‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 75 sur 115 · Chomel, Des Dyspepsies, Paris, 1857 ; in-8°, p · texte numérisé non relu

Chomel, Des Dyspepsies, Paris, 1857 ; in-8°, p

2. Voyez, dans sa Médecine pratique, son Traité des moyens de quérir les maladies de l’âme et de faire leur histoire.

de provoquer un certain mouvement de fermentation; d’autant que ce mouvement, provoqué dans l’estomac, paraît compléter en quelque sorte l’action du suc gastrique ou plutôt la rendre et plus prompte et plus parfaite.

Dans cette vue, je prescris d’ordinaire un fragment de fromage assez avancé, mais non trop piquant. On le prend au dessert avec un menu morceau de pain; et je fais boire par-dessus quelques gorgées d’un vin rouge au parfum délicat.

L’acide de l’estomac et la bile ne sont point de véritables ferments : ils rendent simplement possible l’action de la pepsine et de la pancréatine naturelles. La bile, en outre, favorise l’absorption du chyle et possède des propriétés antiputrides manifestes. Ce sont là des actions chimiques d’ordre commun et que des agents artificiels peuvent, sans doute, reproduire en grande partie.

L’emploi des acides pour favoriser la digestion est d’une pratique séculaire justifiée par l’expérience. L’emploi du fiel de taureau ou de bœuf, pour remédier aux effets de la suppression de bile, est moins ancien.

Chomel a donné la théorie de l’action médicinale du fiel. Il le prescrivait dans les états dyspepsiques où, le cours de la bile étant entravé, les troubles de la digestion intestinale sont une suite de la suppression de cette humeur.

« Dans les cas de dyspepsie avec coloration ictérique des parties extérieures et décoloration des matières fécales, j’ai pour usage, dit-il, d’associer aux aliments que me paraît réclamer l’état des organes les pilules

de fiel de bœuf en nombre suffisant pour atteindre la dose d’un demi-gramme à un gramme à chaque repas. J’y associe, dans le cas de constipation, un dixième de savon médicinal ou de diagrède (scannnonée) , quelque extrait amer comme ceux de laraxaeum ou de gentiane. Sous l’influence de ce moyen, on observe le plus souvent quelque amélioration dans les fonctions digestives, lorsque le foie lui-même n’est pas sérieusement lésé. La production de gaz, ordinairement augmentée par la rétention de la bile dans ses conduits, diminue, et une partie des souffrances abdominales s’évanouit, en même temps que les fèces reprennent une couleur presque normale par leur mélange avec la bile d'emprunt portée dans les voies digestives1 . »

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