CHAPITRE III
Description de l'appareil auditif dans les
animaux.
J'ai long-temps hésite avant de me résoudre adonner ici cet extrait analytique des leçons de notre iUustre Cuvier. Mais j'ai pensé que je ne devais point mW laisser détourner par l'aridité des détails , qui ne répugne qu'aux esprits superficiels; qu'une monographie exacte devait présenter le tableau le plus complet de l'état de la science, et que d'ailleurs ces détails , qui n'ont rien de plus minutieux que ceux de l'anatomie du corps humain, ne pouvaient qu'intéresser vivement le physiologiste par leur prodi-
gieuse variété.
Les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les poissons, les seiches et les écrevisses , sont les seuls animaux qui aient un appareil acoustique. Mais c^ appareil n'est pas aussi compliqué chez tous ces .animaux que dans l'homme ; car les cétacés , la taupe et la musaraigne , le zemni et certains rats taupes , les pangolins , le morse et plusieurs pho^ ques, les oiseaux, les reptiles, les poissons, les seiches et les écrevisses n'ont pas de pavillon. Le conduit auditif exievne n'est qu'un orifice simple-
DESCRIPT. DE l'oREILLE DANS LES ANIMAUX. 89
tnent cartilagineux dans les cëtacës ; il manque absalLument dans les reptiles , les po ssons, les seiches et les écrevisses. On ne trouve pas de membrane tfmparUque dans quelques reptiles, tels que la salamandre , dans tous les poissons , non plus que dans les ëcrevisses et les seiches. La salamandre et même les serpents , les poissons à branchies libres , les écrevisses et les seiches, sont totalement dépourvus de caisse du tjmpan^ Les osselets de l'ouïe n'existent pas dins les serpents, les camélëons, les salamandres , les tortues , ni même dans les poissons. La trompe d'Eustachi manque dans tous les poissons , dans les salsmiandres , les seiches et les écrevisses ; enfin ces deux derniers genres sont dépourvus de labyrinthe csseujc. C'est donc dans les écrevisses et les seiches que l'on trouve l'appaml auditif le moins compUquë : en efiet, chez ces animaux, il n'est formé que à! un labyrinthe mem^ braneux , ou plutôt d'une sorte de petite bourse', dans la cavité de laquelle les nerfs viennent se ramifier.
Maimimifères. i^ Dans les animaux de cette classe, qui ont un pas^illoUy il se présente avec de nomhteuses variétés sous le rapport de son volume, de sa direction et de sa conformation.
On le trouve très-grand dans les ruminants faiblés, tels que les gazelles, les cerfe, dans l'âne, les lièvres, et quelques petits rongeurs. Dans les chauve-
go PREMIERE PARTIE, CHAPITRE UL
souris, quelques-unes l'ont plus grand que la tète; disproportion encore plus reiiiarqual:Je dans Toicil'* lard , qui a le pavillon plus volumineux que le resie du corps.
La conque auditive est dirigée en bas et comme pendante chez plusieurs espèces d'animaux domestiques , tels que les chiens , les moutons , les chèvres et les cochons , ainsi que dans Méphant. Mais dans cet animal c'est seulement la partie postérieure et inférieure , et non la totalité du piwillon , qui pré« sente cette inclinaison.
Dans les orangs et les sapajous , le pavillon est rond, le lobule fort petit, et la partie libre predo* mine. Les guenons et les macaques l'ont un peu pointu en haut; les sagouins nous l'offrent échancré en arrière ; sa figure varie beaucoup dans les autres genres; seulement plus il est grand et plus il est elliptique.
U hélix qui termine l'oreille de l'homme d'une manière si gracieuse en la bordant, commence â s'aplatir dans les singes , manque déjà dans les sa* pajous et les sagouins , et ne se retrouve plus dans les autres animaux.
Dans tous les mamnûfères qui ont un pavillon, VanihélLv est plane ou remplacé par une saillie transversale, très-profondément située.
Jusque dans le chien, on rencontre encore le fresgiis, qu'on trouve à peine marqué dans les lièvres
DESGRIPT. DE l'OREILLE DANS LES ANIMAUX. 9I
eH 1^ cbeyaux ^ fort développe chez le^ chauve-souris , énorme dans l'oreillard , fourchu ou dentelé dans plusieurs vespertUio ; ovale, arrondi, ou Ipoîntu dans d^autre» espèces.
