BILE
Da bile reflue souvent dans l’estomac en proportion variable, communiquant au contenu gastrique une coloration plus ou moins
verte. Le simple examen permet donc d’en reconnaître la présence. Pour plus d’exactitude, on recherche dans les liquides colorés en vert la réaction de Gmelin. Tl vaut mieux opérer sur le liquide décanté, mais non filtré, la bile mélangée au suc gastrique restant en grande partie sur le filtre où elle prend au contact de l’air une coloration verte de plus en plus foncée. Toutefois une petite partie de bile passe dans le filtratum, qui est parfois légèrement teinté de vert jaune qui se fonce aussi et tourne au vert bleu sous l’influence de l’air.
Sous l’influence de l’acide nitrique, le suc gastrique présente la série des anneaux colorés qui forment la caractéristique de cette réaction.
Il nous a semblé que la couleur vert franc qu’on voit toujours dans les urines est souvent remplacée par une coloration gris bleuté dont l’importance est prédominante. Il est long et sans intérêt de rechercher par la méthode de Pettenkoffer la réaction des acides biliaires.
suc PANCRÉATIQUE
Dans certains cas d’occlusion intestinale et surtout de rétrécissement du duodénum en dessous de l’ampoule de Vater, le suc^paucréatique peut refluer dans l’estomac, mélangé à une proportion plus ou moins considérable de bile où sa présence peut être révélée par la recherche de ses propriétés biologiques. Si le suc gastrique manque, le mélange extrait de l’estomac est alcalin et on peut l’examiner directement. Au contraire, s’il est mélangé à du suc gastrique, il est acide et, avant de l’examiner, il faut l’alcaliniser avec une solution décinormale de soude.
Le suc pancréatique a la triple propriété de digérer l’albumine, de saccharifier l’amidon, d’émulsionner et de dédoubler les g’raisses.
La digestion de l’albumine se juge en additionnant le liquide alcalin d’un fragment de blanc d’œuf ou de fibrine et en le faisant digérer à l’étuve à 39°. L’action sur l’amidon est prouvée en additionnant le liquide assez fortement alcalinisé d’une petite quantité d’amidon en poudre. Après quelques minutes de séjour à l’étuve, on obtient les réactions -de la maltose-et d.u glucose. Pour constater le dédoublement des graisses, on verse dans un verre de montre quelques gouttes de liquide gastrique filtré et alcalinisé, quelques gouttes d huile d’olive neutre, une à deux gouttes d’une solution alcoolique d’acide rosalique ou coraline. On recouvre d’un autre verre de montre ; on lute avec un peu de vaseline et on porte à l’étuve : il se forme par dédoublement de la graisse un dégagement d’acides gras
recherche des produits étrangers a L’ESTOMAC. 129
qui agissent sur la coralline en la décolorant. Cette décoloration se fait rapidement, en une heure et demie à deux heures environ.