénomènes plus graves et tout | bizarres dont nous aurons l'occasion de parler au chapitre d pepsies nerveuses.
Tous ces troubles, siègeant à estomac où se manifestant € divers organes, peuvent se montrer à différents moments de la tion. Dans quelques cas, ils sont précoces, commencent de b heure, dans un laps d'environ une heure après le repas ; dans © tantôt ils peuvent atteindre leur maximum d'intensité très rapide au bout d'une demi-heure, et disparaitre en une ou deux heure bien trainer pendant plusieurs heures : tantôt, d'une plus faible #ité au début, ils vont en augmentant progressivement plu longtemps, jusquà trois ou quatre heures et plus aprè