Vanti ' tragus est arrondi dans la plupart des cliaave-souris ; prolongé en avant, au-delà du tra-* gm|uK{u'àlaboTOhe, chez le "vespertiliomolossus. Cette âninence sert d'opercule à l'oreille dans quel-» ques musaraignes , et la ferme Complètement ches k mvuaraigae aquatique, f
Trois cartilages forment le pavillon dans les taimaux chez lesquels il est long et mobile; l'un adh^ à la conque; l'autre, roulé en tu}>e, est fixé par im ligament au conduit auditif osseux ; tous deux ont une fente longitudinale ; le troisième , Aplati, situé au-dessus du second , ne concourt point à former la concavité du pavillon ; il donne un point d'appui à plusieurs des muscles de cette partie. Tii«agulaire dans le cheval , semi - lunaire dans le mouton, il est pointu en arrière, bifurqué en avant dans le lapin , et rhomboïdal dans le chien. M. Cu- ?ierlui a donné le nom à^écusson.
Les muscles du pavillon sont très-nombreux et très-variés dans les animaux , sup*tout dans ceux dont la conque e^t fort grande et très-mobile. Plus^urs d'entre eux s'étendent d'une partie , de la ooiique à l'autre , et de cette partie , au tube cartilagineux et a Técusson; quelques*- uns se rendent
de Técusson à la tête ; un seul va du cartilage dcl^ nie'at au cartilage de la conque.
On a donne à ces divers muscles àffs noms tirés de leur situation et de leur étendue.
2® Les ce'tacës jm'ont point de méat auditif eX" terne osseux; chez ces animaux il est cartUagi' neux y très - mince , commence a la peau, et s'enfonce en serpentant , dans les Couches graisseuse^ sous-cutanées , jusqu'au tympan.
Le méat est osseux chez tous lepHiutres mammi-^ fères. Il est long et e'troit dans les guenons , et surtout dans les magots , incline un peu en bas , mais fort peu eu avant dans les uns et les autres; circulaire et très-court dans les sapajous et les chauvesouris.
Ce conduit ^e dirige presque horizontalement dans les carnassiers ; tourne droit en dedans , sans dévier en avant ni en arrière, chez les chiens, les chats et le blaireau; il se porte en avant dans le coati , en arrière dans la loutre et le putois. Dans la taupe, il est d'abord très-plat et vertical, puis horizontal et de plus en plus large ; le grand tympan circulaire lui sert de plafond. Dans les Uèvres et dans la marmotte le méat osseux est tout- à -fait incliné en bas et en avant. Il va droit en bas et en dedans chez le castor , en arrière dans le porc-épic. Il est court et dirigé en dedans chez les cabiais et les agoutis ; dans ces deux genres, il y a au-dessous
DESCRIPT. DE l'OREILLE DANS LES ANIMAUX. qS
de^on bord iofërieur un trou qui communique avec la caisse , et qui , dans quelques espèces , s Wit avec le mëat lui-même par une scissure.
Dans les paresseux , les pangolins et les Iburmi- Ëers, le mëât osseux est très-court, large et circuladre; dans l'ëlëphant, il est grand, long, dirige trèspeu en bas et en arrière ; très-long , très-ëtroit , incliné de 4^^, sans se diriger ni en arrière ni en avant dans le rhinocéros et dans l'hippopotame; mêmes dimensions et même inclinaison chez le habiroussa. Il est aussi dirigé en avant , mais il est plus incliné dans le cochon domestique; beaucoup moins dans le cheval , chez lequel il se porte un peu en arrière. Dans les ruminants , au contraire , le conduit affecte une direction ascendante.
3° La membrane tymparUque est dans tous les nuanmifères, mince, sèche, transparente, élastique et située au fond du conduit auditil*, concave du côté de ce conduit, saillante ou convexe dans le tympan, excité chez la taupe, dans laquelle cette cloison est plane.
Elle est très - obUque relativement au méat externe, et fortement inclinée en bas chez les animaux qui entendent très - bien ; c'est ainsi que dans la taupe elle est presque parallèle à la base du crâne , et sert de plancher à la caisse. Elle est presque aussi obUquement située dans les loutres , les belettes , le blaireau et le pangolin ; à-peu-près verticale dans
94 PREMIÈRE PARTIE j CHAPITRE ÏIÏ.
les singes, les chien», les cfaau, leê civette», les coatis ; et de plus , tournée directement de c6të cii«i les lièvres , les cabiais , les tnarmoueé et presi^ tous les ruminants.
Le cercle osseux qui, dans Thomme , donn« ftl»* tache à la membrane du tympan , forme che2 béeracoup d'autres mammitères une dailhe en forme êk lame étroite , contournée en cercle ou en ellipse , située en dedans de la caisse, à la partie externe et laquelle elle adhère par Tun de iM bords , tmSk que Tautre est libre, plus ou moins âigti, plus où, moins évasé selon les espèces , souvent soutenu ptr des arêtes saillantes qui , de différentes pftrtie» àt la caisse , viennent se joindre perpendicnlâiremefit à cette lame.
