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EXGÈS DE LA SÉCRÉTION

L'excitation de la fonction glandulaire ne se : de la même façon. Elle peut engendrer trois qu'il importe, selon nous, de distinguer et de d ils n'ont pas, à notre avis, la même if

faits qu'on peut désigner sous le vocable d” le suc gastrique sécrélé après un repas d'épreuve

supérieure à la normale. Le taux de l é est aceru.A et(H + C) sont plus ou moins élevés :lé riche en pepsine et en acide chlorhydrique. Mais | gastrique sécrété à la suite de l'excitation alim le volume ordinaire qui, après le repas d' 100 et 150 centimètres cubes au grand maximum ne sécrèle pas entre les repas, et on n'y trouve pas

EXCÈS DE LA SÉCRÉTiON. HYPERCHLORHYDRIE SIMPLE. NT

B. Hypersécrétion digestive. — Dans le second groupe, l'excitation glandulaire a pour conséquence {a production d'une quantité plus considérable de suc gastrique. La muqueuse réagil d'une façon excessive à l'excitation alimentaire. On dit alors qu'il y a Aypersécrétion digestive. Celle-ci est essentiellement caractérisée par ce fait qu'en extrayant le repas d'épreuve d'Ewald au bout d'une heure, on s'aperçoit que la bouillie stomacale extraite est très fluide et s'écoule par la sonde bien plus facilement et bien plus abondamment. La quantité de ce liquide est d'ailleurs variable.

C. Hypersécrétion à jeun ou gastrosuccorrhée. — L'excitation glandulaire se manifeste par une sécrétion se produisant en dehors de Loute action des aliments, ou sous l'influence de très faibles quantités d'aliments tout à fait insuffisantes pour provoquer une abondante sécrétion. Ce type morbide se caractérise par ce fait que, le sujet étant à jeun depuis douze heures au moins, la sonde permet de retirer une quantité plus ou moins abondante de suc gastrique. Ces cas sont désignés sous le nom d'Aypersécrétion à jeun ou gastrosuccorrhée.

Il existe des relations très intimes entre ces trois types morbides. Cependant on ne peut les considérer, à l'instar de quelques auteurs, par exemple Mathieu, comme les maillons ‘d'une même chaîne dont le premier serait l'hyperchlorhydrie, le second l'hypersécrétion digestive, le dernier l'hypersécrétion à jeun. Sans doute on voit dans beaucoup de cas ces trois types apparaître successivement et finalement s'associer. Mais assez souvent aussi, on les voit indépendants les uns des autres. Par exemple, la gastrosuccorrhée ne s'accompagne pas toujours, loin de là, d'hypersécrétion digestive ; dans quelques cas, l'hyperchlorhydrie manque et le chimisme apparaît à peu près normal ou mème inférieur à la normale.

Ainsi, il nous faut étudier séparément ces trois types morbides, Nous indiquerons chemin faisant les rapports qu'ils ont entre eux et comment on peut les expliquer.

HYPERCHLORHYORIE SIMPLE DIVERSES FORMES DE L'HYPERGHLORHYDRIE

L'hyperchlorhyärie a pour formule générale

A = augmenté, U + C) = augmenté.

Hypereblorhydrie type.— On se rappelle que c'est au bout d'une

on ne peut extraire que très peu d terminé plus tôt son travail chi 2 L'acidité est faible, mais encore très nettes et ini di 3° Le chlore total est faible et le chlore f comme toujours à la fin de la digestion.

car l'hyperchlorhydrie précoce peut influences et dans les mêmes typique. Lorsqu'on constatera dans ui 4 mentionnés plus haut, il faudra procéder à meilleure heure après le repas, afin d'établi d'hyperchlorhydrie précoce.

Hyperchlorhydrie tardive. — lei la séer( accélérée, est retardée. Une heureaprès le re est normal ou hypochlorhydrique ; mais au b une heure trois quarts, ou deux heures, le sû hyperacide et atteint parfois des chifires très élev ces hyperchlorhydries retardées est en gén s’accompagnent d'une hypersécrétion digestive al trouvent surtout chez les malades qui pré:

sécrétion ou de lu stase. Au point de vue chimique, réactions colorantes indiquant la présence de D sont assez marquées malgré la faiblesse de l’acid représentant le chlore lotal sont très élevés et ce le chlore fixe sont aussi plus élevés que d'habitude. Pourexpliquerces cas d'hyperchlorhydrie retardée; d ont été mis en avant. D'une part, on a dit que, par sui de paresse des fonctions glandulaires, il se fais pi

| consta

dante sécrétion chlorurée et que le travail chimique des cellules aboutissant à la formation d'acide chlorhydrique se faisait plus lentement que d'habitude. Mais, d'autre part, on peut remarquer que le chyme, dont l'acidité reste d'abord faible, est en quantité abondante, et que c'est en raison de leur dilution que les éléments chlorhydriques ne donnent au chyme qu'un taux d'acidité peu élevé. Quant aux causes de cette abondance du sue gastrique, nous les discuterons au chapitre de l'hypersécrétion digestive.

