I. De i* otite externe catarrhaie
Ce catarrhe reconnaît ordinairement pour caix^' éloignée une disposition aux scrophules, aux flùxio catarrhales , à des éruptions cutanées , etc. S causes déterminantes les plus ordinaires sont ui température froide et humide, l'exposition de la té nue à un courant d'air rapide , la^sparition d' ophthalmie, la terminaison d'une maladie aiguë , présence daais le conduit auditif d'un corps étran^ ger, du cérumen épaissi , ou d'une concrétion seuse , les injections irritantes y l'emploi contin d'un stimulus électrique ou galvanique , etc.
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Dans les cas les plus ordinaires, voici quelle la marche de la maladie. Elle dëbute pUr une sorte d^anxiëté dans le conduit auditif, laquelle se cHange bientôt en une douleur tantôt aiguë, tantôt supportable , accompagnée de sifflement , de bourdonnement , et d'une lésion quelconque dans Tauclition. Si à la lumière dW rayon solaire dirigé daxis Fintérieur du conduit , on exan^ne la mem- «l'ane qui le revêt , on la trouve rouge et gonflée. Maùs il n'est pas toujours possible de s'en assuï^i* , parce que la sensibilité dont cette membrane ^st douée , est tellement exaltée dans l'état inflam- ^^atoire^que l'on ne peut, sans exciter les plus vives dovtleurs , donner à la conque la position la plus *^Vorable pour cette exploration.
Un jour après l'invasion de la douleur, qucl- S>^efois au bout de quelques heures, non rarement ^^ bout de trois ou quatre jours , il survient un écoulement jaunâtre , puriforme et très - fétide-, ^ès- abondant , si la douleur a été très -vive, et ^^ïXs ce cas précédé d'un suintement séreux , quelquefois sanguinolent*
Si dans le plus haut période de la fluxion on
^^^mine de nouveau le conduit auditif, on le trouve
^^Ovirsouflé , spongieux et d'une apparence de tex-
^^^ï^ qui le rapproche alors beaucoup des membranes
Muqueuses. La consistance de la matière de i'écou-
*^ïïient ne parait pas, comme dans la plupart des ex-
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crëtions catarrhales , augmenter d'une manière pror gressive; car elle varie singulièrementdansuneméme semaine, et quelquefois dans une même journée. Cependant lorsqu'au bout de quinze jours ou de trois semaines le catarrhe touche à son terme, la miH tièrc excre'tëe devient décidément plus épaisse , et présente , tant par sa couleur que par sa consi&tanpe , et même par Todeur qui s'en exhale , l'apparence d'une matière caséeuse. Alors l'écoulement tarit , et il se fait à sa place, pendant quelque temps, une abondante sécrétion d'humeur cérumineuse.
Cette affection, quoique ordinairement légère , ne se termine pas toujours aussi promptement, ni d'une manière aussi heureuse; la dégénérescence en fluxion chronique , l'épaississement de la mem* brane du tympan , l'inflammation subséquente de la membrane de la caisse , sont trois modes de ter^ minaison assez ordinaires dans cette maladie, et qui trouveront leur place ailleurs, comme autant d'affe(> tiens morbifiques distinctes.
Je ne considère ici cette phlegmasie , que comme une affection purement locale , et ne crois pas devoir m'arréter à marquer les différens caractères qu'elle prend , lorsqu'elle est caus^ ou entretenue par quelqu'une des maladies désignas en médecine pratique , par l'épithète de virulentes. Je dirai seulement ici que , parmi ces maladies , celles dans lesquelles , ou à la suite desquelles on, rencontre
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le plus fréquemment l'otite, catarrhale , sont la syphilis , les scrophules, la gale et la variole.
Dans lés otites symptomatiques , comme dans l'otite idiopatbique , même marche à peu près du J)ëriode inflammatoire , même mode d'action dans la membrane du conduit auditif, même matière .«xcrétée , du moins en apparence , mais durée plus longue , opiniâtreté invincible de la maladie ; nul -eflfet des remèdes locaux; ou bien guérison mo** •mentanée aux dépens de quelque autre organe ; et enfin nulle guérison , nul amendement que par un traitement dirigé contre la maladie, doiit celle-ci n'est en quelque sorte qu'un épiphénomène.