Le cercle osseux presque circulaire dans le £)nrmilier , dans le cochon-d'inde et le paca , compléie** ment dans la taupe , est assez régulier dans le larpdn , ex d'autant plus oblong qu'on Pobserre dan» feft animaux carnassiers qui s'éloignent davantage deé herbivores. H est complet dans le cochon ••cFinfc, le paca , le phoque et le fourmilier ; presque complet dans les ruminants et les sahpèdes; son quftrt supérieur manque dans le chat , le chien et le lapiu, et sa moitié supérieure n'existe pds cliez l'éléphtttll. Au lieu de cadre, il n'y a, dans les cétacés, à Pou* verture externe de la caisse que trois apophyse» qui dcMment à cette ouvertore une forme étoilée.
DESCRIPT. DE l'oreille DANS LES ANIMAUX. gS 4" Considérée à l'extérieur la caisse du tympan ne proémine presque pas au-dessouB du crâne, dans ]es singes, les guenons et les magots. Mais chez les sapajotis elle conunence à s'agrandir beaucoup et  ibrmer une protubérance très - marquée , ovale de haut en bas dans ces derniers, dans les blaireaux, les civettes et les martes ; un peu arrondie et obll*' que de dedans en dehors dans les chiens , les chats ^ . les coatis; presque ronde dans les lierres et les castors; denii-spherique dans les roussettes et les pangolins; plus ou moins anguleuse dans les ruminants, le cahiai, le paresseux, l'hippopoLame , t'éléphanb J ei le rhinocéros ; elle est plane et touche à celle dn j câteopp08édansIataupe.CeileprotuLdrance n'existe pas dans les fourmiliers ni dans l'ours. Dans le cochon , la caisse du tympan forme une Ionique saillie , en forme de sac , e'troite à l'endroit où elle adhère au crâne.
Dans le singe, lechien, le blaireau, les mânes, les rongeurs et les ruminants, ainsi que dans l'homme j la caisse n'a qu'une petite cavité. Dans les genrea du chat et de la civette, une lame osseuse obhquement étendue du bord postérieur et inlcriem- da tympan ail promontoire, sépare la caisse eu deni cavités qui ne communiquent que par un trou , l'antérieure et externe , qui contient les osselets , est percée par la fenêtre ovale, tandis que l'autre , beaucoup plus grande, laisse voir la fentïtre
96 PRE!^nÈRE PARTIE, CO>lPITRE lU.
ronde. Chez le lion , cette fenêtre est sitnëe daiB.^ le trou qui sépare les deux cavités, et répond pré-—* cisement à la ligne de leur séparation: Beaucoup^ de carnassiers , entre autres plusieurs de ceux (pi viennent d^ctre nommés, ont une autre arête moins large et transversale , qui parait ne servir qu'à soutenir le cadre du tympan ; on en trouve un grand. nombre de pareilles dans le cheval. La caisse a. aussi une cellule accessoire , mais placée en devant* dans les sapajous et les fourmiliers. C'est dans la base de l'arcade zygomatique qu'est percée cell^ du paresseux. Dans l'hippopotame, la caisse extrêmement petite communique par un trou avec nue seconde cavité divisée en un grand nombre de cellules irrégulières. Dans le singe, le chien, le blaireau, les martes, les rongeurs et les ruminants , la caisse n'offre, comme dans l'homme, qu'une seule cavité.
Chez l'éléphant , la cavité tympanique n'a pas de cloisons ni de cavités dans son voisinage ; mais on trouve, dans son intérieur, une multitude de lames croisées dans tous les sens , et qui forment une foule de cellules irrégulières. Dans plusieurs rongeurs, dans le cabiai, le cochon -d'inde , la marmotte et le porc-épic, par exemple, la caisse offre un assez grand nombre d'enlbncements irréguliers, tandis que, dans le phoque et le morse, elle est très-gr£mde,« tout-à-fait ronde et sans divisions.
DESCRÏPT. DE l'OREILLE D VNS LES ANIMAUX. 97
Dans les cëtacës, la caisse est formée d'une lame osseuse comme roulée sur elle-même , dont le côté înteme , solide et épais , présente un bord mousse ^ arrondi , tandis que le côté externe j qui est plus mince, a un bord irrégulier et deux apophyses entre lesquelles est placée la cavité du tympan qui adhère au rocher par son extrémité postérieure et par une apophyse de la partie antérieure il bord mince. Cette apophyse antérieure remonte aussi jusqu'au rocher dans les dauphins , mais non daosles cachalots. Dans tous les cétacés l'extrémité dutârieure de la caisse est ouverte, et c'est là l'origi&e de la trompe membraneuse qui monte le long <le l'apophyse ptérygoïde, perce l'os maxillaire, et ' aboutit à la partie supérieure du nez par une ou- Tertare garnie d'une valvule.
M. Cuvier propose avec beaucoup de raison de donner les noms de vestibidaire et de cochléaire luz fenêtres ovale et ronde, parce que >lans les animaux elles n'ont pas la même, forme que chez l'homme , si ce n'est dans les singes.
