TRAITEMENT DE L'INSUFFISANGE DE LA SÉCRÉTION
En raison dés conséquences diverses de l'hypochlorhydrie sur les fonctions gastro-inteslinales, il est cependant intéressant, tout au moins dans certains cas, de chercher à y porter remède.
Agents physiques. — Excrravrs raermiques, — Le froid excite légèrement la sécrétion gastrique, tandis que la chaleur la ralentit plutôt. L'eau froide est donc plus favorable à la sécrétion que les infusions chaudes pourtant très recommandées à cause de leurs propriétés séd'atives de la douleur.
D'après Micheli, le froid et le chaud sur l'épigastre augmenteraient notablement les sécrétions gastriques au moment des repas.
EXCITANTS MÉCANIQUES. — Quoique les recherches des physiologistes modernes aient abouti toutes à nier l'effet des excitants mêcaniques sur la sécrétion stomacale, quelques cliniciens (Cautru) admettent que le massage de l'estomac augmente la sécrétion chlorhydrique. En tout cas, il est d’un effet favorable contre la paresse stomacale, compagne habituelle de l'hypochlorhydrie.
Excrranrs ÉLecrriques. — Les auteurs ne sont pas tous d'accord sur ce point, mais il semble que la majorité d'entre eux considèrent es courants galvanique et furadique employés par la voie percutanée comme excitant la sécrétion du suc gastrique.
Médicaments. — Ils doivent ètre répartis en deux classes, selon qu'on les emploie pour provoquer la sécrétion gastrique, ou qu'ils ont pour but de suppléer à l'insuffisance de cette sécrétion.
1° Médications excito-sécrétoires. — Amers, — On a proposé beaucoup de médications, mais elles sont peu efficaces. Nous citerons parmi les médicaments les plus employës, les amers, le quinquina,
Sovrausr, — Mal. de l'estomuc, 18
légèrement liédie. Celle n qu'à la sécrétion.
Chlorure de sodium. — Parmi les mt service aux hypochlorhydriques, on sur le chlorure de sodium. D'après M1 doses faibles seules agissent comme € meilleure façon de provoquer un 2 c'est de procéder à des injections de ressort lrès nettement des expériences p de Dastre et des études cliniques de Surmon 2* Médications substitutives. — Dans] très déprimée, quelle qu'en soit la cause, on une cerlaine mesure le suc gastrique par d le suppléer. ’ L'hypochlorhydrie n'a pas seulement pour ir sance de la chloro-peplonisation, mais elle a de l'organe et sur les fonctions paneré ment fâcheux, Les médications proposées dans ce sens conceptions, La fonction primordiale du chimisme gastrie
tion, on a déjà depuis longtemps proposé de suppléer à l'insuffisance du suc gastrique par l'administration de substances toutes digérées.
Peptones. — Les peplones ont joui et jouissent encore auprès de beaucoup de médecins d'une grande faveur. Physiologiquement on à prouvé qu'on pouvait maintenir un chien en état d'équilibre nutritif, en lui donnant comme unique aliment azoté de la peptone. Chez les malades, nous ne trouvons pas que les résullats soient aussi nets. Les peptones nous ont paru avoir peu de valeur nutritive et provoquer facilement des troubles gastro-intestinaux : comme de plus elles sont amères el nauséeuses, elles provoquent facilement le dégoût.
Actuellement on tend à substituer à la peptone des produits moins avancés de la transformation de l'albumine en peptone, c'est-à-dire des «lbumoses (somatose), Elles seraient moins toxiques, plus assimilables.
On a proposé aussi de substituer aux peptones animales des peplones végélales (Bovet).
On a fabriqué avec la cuséine du lait des produits du même genre.
DiGesriON ARTIFICIELLE DANS L'Esromac. - Les deux éléments indispensables au travail chimique de l'estomac sont l'acide chlorhydrique el la pepsine.
Pepsine. — On a commencé par considérer la pepsine comme l'élément le plus important. Aussi, dès l'époque de Corvisart, erut-on pouvoir parer à loutes les dyspepsies ou du moins à un grand nombre d'entre elles par l'usage de la pepsine. Mais il a fallu en rabattre et actuellement une désalfection peut-être excessive a remplacé l'enthousiasme de jadis. Cependant la pepsine peut rendre des services : seulement il faut la donner à doses fortes et à titre plus élevé qu'on ne le fait habituellement. C’est un point sur lequel nous reviendrons au chapitre consacré à la thérapeutique.
Papaïne. — Waurtz a proposé de substituer à la pepsine, la papaïne, douée in vitro d'un pouvoir très actif,
Acide chlorhydrique. — À côté des ferments peplonisants, nous devons parler de l'acide ehlorhydrique dont l'absence est plus fréquente que la pepsine qui, elle, ne manque pas, sauf en cas d'atrophie gastrique très marquée.
Quelques auteurs avaient pensé que l'administration d'acide chlorhydrique pourrait réveiller la paresse des glandes digestives et mettre en train la sécrétion, mais il semble que ce soit le contraire qui se produise et que l'administration d'un acide diminue la sécrétion gastrique.
ques, nous ont paru donner des ré