ÉVACUATION GASTRIQUE
mètres cubes d'eau, On procède au premier cathétérisme sept heures environ après l'ingeslion de ce repas, A l'état normal, l'estomac doit être vide au bout de ce laps de lemps. S'il n'est pas vide, on fait de nouveaux cathétérismes à des intervalles plus éloignés et l'on recommence l'exploration jusqu'à ce qu'on trouve l'estomac vide. On peut répêter ces examens soit en série continue, c'est-à-dire en sondant les malades plusieurs fois à la suile d'un même repas d'épreuve, jusqu'à ce qu'on trouve l'estomac vide, soit en répétant les repas eten pratiquant le cathétérisme à des intervalles de plus en plus éloignés de l'ingestion alimentaire. En pratique, on peut se contenter d'étudier le transit des ingesta dans l'estomac à trois périodes de la digestion: sept heures après le repas, neuf heures après et douze heures après. Nous reviendrons plus loin sur cette importante question.
Pour affirmer que l'estomac ne contient plus d'aliments, il ne faut pas se contenter de pratiquer le cathétérisme pur et simple. I faut toujours achever l'examen en lavant l'estomac avec un demi-litre d'eau. C'est la seule façon de se rendre compte d’une fagon absolue de l'état de réplétion ou de vacuité de l'organe.
Au lieu de donner le repas de Leube, on peut administrer le repas d'épreuve d'Ewald. Au bout de deux heures, ce repas est digéré. Sion en constate plus longtemps la présence dans l'estomac, c'est qu'il ya retard dans l'évacuation,
Cathétérisme après ingestion de différentes substances faciles à reconnaître. — Épneuve Des RAISINS DE ConiNTRE. — M. Strauss et après lui M. Bourge ont recommandé l'épreuve des raisins de Corinthe et des pruneaux: le péricarpe des fruits ne subit aucune réduction dans l'estomac ; il en résulte que l'évacuation en est plus lente et plus difficile et qu'ils y restent plus longtemps que les substances faciles à réduire en bouillie fluide. Leur présence au bout d'un certain temps dans le viscère peut révéler des insuffisances motrices peu prononcées, et incapables de provoquer la rétention du repas d'épreuve de Leube. Nous avons l'habitude de nous servir dans tous nos examens de cette méthode d'exploration que nous recommandons vivement.
Procévé DE Kremperen. — Il est basé sur ce fait que les graisses et l'huile en particulier sont très peu modifiées el non résorbées dans l'estomac. En recherchant quelle est la proportion des graisses ingérées ayant quitté l'estomac dans un laps de temps déterminé, on peut juger de l’état de la motricité stomacale, On introduit 100 grammes d'huile d'olive dans l'estomac en mème tenips que le repas d'épreuve
Pour reconnaitre la proportion de dans l'intestin, on recherche la q dchanlillon de suc gastrique pur q fin; quand la masse est arrivée à co e de l'éther anhydre dans un appareil à dé enlever toute son huile. L'éther de lavage larée et pesé après évaporalion de l'éther; la quantité d'huile.
IL est facile, connaissant le volume total l'estomac établi comme il n été dit pré quantité d'huile restée dans l'estomae, et p portion de substances alimentaires non l'intestin,
Paocénés mvens. — Beaucoup d'autres 2 même principe que celle de MM. Mathieu et Hallot sans grand avantage. Nous ne ferons que les.
mémoire. Dans le procédé de Strauss et dans «1 la quantité totale de liquide stomacal est déte
EVACUATION GASTRIQUE. a
de la densité, au lieu de l'être par comparaison de l'acidité, ce qui est plus compliqué et moins exact. Le procédé de Særensen et Brandeburg consiste à faire absorber une aïlbumine spéciale, le protogène, qui n'est autre que le corps albumineux résultant de l'action de l'aldéhyde formique (formol) sur le blanc d'œuf, et à doser par le procédé de Kjeldahl comparativement la quantité d'azote tolal contenu dans l'échantillon de suc gastrique pur, el dans l'échantillon de sue dilué avec un volume connu d'eau.
C. — Recherche de la durée d'élimination de certaines substances chimiques. — Procédé de Ewaild et Sievers. — Le salol ne se modifie pas dans l'estomac et ne se décompose que dan testin en phénolet en acide salicylique: celui-ci est rapidement absorbé dans le sang et éliminé par les urines sous forme d'acide salicylurique qui donne une coloration violette par le contact avec quelques gouttes de perchlorure de fer. En partant de cette donnée, les auteurs font prendre au malade trois quarts d'heure après un repas d'épreuve, c'est-à-dire au milieu de la digestion, un gramme de salol; puis ils recherchent le moment d'apparition de la réaction au perchlorure de fer dans les urines. A l'état normal, la réaction apparaît uu bout de {rois quarts d'heure à une heure. D'après eux, il y a insuffisance motrice si la réaction larde à apparaître. A. Huber a conseillé de chercher non seulement le moment d'apparition de la rénelion, mais aussi le moment de sa disparition. On connaît ainsi la durée de l’élimination. À l'état normal, elle est de vingt-six à vingt-sept heures. On examine donc les urines-du malade en observation une heure après l'ingestion du salol, et successivement loutes les heures jusqu'à ce que la rénetion apparaisse. On examine de nouveau les urines au bout de vingt-quatre heures et ensuite toutes les trois heures jusqu'à ce que lu réaction disparaisse.