. Dans la taupe elles sont ovales toutes deux, et mie arête osseuse creuse , livrant passage à des vaisseaux , va de l'une à l'autre en passant entre le» Ixranches de l'étrier. Cette particularité existe dans d'autres mammifères ; dans la marmotte , par exemple, où cette traverse est extrêmement grosse, il semble quand l'étrier est entré qu'il y oit deux te*-
ïr 7
nétres vestihulaiies. Elles sont aussi ovales et pM
que égales <tans les édentes; à-peu-près égales aussi ■dans l'hemiine , et de plus duigées en haut , et s<:parées par une barre mince chez le cochoii-tfmde. La cocbléaire est plus grande dans la pluparl des carnassiers, dans les ruminants, le cochon, l'hinpopotame , les sohpèdes et les «e'uicés. Elle est plus petite daos le sarigue, chez qui elle est irrégulière; dans le lièvre, où elle a la forme d'une petite fente presqiu verticale; dans l'éléphant, où sa petitesse est rciu qualjle; elle est triangulaire dans le castor 1 marmotte. La vestihulaire est ronde dans le sarigue. 5° n y a quatre osselets dans tous les mammi-
«. Le marteau a une tête pointue dans l'oranj outang ; elle est de moitié plus couile que le mand 'clans le sapajou, chez qui la facette articulaire de cette apophyse en occupe toute la région postérieure, et où l'on voit l'apophyse grêle s'élargir en une lame qui règne tout le long du bord antér teur, tandis que la courte apophyse est à peine sensible. Cette dernière est bien visible dans les guenons » allais la tête ibrme une ligne droite avec le manche, tk fait saillie en avant. Dans l'alouale , elle est grosse dès son origine. Dans les chiens et les chats , le Boanche king, pyramidal à trois faces, adhère par l'une d'elles, qui est la plus étroite, à la membrane du tympan ; le col de la tête est mince , tourné eu
resqn^^ -cmai^H r et^l
■iguiï.
aimi-
rangiM
DEScioPT* HE l'okeille dains les animaux. 9^
«vant; noms l'apophyse est fort bague, et s'élargit
de manière à former une lame mince ; la courte
s^f^yse est fort saillante; une troisième apophyse
est skuée à la face interne du coL Dans les autres
carnassiers otn ne ranarque de variëtës que dans la
longueur des apophyses. Dans le blaireau j fanté-
lieure est plus longue et plus étroite; dans la loutre
elle est plus large et plus courte.
Le marteau a une figure presque rhomhoïdale dans la taupe, â cause de FezcessiTe largeur de SQa aqiophyse antérieure.
La petite apophyse interne du col est à*peu-^rès soHe, et le manche comprime, aplati et fort mince, adhère au tympan, par un de ses bords, dans les roageors'; le col Êdt a^ec lui un angle très-ou* vert, et la tête, articulée en arrière avec l'enclume , a sa masse dirigée en ayant. Dans le cabiai et lé co(^a-Kl'inde, cette masse est ovale; elle est poin*tott dans le lapin et le rat. Le manche est dans le paresseux comme dans le rongeur , mais la tête est comnie dans Fhomme; chez le fourmilier, le col est plosaoôpce que chez le paresseux, et dans le pan-« golin il est très^ourt.
On retrouve l'apojAyse interne du col dans le cochon et les ruminants; leur marteau est à-pëuptès s^nblaUe à celui des carnassiers.
Le manche de cet osselet est comprimé, son col «st court et ^aas apophyse antérieure ,. sa tête est,
un peu aplatie et circulaire d'ayant en arrière, dans lepjboque. ... il
Dans le dauphin , le marteau, est tronque obU'» quement, et dépourvu de manche; son apophyse antérieure est longue et coiu*hée en arc; ces facettes articulaires sont dirigées. un peu en haut.. Dans la haleine, le marteau a. la même conformation^ mais son volume est double, / .
p. Uenclunie présente peu <fe différences. Dans Tor^g-outang, il est comme dans l'homme. L'apophyse supérieure est plus grêle dans les guenons; elk est presque aussi longue que l'apophyse inférieure dans les sapajous. L'une et l'autre sont grêles et à-peif-*. près égales dans le chat; elles sont dans le chiâi comme chez l'homme. Dans les belettes , les loutres, les phoques, la supérieure est très-courte. Chez la taupe 5 l'apophyse inférieure est aussi' très-courte-, mais l'autre e^t oblongue , très-grande et creusée en arrière. L'inférieure est. très-longue, la sup^eurt presque nulle, dans les lièvres et les rats; elles soiit presque égales dans les cabiais et dans le paresseux; mais dans ce dernier elles forment un angle obtus- La supérieure est plus grêle dans le mouton; toutes deux sont dirigées en haut dans le dauphin.
