II. Oiorrff^ purulente
De toutes les espèces d'ëcoulement que peut fourl'oreille, celle que nous allons décrire est la plus oheuse, et la plus digne par conséquent de fixer
* ^U^ntiou des praticiens , non - seulement comme ^*Xaladîe grave de l'oreille, mais encore comme symp* ^ôme d'autres lésions , .5[ui , quoique étrangères à
* Organe auditif , n'en sont pas moins importantes ; 9^1: l'otorrhee purulente n'est pas toujours lé ré- *^iltat de la suppiu'ation de l'oreille; elle peut avoir *^ source dans des tiuneurs situées au voisinage de *^ conque , ou dépendre d'une carie de la table ex- ^^ï'ne des os du crâne , et même avoir son foyer prin- ^^{>al dans l'intérieur de cette cavité, d'où suit natu-r ^^llement la division de l'otorrhee purulenteenidio- E^ éthique et en symptomalique.
L'otorrhee purulente idiopaihique est en queU ï^e sorte la terminaison naturelle de toutes les es-* E^^ces d'écoulement de l'oreille; non-seulement elle ^^trme la continuation de l'otite purulente , maïs elle, ^^t encore une dégénérescence de l'otite et de l'otor-
rhée catarrhales. J^ai méiHe vu une sotte de suintement séreux ^ saiiS dotdèur 'et sans îdflarâmation , dégénérer à la fin en otorrhëè pitnllëtiie^ q^ ânit à son tour par la destruction «èpixtplètë^de Pôiuè. . Llotorrhce-- purulente n'existe 'îHasAs Mns êtte compliquée 4e carie. L'on coiiçoit étiëfl^'quepoiir que la suppuration s'établisse et 9è |>tollimge daos un organe qui, à quelque^' légère^'tuaiques.près, n'est composé que de parties^ oss^usëfir, *3*fàut que celles^i Êissient les^ frais de cette fi^litai ^ptirmentel £n effet ^ àmoins que l'ulcérationf ïl^âflèttë que ks parois duconduit audidfexterne, àpéine é9t«^«9e établie que la suppuration d^ os conmÂdbicéV'Dani le cas mcme que je viens de prtfsfsiMk! .cmnme uiie exception , le cattikigef finit patr^Bé -caùrtei^/èt la partie osseuse de ce même conduit .|ieltt participer -à la carie. . * ' <^, >?<• v..* r -
Le siège le plus ordinaire de^l'MOfVliéé'^toWulente, quand elle n'est pas très-iànciénïiëy--ë9t H^t» les cellules mastoïdiennes. De cette partsâ l'ulcération et la carie finissent par gagner les. jparois de la caisse, puis les conduits laliyrinthîqués, et par pénétrer enfin toute la substance du rocber-que Vda trouve, dans les ouvertures cadavériques j ramolli et vermoulu. Assez souvent alors toutes les sinuosités et cavités de l'oreille interne se trouvent dëtroitesel confondues en une seule , qui ne forme plus qa^un çul-de-sac au rocher , ainsi que je l'ai rencontré mx
DB L'OTIHiaEÉB. a«9
f(ws à l'ouvenuie du cadavre d'un de nos sounk- LjpMiels <jui avait perdu l'ouïe dans son bas âge à la
d'ua long écoulement. ' 1
Quoique duns la plupail des cas il ne soit pas di£> I llcile de i-ËComiaître au pi'tiini«r coup^l'œil le carao I tère purulent de ceUe e&pùcc d'ecouLemeat, on «'v 1 tromperait néanmoins %âcz Kouveui si I'oq n'avâ( 1 pour le reconoaiire les signes lucmes de lu carie, 1 EUe s'annonce par la couleur saaguiuolenle qu« I prend souvent le pus, par la teinta I)rouz«e qu'il I douD£ aux instruments d'arj^ent employés aux pan- I KtDGUts , et , ce qui rend la chose moias douteuse^ 1 par les débris osseux qu'eiiuaiae ou qu'a déjà cnrt 1 b'ainés la suppuration. 1
Quelqueibiti il Millit d'inspecter le conduit Duditil) | ^rès l'avoir bien lavé, pour reconnaître la carie à I9 1 dàludationet à l'aspect granuleux de ce tubeo«seuiu 1 Ordiaairemeot, les premiers débris sortis avec Ip J ws sont les osselets de l'ouïe. Qu^quclbiK, aprèp J
oir été délacbés , si la membrane tympaniqu^ \ 'offre qu'une petite ouverture , ils restent plu|i J ou moins lon^- temps dans la caisse, encroûtas 1 d'une matière épaisse qui eu rend l'issue encoqs J plus difncile , et même impossible^ jusqu'à ce qu£ V 1 desnticiion complète de la membrane cesse de s'o^l jiofecr à la sortie de ces corps étrangers.
