PHYSIOLOGIE. LA LL
notamment Magendie el Sehiff, et situé au niveau du milieu de la grande courbure, Dans cette région, les aliments sont soumis à un brassage très aclif, presque à une sorte de triluration d'autant plus énergique qu'ils se rapprochent davantage du pylore, ce dont on peut se rendre compte non seulement par l'examen radioscopique qui permet de voir l'énergie des ondes de contraction, mais aussi par l'étude de la pression intragastrique (étudiée par Moritz, Kelling) qui, à peu près nulle dans la région cardiaque, devient de plusen plus élevée à mesure que l'on s'approche de la région pylorique.
Les matières alimentaires introduites dans l'estomac n'y séjournent pas loutes aussi longtemps. Il semble que le pylore ne s'ouvre que devant les substances suffisamment liquéfiées, Pour les liquides, l'évacuation commence de suite, à peine deux ou trois minutes après l'ingestion. L'écoulement se fait assez rapidement el régulièrement; à l'examen radioscopique on voit la couche de liquide disparaitre lentement comme à Lravers un vase qui fuit (Leven). Les substances solides se comportent tout autrement. Elles s'accumulent dans l'estomac et y séjournent longtemps. Les contractions de cel organe ne commencent pas immédiatement, mais seulement vers la deuxième ou troisième heure, probablement lorsque les aliments commencent à être ramollis. Alors le pylore s'ouvre d'une façon intermittente, laissant passer les substances Quidifiées, se fermant pour les rejeter en arrière devant lessubstances tropgrossièrement divisées. Cannon avu, chez des animaux examinés à l'aide des rayons X pendant leur digestion, que si on ajoute à un repas ordinaire une boulette dure et sèche formée de bismuth et de pâte d'amidon, le pylore se fermait spasmodiquement chaque fois que eette boulette arrivait à l'orifice et que celle-ci était rejelée en arrière violemment jusqu'à ce qu'elle soit fluidifiée. Cependant, vers la fin de la digestion, les ondes de contraction deviennent 1ellement intenses qu'elles forcent à chaque fois le passage pylorique, en expulsant le reste de lamasse alimentuire plus ou moins bien digérée. Ainsi donc il semble y avoir une relation intime entre les fonctions de brassage et d'évacuation de l'estomac. Le pylore laisse passer et l'estomac évacue les aliments dès qu'ils ‘sont suffisamment liquéfiés.
Ajoutons cependant que des expériences probantes de Hirsh, von Mering et Marbaix ont montré que l'évacuation stomucale et l'ouverture du pylore sont aussi soumises à des excilations venues de l'intestin. D'après ces auteurs, il semble que le duodénum n'admette qu'une quantité limitée de chyme et que, une fois rempli suffisamment, il