y. L'osselet Içnticulaire ne présente que des va-rieïés trop minutieuses pour mériter d'être décriteflL
J^ Uétrler a ses branches presque droites , sa platii)eest elliptique et droite dans le sapajou. Chez la
BESCIOW. DE l'oreille DANS LES ANIMAUX, f 1
taoape, plus que chez tout autre animal, les branches
sont arquées et ëloignëes, et la platine forme une
ellipse trèsLallongëe et fort étroite. Dans les cétacés y
«u lieu de branches, c'est un corps solide, conôïde
comprimé et percé d'un très-petit, trou; dans le la-
tnentin c'est un cylindre tordu; dW côté on voit
une rainure oblique, et le trou reçoit à peine la
pointe d'une épingle; la face de' l'étrier appliquée à
la fenêtre est très-convexe.
Les muscles des osselets paraissent avoir été incomplètement observés dans les mammifères; cependant ils varient peu dans ces animaux, où on les retrouve ordinairement pour la plupart, sup>tout ceux de l'étrier et l'interne du marteau. M. Cuvier pense que le dauphin n'a aucun de ceux qui vont se fixer à cet osselet, mais il en a vu distinctement nn (pli va s'attacher très-haut sur l'étrier.
6*^ Une légère protubérance forme toute l'd^opkjrse mastoïde dans la plupart des mammifères digilés , ou bien iln'y a d'autre saiUie que ceUe que Mi la caisse; une longue apophyse attachée à l'occipital en tient lieu dans le cabiai , le cochon-d'inde , ,le$ cochons, les ruminants et les chevaux.
L'intérieur de la saillie mastoïde offre un g^and
vide dans la plupart des carnassiers et des rongeurs,
et ses parois sont minces et dures , tandis que, dans
les cochons , une substance celluleuse serrée , les
remplit.
104 PFŒMIERE PARTIE, CHAPITRE Kf.
■ Celte saillie est isolée , ou du moins distincte d xeste dti l'os , par une suture , dans les carnivor^ '. et les rongeurs. Elle est subdivisée en deux par u seconde suture, dans Les chats et les civettes. - 7" La partie osseuse de la trompe d'Eustachi est plus comte dansles carnassiers que ebez l'homme. Bile fointe un canal long et large qui commence sous la membrane du tympan , cl se termine à la pointe du rocher dans l'éléphant. Dans le cahbi , c'est d'abord im demi-canal creuse dans la paroi interne de la caisse, qui se complèle dans le rocher qu'il pénètre. Dans le lièvre , il est trian^'ulaîra à son origine. Il a la ^me d'une lente étroite et non d'uii canal dans l^s chat et les civettes. Enfin ce n'est qu'un simple trou séparé du reste de la caisse par une arête saillante et longitudinale dans la loutre , le blaireau , les belettes , etc.
Le cheval est le seul quadrupkle dans lequel en ait étudié la partie cartilagineuse de la trompe d'Ëostachi ; elle conununique en bas avec un grand l nicmbrancux placé au côté de l'arrière-^ucbe.^
8" Dans les mammiières le îabjrintlie ossnix est composé des mjmes parties que dans l'homme; comme chez lui, il est poiu* l'ordinaire encaissé dam la partie pierreuse du tempoi-al , et ses cavités a hlent creusées dans l'épaisseur de cet os; 1 substance du rocher est plus dure dans les cétac^ que dans tous les autres aniuiauï. Dans la taupe, les
'Ëos-
sseax
ame;
s ae^l^l naû^l
DESCRIPT. DE l'OKEILLE DANS LES ANIÏtAUX . I o3
trois canaux semi-circulaires sont saillants et visi-» blés dans l'inl)ërîeur du icrdne, et le limaçon est env veloppe d'un tissu diploîkpie fort peu consistant ; dans les cfaaure*- souris, ces canaux ont la même disposition que dans la taupe; mais le limaçon &ît une saillie consideraUe sous la base du crâne , excepte toutefois dans le vespertilio4eporinus , dont le limaçon fait saillie dans cette cavité. Cette même
pallie, disposée en mamdon, dans le cochonv- ^inde j et dans le cabiai , se montre en dedans de Ift caisse au * dessous des deux fenêtres , ainsi <pie dans la marmotte , le porc - épie ,dans tous les roogeors , et métne dans l'éléphant.
Danstous les mammifères , comme dans Thommè, on remarque à la surface interne du Testibule cinq ouvertures pour les canaux demi - circulaires y un pour la rampe du Hmacon , et un septième qui est Id fenêtre ovale. Le diamè^e, la figure et la posi- ^n de ces ouvertures varient beaucoup.
Dans les chauve-souris, les canaux demif^circul^ii^ sont beaucoup plus petits que dans le limaçon, ^ est quatre fois plus large que l'un de ces canaux , ^ dont le diamètre intérieur est dixfdis plus grand ^e le leur dans le fer-À-dieval.
