‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 100 sur 115 · DU SIPHON STOMACAL · texte numérisé non relu

DU SIPHON STOMACAL

Il en existe deux variétés, suivant que l’une des branches, la branche gastrique, est représentée par la sonde œsophagienne, ou que les deux sont formées d’un seul tube de caoutchouc.

Cette dernière variété, que nous devons à l’esprit ingénieux de M. le docteur Faucher, n’est en réalité qu’une sonde de caoutchouc anglais, environ deux fois et demie plus longue que la sonde ordinaire.

Pour construire un siphon avec la sonde œsophagienne, on n’a qu’à fixer à l’extrémité buccale de cette sonde, privée de la partie conique, un tube suffisamment long.

J’ignore le véritable auteur de cet appareil. Est-ce Lafargue, de Saint-Émilion, comme parait l’insinuer M. le docteur Dujardin-Beaumelz ? serait-ce M. Polsz, Allemand, ou M. Oser, de Vienne, ou tout autre?... Il n’importe guère!

Mais revenons au jeu du siphon stomacal.

Je suppose l’appareil installé et l’estomac plein. Il suffit, pour amorcer le siphon d’un léger effort, d’une secousse de toux. Le liquide stomacal s’élève dans le

conduit, franchit la courbure et vient couler au dehors.

Le siphon amorcé laisse aller le liquide, sans interruption, jusqu’à ce que l’estomac soit vidé.

L’estomac est-il vide et veut-on le remplir? — On adapte un entonnoir de verre à l’embouchure du siphon, on le remplit d’eau et l’on élève l’appareil au dessus de la tête. L’eau, entraînée par son propre poids, s’engouffre dans la cavité gastrique. Ici, le siphon fait office de sonde.

Renversez et abaissez l’entonnoir prestement, au moment où il va se vider, et vous verrez l’eau revenir.

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