‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 37 sur 175 · SALIVE · texte numérisé non relu

SALIVE

La salive, constamment déglutie à jeun et pendant les repas, esttoujours mélangée en proportion variable au contenu gastrique. Lorsque le suc gastrique est en quantité abondante, elle y perd ses qualités physiques et biologiques et ne peut être reconnue. Mais parfois, notamment à jeun, on peut en trouver dans l’estomac une quantité notable mélangée à du mucus. D’autre part, certains dyspeptiques ontune abondante sécrétion buccale et rejettent, soit en crachant, soit par régurgitation, soit par de véritables efforts de vomissement, des quantités appréciables de salive. Pour reconnaître ce liquide, nous avons à notre disposition soit une réaction chimique, soit la recherche de ses propriétés biologiques. ,

Quelques gouttes de perchlorure de fer ajoutées à la salive filtrée provoquent une coloration rouge due à la présence du sulfocyanure de potassium. D’autre part, la salive transforme rapidement in vitro l’amidon en dextrine, puis en sucre. On mélange à la salive non filtrée une petite quantité d’eau d’amidon, ôn laisse quelques minutes en contact, puis on y verse un peu de teinture d’iode. Lorsque la salive est abondante, la réaction franchement bleue, caractéristique de la présence de l’amidon, fait place à une coloration bordeaux ou brune qui indique la présence de la dextrine. La présence du sucre s’accuse par la réaction caractéristique à l’aide de la liqueur de Fehling.

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