Le limaçon est aussi plus grand que les canaux daiM la plupart des carnaSMers et dans le eochon , l'^^ant et le chevsd ; il est plus petit dans la taupe et dans le lièvre; il est à-^ peu-près comme chez
ruminanttCH .i j; ™
icna
levM es.
i les inde
' lO^ PRE^DERE TARTIE, CHAPITRE UT.
l'homme , proportion gardée , dans les ruminani Dans tous ces animaux 11 est disposé en cône arrontG ' ou ))ombc, el forme deux lom's et. demi. Il est luriieuleT tl ses tours sont au nonifcre de trois et demi dans le coclion-d'inde , le cabiai et le porc-e'pic. I! e fort grand , ne s'élève presque pas au-dessus de t base, et ne iàit qu'un tour et demi dans les cétacés. La proportion des deux rampes varie dans les ' inaminîieies;celledutympanestunpeuplusgrande que l'autre dans le chien , le paresseux , l'éléphantti le cheval et le dauphin comme daBs l'homme; plui petite dans le veau , la chèvre , le momon , le lièvre, le rat, -le cochon -d'inde, le chat, etc.; mais chiz ces derniers la rampe du tympan en approchant de icette cavité s'élève el devient plus longue que celle du vestibule ; l'une el l'autre sont à-peu-près égales dans l'hippopotame et le cochon.
Dans le dauphin la di;mi-lamc membraneuse c beaucoup moins large que celle de l'homme, . n'occupe qu'une fente étroite qui partage en dei pallies inégales la lame osseuse dans toute sa lo» gucur, de manière que la portion de cette dernière^ qui adhère à l'axe, est trois fms plus longue que celle qui est placée en dehors , cl qui adhère au pomloiu'. Sous la hase de la portion interne de h tauie osseuse du dauphin, et près de la rampe, i un petit canal à parois très-iuinces , qui règne toiil le long de la courhurc, et d'une exirénûlé à l'autr
DESCRIPT. DE l'oHEILLE DXSS LES .\NIΫAUX. I o5
1 lipiàcon. Le diamètre de ce canal diminue en sens ixB.irerse de celui des rampes. On en voit un analogue, oriiais beaucoup plus petit, dans les ruminants.
Oàmper avait nie l'existence des canaux demicûrculaires extrêmement minces des cétacës. M. Cuvier les a reconnus dans le foetus d'une baleine.
9° Dans les singes le trou auditif interne , plus profond que chez les carnassiers, n'a de remarquable qu'une cavitd plus large que cet orifice, laquelle, située au-dessus et en dehors, manque pourtant dans l'orang-outang et le jocko.
Dans l'ëlëphant un large feuillet osseux qui tient au rocher recouvre lé trou auditif interne place près dus(»nmet de cette apophyse. Ce trou est ovale, petit, situé au milieu du rocher dans le rhûiocëros , chez lequel il a son grand diamètre de devant en ar^ ricïe. U est très-grand, ses bords forment une sorte de pavillon osseux dans l'hippopotame, où il est situé comme. dans le rhinocéros. Il ne présente rien de remarquable dans les ruminants non plus que dans rIessoHpèdes.
Distinct du temporal et suspendu par dès Bga-
ments sous une voûté formée en grande partie par
l'occipital, et située à chaque côté de la base du
crâne ^ le rocher peut, dans les cétacés, être consi-^
dére comme composé de deux portions soudées en-
s^nble, .dont l'une est la caisse et l'autre renferme
le labjoiinihe, A la face supérieure de cdle-ci et
Jenû-circ«tH
io6 premièhe partie, chapitre m.
vers le bord iiiierne, une prcx^mioence denii-ciw laire, qui répond à un irou de la base du crâne, renferme le limaçon, et offre un creux au fond duquel est le méat auditif. La région externe plus grande que cette proéminence forme sur la caisse une sorte de voûte oblonguc dans ledaupliin, inégalement arrondie, raboteuse et prolongée en arrière dans les cachalots , profondément bilobée dans k lamentin, etc.
Io°Les nerfs acoustiques des mamnuieres,coQipa> rés à ceux de l'oreille humaine, ne présentent aucune différence remarquable ; mais les nerfs de l'oreille externe sont plus volumineux en raison de la grandeurdelaconqueetdeses muscles. Peut-être n'est-il pas inutile de dire ici que, dans le veau, le nerf £i-> cial reçoit un fdet fourni par un ganglion c<hiûdérable de la partie poslérieui^ du nerf vague, ganglion logé dans la paroi inférieure de la caisse, et qui parait s'unir dans cet endroit avec le grand sympathique.
