‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 90 sur 175 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Avant Brinton, des auteurs : Andral, Cruveilhier , Broca en France, Handfield^ Jones, Habersohn en Angleterre, avaient signalé et étudié cette singulière lésion dont on discutait déjà la sig'nifîcation et l’origine. Depuis le travail de Brinton, d’assez nombreuses observations en ont été citées. La thèse récente de Tourlet, qui a cherché q réunir tous les cas publiés, en contient cinquante et une

GASTRITES

observations plus ou moins complètement étudiées. De tous les travaux publiés, celui de Hanot et Gombault fait époque. Nous citerons dans le cours de cet article un certain nombre d’autres mémoires ayant trait à différents points de l’histoire de la linite.

ANATOMIE PATHOLOGIQUE Lésions macroscopiques.

C’est le chapitre le mieux élucidé de cette affection, celui sur lequel les auteurs ont le plus insisté; alors que la clinique en reste encore fort obscure. La linite plastique est presque toujours, en effet, une surprise d’autopsie.

?On peut diviser en deux g-roupes les cas observés. Tantôt l’estomac est sclérosé partiellement, tantôt Testomac est induré dans sa totalité ou sa presque totalité-.

1° Forme localisée. — On peut trouver des plaques indurées en différents points de la surface du viscère. Dans un cas de Viti, le maximum était au niveau de la grosse tubérosité. Mais ces cas sont rares; le plus fréquemment, la lésion siège dans la région pylorique, formant une plaque d’étendue variable, encerclant et sténosant le pylore. Cette forme, qui est la plus connue, a été décrite par Habersohn sous le nom de maladie flbroïde, puis par Tilg’er, par Boas sous le nom de sténose hypertrophique du p-ylore. C’est aussi à cette forme qu’appartiennent les cas de Chaput et Pilliet, Brissaud, OEttinger et Tourlet.

Cette lésion amène le rétrécissement du calibre dupylore qui oppose un obstacle plus ou moins considérable au passage des aliments : elle a pour corollaire une rétro-dilatation de l’estomac d’importance variable, selon les cas.

Dans les cas d’infiltration partielle des tuniques de l’estomac, quel qu’en soit d’ailleurs le siège, jamais la lésion ne présente de limites nettes du côté de l’estomac, la partie hypertrophiée se confondant insensiblement avec les parties saines du viscère. Du côté de l’intestin, au contraire, la lésion cesse brusquement et on trouve souvent, dans les observations, la saillie du pylore dans le duodénum comparée à celle du museau de tanche dans le vagin. L’aspect général de la lésion pylorique présente la forme d’un entonnoir à grosse extrémité dirigée vers la cavité stomacale.

2° Forme généralisée. — L’estomac n’est jamais dilaté. U est

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