CAUSES DE L'HYPERCHLORHYDRIE

L'hyperchlorhydrie peut tenir à quatre causes.

Hyperchlorhydrie d'origine congénitale. — Comme pour l'hypochlorhydrie, nous croyons à l'existence d'une hyperchlorhydrie congénitale, due à la présence en quantité excessive de glandes pepliques dans la muqueuse gastrique. Les exemples abondent d'individus dont la sécrétion gastrique alteint un laux très élevé et qui n'ont jamais souffert de l'estomac. Nous connaissons un certain nombre d'éludiants en médecine qui, par curiosité ou en vue de recherches scientifiques, ont analysé leur suc gastrique et ont été bien étonnés de se trouver hyperchlorhydriques, sans en avoir jamais éprouvé le moindre inconvénient.

D'autre part, beaucoupd'individusdyspepliquesde naissance, migraineux, ou sujets à des crises d'indigestion au moindre écart de régime ou à la moindre fatigue, sont des hyperchlorhydriques. Leur estomac est plus fragile, leur muqueuse est plus irritable en raison de la congestion et de l'excitation perpéluellement entretenue par un suc gastrique trop riche et quelque peu caustique.

Cette hyperchlorhydrie congénitale nous paraît d'une fréquence très grande et capable d'élucider l’origine de bien des cas de dyspepsie dont les causes apparentes sont insuffisantes pour expliquer l'apparition et l'évolution, Elle constitue aussi un terrain favorable à l'action des influences d'ordre divers dont nous allons nous occuper.

Hyperchlorhydrie d'origine fonctionnelle. — L'hyperproduction du sue gastrique peut être développée et entretenue par le régime alimentaire. Certaines substances excitantes, quoique non irritantes,arrivent exagérer, à hypertrophier pour ainsi dire In sécrétion normale de l'estomac ; en présence du travail élevé auquel elles sont obligées de fournir, les glandes prennent l'habitude de sécréter une plus grande quantité de suc gastrique, L'exemple le plus net à citer à

physiologique de la fonction, un certain degré 6 L'rritation de la muqueuse de l’estom elle avoir une action analogue? Nous ne le.

que l'abus de certains mets, da vin par momentanément un excès de sécrétion. | peuvent agir que sur une muqueuse prédi à d'hyperchlorhydrie. Nous nous expliquons.

L'action des boissonsalcooliques, desmetsirri sont des causes de dyspepsie dont personne ne 0 mauvaise influence, Or, si on examine le sue gi dont les soulfrances stomacales sont en causes, on le trouve tantôt hypochlorhydrique, drique. Nous insistons à dessein sur ce point, p médecins admettent que toute irritation forcément par une poussée d'hyperchlorhydri inexacl : les très nombreuses analyses que nous a: des cas de ce genre sont nettement en c hypothèse, En fait, pour avoir une crise d'hyp être hyperehlorhydrique, avoir un système répondre à l'excitation.

Ceci étant admis, nous nous contenterons de rappeler que les causes de l'hyperchlorhydrie sont d'origines alimentaires ou médicamenteuses. Parmi celles-ci nousdevoas accorder une mention spéciale au bicarbonate de soude et au chlorure de sodium.

Le bicarbonate de soude, sur l'action duquel nous aurons l'occasion de revenir bien des fois, est un médicament fort efficace dans les gastropathies et particulièrement dans l'hyperchlorhydrie. Pourtant beaucoup de médecins, à l'exemple de Hayem, en interdisent l'emploi, le considérant comme ayant sur le chimisme gastrique une influence excitante funeste et capable d'exagérer les phénomènes morbides. Cette opinion s'appuie surles observations déjà anciennes de Ci. Bernard, récemment confirmées par Linossier, Mathieu, etc., qui ont vu que l'action de petites et de moyennes doses de bicarbonate, prises avant le repas, excitent la séerélion,

Nous avons repris la question d'une façon très approfondie avec notre élève Binet qui a fait sur ce sujet une thèse des plus remarquables. De nos recherches nous avons pu conclure que le bicarbonate de soude à dose suffisante neutralisait le sue gastrique, et après une excitation momentanée en inhibait la sécrétion. En définitive, au bout de plusieurs mois, au bout de plusieurs années même, le chimisme gas- &ique ou bien restait identique ou bien variait dans un sens ou dans l’autre dans de très minimes proportions. Nous avons eu lout récemment l'occasion de voir un malade atteint d'uloère du pylore s'étant manifesté il y a six ans par une hématémèse et des signes de sténose incomplèle, et quidepuis ce temps avait pris en moyenne 100 grammes de bicarbonate par jour. Or l'analyse de son suc gastrique a révélé l'existence d'une hyperchlorhydrie de moyenne intensité (2,70 p. 10001, et qui ne dépassait pas la moyenne des chiffres qu’on observe dans le suc gastrique dés malades de celte catégorie.

