‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 36 sur 115 · THÉORIE MÉDICINALE DU DIABÈTE SUCRÉ · texte numérisé non relu

THÉORIE MÉDICINALE DU DIABÈTE SUCRÉ

Je laisse aux pathologistes les suppositions et les hypothèses, et je m’arrête aux seules réalités.

L’activité altérante est affaiblie et déviée clans le diabète, et cette affection est constituée :

1° Par la formation en excès d'un glycose — et de là résulte la nécessité de diminuer le plus possible la quantité des matières capables de favoriser cet excès de production ;

2° Que V organisme est incapable de transformer et de détruire.

Il est donc indiqué d’y faire usage des moyens d’affermir et de compléter les mutations organiques moléculaires qui dépendent de l’affinité.

L’expérience a fait voir que l’hydro-alcalisation et l’exercice accru graduellement, favorisent la transformation et la destruction du glycose; mais j’observe que les effets de ces deux moyens, déjà si puissants, sont portés au plus haut degré par une application combinée de la chalybéation.

Le glycose non transformé, venant à s’accumuler, doit nécessairement être rejeté au dehors. L’élimination de

ce corps étranger entrane la maîsse des humeurs par l’excrétion rénale et produit:

3° L'amoindrissement des autres excrétions et en particulier de l'excrétion cutanée jusqu'au défaut de transpiration et à la suppression des sueurs.

Et l’on a remarqué, comme je l’ai déjà dit, qu’il était de première utilité de maintenir et de rétablir dans le diabète, de forcer même la transpiration et la sueur.

Cependant ce glycose, que l’organisme est incapable de détruire et d’éliminer promptement en totalité, agit à la façon des agents toxiques, et de là procèdent :

4° Les troubles de la nutrition et de l'innervation, l'affaiblissement, la gangrène, etc., etc.

C’est ainsi que s’impose la nécessité de joindre aux moyens déjà indiqués les parties diverses de la médication analeptique, avec les modifications suggérées par l’état affectif et constitutionnel du sujet.

Page 1