CHAPITRE PREMIER
^Recherches historiques Sur les découvertes and^ tomîques relatis^es à r organe de rouie.
Profondément cachëes dans l'épaisseur dW os peû^ Volumineux et fort dur, les cavités internes de l'organe de l'ouïe et les parties qu'elles contiennent n'ont point été connues des anciens; ou du moins aucun d'eux n'en a laissé une description qui puisse faire croire qu'il les avait observées. Empédocle est le • premier qui paraisse en avoir entrevu quelques vestiges ; car , au rapport d'Aristoté , il parlait d'un cartilage contourhé en forme de limaçon y ou de co^ I. ^ I
a PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE I.
quille : mais ce cartilage n'çst-il pas plutôt celai de la conque ? 11 est Ibri douteux aussi qu'Alcmeon ait connu le canal désigne encore aujourd'hui sou» le nom de trompe d'Eustache.
La caisse et la membrane du tympan n'étaient , pas inconnues à l'auteur t^u traite de Principiis ^ attribue à Hippocrale. Il dit de cette membrane que c'est une pellicule très-sèche et mince comme une toile d'araigneé (ij.
Aristote , qui a tant fait pour les progrès des sciences naturelles , n'a rien ajouté aux connaissances des Grecs relatives à l'oreille (2) ; on lui a justement reproche d'avoir avance' que cet organe ne commiinique poini avec le cerveau, et que de tous les anirnaux l'homme lilait le seul qui n'eût pas démuselés auriculaires; toutefois il semble avoir eu quelque idée du nerf auditif.
La dissection de cadavres humains, faîte par Herophile, contribua peu au perléctionnement de i'analomie de l'organe de l'ouïe; mais Ruhis d'Pphèse décrivit avec un soin remarquable les inégalités de l'auricule, et lem' donna les noms qu'Us portent encore aujourd'hui (3). IMarinus , célèbre par ses
{1) Ilipp. Oper. éd. Vander Linden; Naples, ijSj, iu-4°; tom. i, p. 53.
(2) Bist. animât, k. 11.
I (5} Jppettationes parlium humani corporis ; Venise, iSâa, in-4°.