•■ Deux animaux fort singuliers de la Nouvelie- HoUande prcsenicnt quelques particularités dans la conformation de l'organe auditîl'; ce sont Vornithorinque et Yécfa'dné, réunis par M. Geoffroy-Saint- Hilaire en une seule famille sous le nom de mono* trèmes:
Dans l'omtihorinque le conduit auditif externe t pour orifice une fente ovale , située dernière les
DËSCRIPT. DE l'oreille DANS LES ANIMAUX. 1 0^
yeox et beaucoup plus large que rouverture des paupières. Entre le muscle temporal et la membrane du tympan, est un canal allonge, formé d'un cartilage ^nroïde, ëvasé à son extrémiftë, et décrivant des espèces de circonyolutions sur les parties late* taies de la léte. La membrane du tympan, plus large <{iie dans aucun autre quadrupède , est coixvexe à sa face eacteme. La caisse, fort large et très -peu prolbaide, ne contient que deux osselets; l'un , qui est le marteau, dirigé de la membrane du tympan atu fond de la caisse , s'articule au moyen dWe apophyse avec le second , ibrt ressemblant à l'étrier^ et dont la base circulaire ferme la fenêtre du vestil^ole, qui est plutôt ronde qu'ovale. Les deux con* duitsdemif-circulaires verticaux se voient <fistincte* nient à Intérieur du crâne; le supâieur , qui est le pks grand , a une ampoule à son extrémité antél'^uie; entre lui et l'inférieur est une cavité très- ^[de, triangulaire , au fond de laquelle est un trou <^ l'usage est encore inconnu. Le conduit auditif' est un trou large , arrondi, peu profond, et au fond <lu(juel on aperçoit plusieurs ouvertures.
Dans l'échidné épineux l'oreilleextemeest comme "^s l'txmitborinque ; le conduit audkif externe est ^^^ large àson orifice pour admettrelelKHitdudoigt. La membrane du tympan, ovale et concave en de- '^s,asongranddiamètredehautenbas. La caisse estfort large, très-peuprofonde, bornéeeadèdans par
108 PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE lÛ.
les apophyses ptérygoïdes , en arrière et ea dehors par une crête transversale ; en dedans elle commttnique avec un demi-canal qui s'ouvre dans les fiasses nasales, loge probablement la trompe d'Eustachi, et laisse voir le commencement du canal carotidièn. Les deux fenêtres sont en arrière et en haut. H tHy a pour osselets que le marteau et rétrier^ ce dernkr est petit et en forme de trompette. Le limaçon, moins^ complet que celui des autres quadrupèdes ^ ressemble beaucoup à celui des oiseaux; c'est une cavité conique, légèrement courbée, .au milieu de laquelle est une sorte de cloison formée par un double cartilage , dont les deux parties se réunissent avant d'arriver a la fin du cône ; de telle sorte qu'iL en résulte un canal en spirale, communiquant d'une part avec le vestibule, et de l'autre avec la caisse.
On retrouve les aqueducs du vestibule et du limaçon dans tous les mammifères. Celui du li* maçon ne forme qu'une fente étroite du côté, du crâne dans l'éléphant et le cheval; l'un et l'auti^e sont trè&-larges dans le dauphin, smvtout celui du limaçon. .
i^ Oiseaux On trouve, dans cette classe d'saiimaux, nu méat auditif axterne fort court, qui n'a pour orifice qu'un trou à fleur de tête , entouré et recouvert de plumes fines , élastiques , à barbes simples , minces et écartées les unes des autres y qui tiennent lieu de papillon .
DÉSCKÏPT. DE l'oreille DaNS LES ANI>ÏAUX. I OQ
Dans Foutarde, l'oiseau - mouche huppecol, Poifl^au de paradis sifflet, ces plumes sont allongées et pt-èsentent des formes variées.
' Letrouauditifexierne des hiboux et des chouettes
est situe au fond d'une grande cavité que l'on voit
à chaque côté de la tétc, et que revêt une peau nue,
dont les replis forment des saillies qui donnent à
tctte cavité, recouverte de pliunes eflUées, disposées
encercles, une sorte de resseml^lance avec la con-
c[ue de l'homme.
Un opercule membraneux de forme carrée garnit le bord antérieur de cette même cavité dans l'efiraie.
2° La membrane du tjmpan est, comme dans tons les animaux à sang chaud, mince, transpar^le, sèche, élastique ; mais au contraire de ce qui ^ lieu dans les mammifères, cette membrane a , dans les oiseaux, sa partie saillante dirigée en dehors. Elle est dirigée obliquement en bas, en arrière et de côté dans la plupart d'entre eux , très-oblique dans quel- <Ittes-uns, et sur-tout dans la chouette; plus verticale dans l'oie et le perroquet.
Le cadre osseux du tympan est moins marqué que dans les quadrupèdes, et n'est point saillant dans la caisse. Complet dans quelques espèces , comme dans l'effraie, il est incomplet dans d'autres, teJles que le grand - duc , chez lequel il est interrompu en avant , où la membrane s'attache à Tos carré de l'articulation du bec inlérieur.