Linossier et d'autre part Nobécourt ont critiqué ce procédé, en faisant observer qu'il était passible de nombreuses causes d'erreur imputables soit à l'étal des sues intestinaux déversés duns la cavité intestinale, qui décomposent plus où moins rapidement le salol, soit aux différences dans lu vitesse d'absorption de la muqueuse intestinale, soit enfin à l'état de la perméabilité rénale dont M. Achard a montré dans ces dernières années les importantes variations.
Procédé de Fleischer. — On introduit dans lestomac au début d'un repas d'épreuve 10 centigrammes d'iodoforme renférmés dans une capsule de gélatine. L'iodoforme mis en liberté par la fonte de la capsule de gélatine n'est pas modifié dans l'estomac, dont la
cé
FORMES DES TROUBLES DE LA MOTRICITÉ. si
alimentaires. On dit alors qu'il y a rétention alimentaire où stase gastrique. Ges deux états morbides comportent un pronostic d'inégale gravité et réclament un lraitement différent.
C'est à les reconnaître et à les différencier que doit s'appliquer le clinicien, De tous les procédés que nous avons signalés, deux seulement sont pratiques : la recherche du clapotage et lé cathétérisme.
Insuffisance motrice. — On se contentera de rechercher le elapotage et le bruit de suceussion pour reconnaitre le retard de l'évacuation. M serait sans doute plus exact de pratiquer le cuthètérisme, mais la peine demandée au malude serait hors de proportion avec les renseignements à obtenir, et l'on peut se contenter, pour un état morbide en somme assez bénin, d'indications approximatives.
Chez l'homme sain, l'estomac rempli, à l'heure des repas, par un volume plus ou moins considérable d'aliments, évacne ceux-ci dans l'intestin dans un laps de temps qui varie en raison de leur quantité et peut-être aussi de leur qualité, mais qui, pour un même repas, présente une assez grande fixité. Si nous prenons pour Lype moyen le diner d'épreuve de Leube ou de Boas, nous savons que l'estomac normal l'a évacué complètement sept heures après son ingestion. Quelquefois, même chez des individus bien porlants, l'élimination peut être plus lente sans qu'il en résulte aucun trouble. Pour qu'il y ait insuffisance motrice, il faut que ce laps de temps soit notablement dépassé. L'insuffisance est d'autant plus grave que l'évacuation totale est plus retardée.
Stase gastrique. — Il faut s'attacher assidûment à rechercher la stase gastrique et, dans tous les cas où on peut la soupçonner, pratiquer le cathétérisme en suivant une méthode rigoureuse,
Voici comment nous conseillons de procéder. Tout individu qui devra subir le cathétérisme devra être examiné le matin entre huit el neuf heures. Il devra étre à jeun depuis au moins douze heures, c'est-à-dire s'être abstenu d'une façon absolue d'ingérer aucun aliment, ni boisson, en ai petite quantité que ce soit, M est tout à fait inutile, et même nuisible, au point de vue du diagnostic à poser, que les malades suivent un régime spécial les quelques jours qui précèdent un examen de ce genre. Leur alimentation done sera celle qu'ils prennent habituellement, Il est Loulelois nécessaire de leur prescrire l'abstention complète pendant plusieurs jours de tous médicaments, de peur que ceux-ci ne modifient les fonctions motrices ou sécréloires. Enfin, à l'exemple de Strauss, de Bourget et-de beaucoup de bons auteurs, nous avons l'habitude de prescrire
ment parler: il en est ainsi d du pylore qui, soit en raison leur développement sur Les p L à poine la lumière de ce conduit.
certaines compressions et adhér expliquer l'insuffisance motrice d pensable d'invoquer l'action d’un sJ la réalité s'impose encore pour li lableau elinique et de la marche de l’affeeti ce spasme est tellement prédominant qu'il loute la maladie, et les altérations anatomiques 1 une sorte de lésion irritable, point de départ d'u une contracture puissante et répétée du sp l'existence de sténoses d'origine purement quement par un spasme du pylore, il n'y a est possible; elle est même probable, mais, il n'en existe aucune observation nécroscopiq moins chez l'homme adulte. Nous nous refusons à sidération sur ce point les constatations faites au co lomie, à cause de l'insuffisance de l'examen fait insuflisance dont nous nous sommes rendu ©