‹ Traité des maladies de l'estomac (volume 2)Chapitre 87 sur 176 · LE LE · texte numérisé non relu

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STÉNOSES DU PYLORE. ss

Parfois ces conditions favorables à l'évacuation des aliments sont modifiées par l'existence de coudures, de déviations qui rendent plus difficile la sortie de l'estomac. Ces coudures, dues le plus souvent à des tiraillements par des brides de péritonile ou par des compressions, peuvent être indépendantes de toute altération anatomique. On sait que le duodénum estassez solidement fixé à la paroi abdominale postérieure pour être considéré comme à peu près immobile. Or dans certains cas la portion inférieure de l'estomac s'abaisse dans la cavité abdominale, entrainant le pylore en bas el en dedans vers l'ombilic. Cette déformation, assez fréquente chez la femme, n'a pas de conséquences si elle n'est pas très prononcée, Mais, dans certains cas, elle acquiert une importance telle qu'il se produit au niveau de l'angle pyloro-duodénal une coudure brusque qui équivaut à un véritable rétrécissement,

Troubles fonctionnels déterminant des sténoses du pylore. — Spasme. — On accuse souvent le spasme d'être l'originé de troubles gastropathiques importants. Ce n’est pas iei le lieu d'examiner cette question en général et nous devons nous borner à élucidér le point de savoir si ce spasme peut amener des lroubles de sténose pylorique plus ou moins accentués.

Il n’est pas douteux que le spasme de l'orifice pylorique joue un rôle important dans les sténoses pyloriques. 11 est hors de doute que beaucoup de lésions anatomiques peu étendues et spécialement de lésions ulcéreuses restent sans grand effet si le spasme ne vient en compliquer et en aggraver les eflets.

C'est un point sur lequel nous avons déjà assez insisté pour né pas. avoir à y revenir. Mais peut-on aller plus loin et dire que le spasme seul peut créer des phénomènes de sténose suffisants pour pouvoir être diagnostiqués en clinique?

A notre avis, laréponse affirmalive n'est pas douteuse. Nous croyons que beaucoup de dyspepsies’sont dues à un spasme de la région pylorique. Nous admettons tout particulièrement que les douleurs dyspeptiques à typetardif, plus fréquemment associées à l’hyperchlorhydrie, mais qui peuvent se rencontrer avec d'autres Lypes chimiques, sont dues à un spasme du pylore dont la production et le mécanisme intime sont d'ailleurs mal élucidés, mais pour lequel il est légitiîne d'invoquer une hyperesthésie de la région pylorique. Ces douleurs tardives, ce syndrome pylorique, comme nous avons pris l'habitude de le désigner, est souvent intermittent, évoluant par périodes plus ou moins longues, séparées par des rémissions de durée variable. Les excitations locales

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