Ce cadre esl pour l'ordînaii-e plus arrondi, moi] ovale que dans \ts quadru[>èdes ; son grand axe le plus souvent dirigé obliquement en avant , moins dans les passereaux que dans d'auti-es espèi
3" Dans les oiseaux la caisse irès-evabee en dehors, est formée en arrière et en bas par une portion saillante de l'occipital, en avant par une apophyse de l'os carre que l'on ne trouve que dans ces animaux , et qui sert en même temps à l'ariiculatioit ' de la mâchoire intérieure.
A la partie supc^rieure de la caisse est une oui ture qui communique avec une cavité ferm^ lames osseuses , minces , se prolongeant dans toute la largeur de l'occiput jusqu'à celle de l'oreille opposée , avec laquelle elle s'unit au-dessus du ti occipit^il. Une seconde cavité , située au-dessus la trompe d'Eusiachi , étendue dans toute la lai*.* geur de la base du crâne, est reunie en dedans à celle du côte opposé, sous la région où se trouve la glande pituitaire , enveloppe le limaçon , et vient s'ouvrir à la partie antérieure de la caisse , ■ au-dessus de la trompe d'Eustacbi. Une troisième cavité moins grande, située entre les canaux semicirculaires seulement , s'ouvre à la partie postérieure et intérieure de la caisse.
Ces trois cavités très-marquées dans les cboueUes, et sur-tout dans l'eSl'aie, moins étendues dans les autres hiboux et chouettes , tort grandes dans l'en^
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OESCAIPT. IMË l'0A£ILL£ DANS LES AmMAUX. lit
goulevent, dianinuent graduellement dans la sërie , è^9 autres genres d'oiseaux. Dans les oiseaux de
f9^k diurnes y la première et la seconde sont en ibruiie 4e l>oyaii conique et étroit, et ne communi- (pi^. point d'uft côtfé de la tête a l'autre; la troisième est plus grande que dans les chouettes dles- 94ine$) et se porte en dehors et derrière la caisse. {lUsft sont toutes trois assez petites dans les palmi-< pèdi^ et les oiseau^ de. rivages; très*petites dans le
- casoar et l'autruche 9: à peine visibles dans plusieurs pâtoquetSy douilles os du crâne sont remphs d'uu di^oë épais et très-lâche , et dans lesquels la caisse
' <si^ ea arrière, beaucoup plus concave que dans ti^Mf les autres oiseaux.
. Dttis uû enfoncement, situé vis-à*vis la mem*^ Iv^aiiie dm tympan, sont, au-dessus l'une de l'autre, les deux fenêtres sépara par une traverse osseuse fi)ft mince.. Toutes deux sont ovales; celle du hma* çoA, la plus grande des deui^, est placée au-dessus <fe l'autre.
• 4° Les oiseaux n'ont qu'un seul osselet coudé de manière à former deux branches; l'une, qui est externe, est attachée au tympan même , depuis son ilprd posuéro - inférieur , jusqu'à l'intérieur du sommet du cône saillant qu'il forme en dehors., et par conséquent dans une direction presque conticaire à oelle du manche du. marteau chez les mammiières. L'aulxe Ixrancbe £ùt uu angle aigu avec la première,^
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se dirige sous forme d'une tige grêle en dedans f s'évase un peu, quelquefois même se divise en deux ou plusieurs petits filets osseux, puis se termine en. une platine ovale ou triangulaire qui feraâe la fis-^ nétre du vestibule comme' Êdt T^ier dans le^ mammifères. ■
La grandeur de l'osselet, la forme de sa platine, l'inclinaison et la grandeur de ses petites branche^) varient beaucoup, sans néanmoins présenter aucune différence qu'il importe de connaître, ' ' -
Un petit muscle, le seul que l'on remarque dant la caisse , situé en arrière de l'oreille, sur rpccipiil^ pénètre dans la caisse par un trou, et va s'insérera l'hypothénuse du petit triangle rectangle qublforment trois des branches de l'osselet sur le tympan. Il a deux appendices tendineuses , dont l'une tr軫 longue s'attache à l'apophyse antérieure du cartila^ fixé au tympan , et va se terminer dans la cavité située au-dessus de la trompe d'Eustachi, tandis que l'autre monte pour aller se fixer au pilier situé entre l'ou^ vertiure de cette cavité et celle de la cellule qui oo cupe le dessus du labyrinthe.
5^ Les cellules mastoïdiennes n'existent pas dans les oiseaux, ou plutôt elles sont remplacées par les trois cavités dont il a été fait mention, et qui entourent de toutes parts le labyrinthe. ^ ^
C* La trompe d'Eustachi entièrement osseuse^ dans les oiseaux , est un canal conique qui commence