En résumé donc, nous refusons, quant à nous, à craindre l'excitation de la sécrétion par le bicarbonate et à nous priver pour celle raison de l'effet si heureux de ce médicament sur les douleurs gastriques.

L'action du chlorure de sodium mérite aussi d'être mentionnée,

Vincent a tout dernièrement insisté sur ce fait que le chlorure de sodium est un excitant de l'hyperchlorhydrie, et en a déduit qu'au contraire le régime déchloruré était favorable aux hyperchlorhydriques. A propos de cette communication, Linossier a bien résumé l'état actuel de nos connaissances à ce sujet. Il a rappelé d'une part les observations cliniques de nombreux auteurs concluant que le sel marin n'a pas d'action directe sur les glandes gastriques et a dé-

atteint des chiffres assez élovés plus normal, au bout d'un temps plus où

Dans les maladies du système nerveux cen on a signalé la fréquence de l'excès de si crise du tabes était constituée par une crise | celte opinion n’est pas exacte, du moins sem d'admettre que, chez les malades déjà h:

de la crise provoque une abondante poussée manifester par de grands vomissements de Leubusher et Ziehen ont étudié le suc g types d'aliénation mentale. Ils ont vu que, chez les déprimés, le suc gastrique était peu acide et que dans les formes avec excitation le sue gi hyperacide dans la plupart des cas, Physio n vu que l'excitation de l'écorce cérébrale peut p L hydrie.

Eofin on connaît les relations qui existent entre | l'hyperchlorhydrie. On sait que celte association très grande fréquence. S'ilest impossible de prétend crée l'hyperchlorhydrie, il n'en est pas moins vrai. beaucoup. Dans une des formes de la migraine, la Rossbach, on voit les malades rendre pendant plusié

grandes quantités de suc gastrique sécrélé surabondamment à la faveur de l'excitation cérébrale qui accompagne la migraine.

A côlé des névroses el des maladies du système nerveux central, nous devons dire quelques mots sur les influences réflexes. Il arrive souvent que l'on constate, au cours des affections douloureuses de l'abdomen, des crises dyspepliques ou gastralgiques qui cessent avec la disparition de ces affections. Ces crises s'accompagnent souvent d'hyperchlorhydrie. Or on a admis que l’excitalion sécrétoire de l'estomac était due à un réflexe parti des organes en souffrance, Il n’en est rien. Comme nous l'avons répété si souvent, l'hyperchlorhydrie n'est pas créée de toutes pièces par l'éclosion de ces accidents douloureux. Elle est révélée par eux; tout au plus peut-elle en exagérer l'intensité dans des limites restreintes, Ce qui prouve le bien fondé de cette assertion, c'est que, si on analyse le suc gastrique dans plusieurs cas tout à fait semblables entre eux cliniquement, on trouve pourtant le suc gastrique très différent. De plus si on examine comparativement le suc gastrique d'une part pendant ou peu après la crise et d'autre part assez tard après, quand l'estomac est revenu au calme, on trouve les valeurs exprimant l'acidité sensiblement égales ou du moins très rapprochées.

Hyperchlorhydrie et ulcère de l'estomac. — L'hyperchlorhydrie est presque constamment associée à l’'ulcère chronique de l'estomac. On s'est demandé, et la question n'est pas encore résolue, sile vice de la sécrétion est la cause de l'ulcère, ou bien s'il en est le résultat. Nous aborderons cette importante question en détail en parlant de l'hypersécrétion gastrique à laquelle elle est plus spécialement liée. Nous y renvoyons le lecteur,

Hyperchlorhydrie et gastrite. — Il est évident que dans bien des cas l'hyperchlorhydrie est purement fonctionnelle et que l'excitation et l'irritabilité de la muqueuse sont à l'origine de l'excès de sécrélion, Mais souvent il n'en est pas de même. Bouveret, Hayem, Mathieu, Linossier, nous-même, avons remarqué que si l'on analyse le suc gastrique à plusieurs reprises chez certains malades hyperchlorhydriques, an voit le chimisme gastrique conserver une fixilé remarquable, mème après la guérison des troubles dyspepliques. Comme Mathieu, on peut dire qu'il faut se résigner à guérir les troubles fonctionnels des hyperchlorhydriques, sans guérir l'hyperchlorhydrie.

Pour expliquer cette fixité de la sécrétion, il faut invoquer une altération anatomique des glandes. Nous avons déjà insisté sur l'importance de l'hyperchlorbydrie congénitale due à la richesse, plus grande qu'à

crétion, l'an vraisemblable que la FOIE ture normale.

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