RELACH. ET TENSION DE LA MEMBR. DU TYMPAN
de cette membrane. Je n’en dirai pas autant de sa tension morbifique. |
La sécheresse dont le conduit auditif est quelque-
‘Tois frappé, où quelqu’autre cause encore indéterminée , peut faire tendre outre mesure la membrane du tympan, et diminuer sa concavité. Cette tension n’a point lieu sans changer la disposition naturelle des osselets; la surdité qui en résulte formant le seul symptôme de cette affection, je renvoie au chapitre | relatif à cette espèce de cophose, qui, pour le dire en passant , est plutôt présumée que prouvée, tout ce qui concerne les effets et le traitement de cet état morbide du tympan.
Les maladies de la membrane tympanique nous amènent naturellement à parler de celles qui peuvent affecter les membranes des fenêtres de la caisse et les osselets.
Ces membranes peuvent devenir plus épaisses, s’ossifier même, comme Valsalva l’a observé en disséquant l'oreille d’une vieille femme. La suppuration peut les détruire, ainsi qu'on le remarque à la suite de longues otorrhées, et que la vu Leschevin dans un écoulement vénérien par l'oreille. Si lon en croit cet auteur, ces membranes peuvent aussi être affectées de relâchement : idée purement ‘théorique, qui lors même qu’elle serait fondée, n’entrerait pour rien dans le diagnostic des maladies de l'oreille ni dans leur traitement.
à Sr 0
En parlant de lotorrhée (1) jai dit que les osse leis disjoints sont ordinairement expulsés avec le pus hors de la caisse, lorsque les parois osseuses de celte cavité sont affectées de carie. Sans doute les osselets eux-mêmes en sont atteints; mais cette cir= constance ne fournit aucune indication spéciale.
L'ankylose des osselets a été trouvée après la.
mort par Ruysch et J.-L. Pet, sans qu’on soit parvenu à déterminer le résultat de cette lésion,
que rien n'indique pendant la vie, sur la fonction.
de l'organe. L'ignorance dans laquelle le praucien reste à cet égard, n’exerce heureusement aucune influence fâcheuse sur le traitement. Il se console par le même mouf de ne rien savoir sur la paralysie et les convulsions des muscles des osselets, admises par quelques-uns de ces médecins spéculatifs, qui croient voir l'évidence, où est à peine la probabihié.
saisine pi pee neo. DAME este (} Page 209.