ATROPHIE ET COMPRES. DU NERF ACOUSTIQUE
Eléris et desséchés, à l'examen de la tête d’un sourd.
J'ai quelques raisons de croire que cette atrophie est plus souvent l'effet que la cause de la surdité, ce qui d'ailleurs est conforme aux phénomènes qu'on observe à la suite de la paralysie qui frappe les membres d’une longue et complète immobilité. Il y a douze ans environ qu'en disséquant la tête d'un ofhcier qui, plusieurs années auparavant, avait perdu l'usage de l'œil droit, par suite d’un coup de sabre porté sur arcade surcilière, je trouvai le nerf optique de ce côté réduit au quart de son volume, depuis son entrée dans le globe de l'œil, jusqu'à l'endroit de sa jonction avec celui du côté gauche.
Je n'ai vu qu'une seule fois l’atrophie du nerf acoustique, C'était à l'ouverture de la tête d'un seurdmuet, mort à l’âge de 75 ans, qui avait presque complétement perdu l'ouïe dans sa jeunesse, à la suite d'une attaque d’apoplexie causée par une indigestion. Geite atrophie ne se faisait remarquer que sur la portion molle, réduite au tiers de son volume “ordinaire : C'était un petit filet aplati, d'apparence fibreuse, sans aucune apparence de pulpe nerveuse. Ce desséchement était cependant moins considérable sur le nerf du côté gauche, quoique la surdité fut égale des deux côtés. Le nerf facial, ou la | portion dure de la sepuème paire avait conservé son volume naturel.
La compression, soit médiate soit immédiate du
nerf audiuf, n’èst pas fort rare. [extrême mollesse de ce nerf lexpose à être facilement comprimé par les moindres cbngestions, par les tumeurs les moins volumineuses qui se déveioppent sur son trajet, dans son voisinage, ou près du lieu où il prend naissance. Les tubercules, les tumeurs enkystées, les hydatides, les dilatations variqueuses, les induraons inflammatoires auxquelles lencéphale estexposé, sont autant de lésions qui, avant d'agir sur la masse cérébrale, ne manifestent leur acüon compressive que sur les nerfs les plus délicats des foncons sensiuves, tels que lolfacuf et laudiuif. Aussi ne crains - je pas d'assurer qu'il y à compression de ce dernier, quand louïe venant à se perdre ou à s'affaiblir graduellement, la cophose se trouve accompagnée de la perte de lodorat et d’une céphalée continue. Le diagnostic devient plus évident s’il y a des veruges et affaiblissement de la mémoire. J'ai eu peu d'occasions de m'assurer par lautopsie cadavérique du rapport qui existe entre ces symptômes et la lésion dont je les fais dépendre. Mais dans le petit nombre de cas où j'ai pu faire cette vérification, elle n’a point démenti mon diagnostic. J'ai trouvé une fois le ventricule du cerveiet rempli d'une sérosité demi-coagulée; une autre fois la parue postérieure de la protubérance cérébrale était déprimée et logeait trois hydatides, dont une avait
le volume d’une noix; dans un troisième cas j'ai vu