lorsque la suppiu'ation et la carie s'étaijlissent
ins les cellules mastoïdiennes , une douleur soj;u'de
|uai
se lait senlir dans la rëgiôn de l^apdphyBéliiastCHide) et augmente par le toucher sïVùnuppvàefùItlesaéBi les doigts sur cette âninence <>Sl!lètr^,''^u^,{M^ërieMé même quelquefois un peu de rougeur M "A^eUifikj^ merif ^ ain^ que j'ai 'eu deux fofô 'dcèàsidft -dé Mh server. CSèttè rougeur et cet empâtemëiit^ 'Éont 'léi sii^es aVant-^coureurs de rouTertce^-*fistftlèlisè''dK cette portion du temporal, à tra^erïl leqdet'le^|to s'échappe slàrs en partie , ou même en totalité ^ iàn^ iqué. la membrane tympanique n'a pas-ëtë idëckiréê.- Cet accident appartient essentieUenfent â l'et6t« rhëe purulente. Il en résulte d'abord un pedt dëjM froid, derrière l'oreille, qui n'est âd<ïOn4|>agYiëd^ailk cune douleur bien \iye. La peau se-^ côlote d'oi} rouge brun , s'amincit , et s'ouvre pour donner issue à un pus mal élaboré. Si les circonstanbes iqtd ont précédé la formation du dépôt, ou si Fexploratioâ par la sonde du fond de cette ouverture fistAleuse, ne viennent éclairer le chirurgien , il pourra J^frendrt pendant long-temps c^ écoulement pour la sfuppn^ ration d'une tumeur scrdphuleusek Le diagixbstic sert bien plus obscur encore et bien nkiios susceptiUe d'être éclairé par la sonde, si au lieu de s'accumiokr derrière ou dessous l'apophyse masto^de^ le pus vient à fuser sous les muscles qui ont leur attachai cette émihence, et se prononcer à la partie ïatérale du cou immédiatement au-dessus de là clavicule. Il faut alors se rappeler , pour connaître la nature de
OB l'oTORRHÉE* 211
ceue suppiKratîi^a ^ tous h» phénomènes ayaiit^couiHsfiiffs et.coiu3iQ^tfmj3., M'i^a^ammerauenùyement l'apophyse fli9§l9ii4e .quiâ^.tpiijoiMrs plus cm moins
.'.Si lacanç.4ootseiC9mpliquq,^uÎP¥un»]^^^ imnpdimtetkUQpfrthiqviey apfiè^ ayoîjr.dâivit les cdU lolea-nafiloïdieiUiieis^jeitTf^^ riatérÂew.4u rocher, çûntinii^r.^.rwH^tUir et à 4éiy<|rier .i^M^sobsianoçy il airiT«<ii9lors .ce <{.uW voit; .presque toutes les
fois que la carie ronge profondéiQent la t^ble exteraedes osda .ciràne«I^ dure^è^ oo^j^espondante àjla eam s'altère, se dëcole, Venflimme , ^suppure j les. autres inembranes s'afTeç^nt à l^ur tour, l'in« flammation gagne le cerveau, et la maladie dcvieRt mortelle. Lorsque Votorrhee se termine par une semblable lésion, la mort n'en est pas la suite im«médiate, comme cela arrive lo4:s({ue.la.méme maladie de la dure -mère ou du cerveau yjûent à compliquei* las plaies de tête ou la carie des os plats du crâne. Dans ce cas-^i le malade meurt très- promptement ayec les symptômes adynamiques, au lieu que dans le premier cas on le vojt languir plus oumoiiis longtemps , résister à des céphalées atroces, -prouver même de longues rémissions dans ses souQrances , «t traîner ainsi pendant des mois et des années une existence misérable, qui s'éteint dans le marasme, ^u que termine à la fin une fièvre aiguë ou même yxsxe mort subite.
fclB DKL\IEM£ VABTIE, CllATltRE II.
CeUe tOYiiiimMui de l'oiorrh^ puruiente pnmi* tree,o«iïipJj(juée<Je la lésion <Juc«rveao, lessyiii(H tèraes tpi i la lit'c^U'nt , tes Lésions {pie laisse voix Touvcrlui'C oatluvei'icjuc , tout rapproche oelte oUirrlwe ^ t'oion^iee puruleiUc sympt(unatit{|ic C'est pourcpoi i) nie snfik d'aToir iudii^ue ici le» -prineipM] traits qui canwléi-iseiit la pFeiiiière, me reaa-wast de préMinter plue eR<l<H.ail, ceux qui ivà soni rrwiiiiini twc la. seconde, dans la (lesc«,'iptiou que je va& en donner. ,. ij r <
L'oianbéc punileme<idi<»p3(lHque s'^ pasvnjours une aSéction purement locale; boutcsU elle ^pcnd d'une maladie consùtutionnclU: , telle qoc , 468 scrophulçB ei la syphilis. ^^
'jlt. Ûlorrhis purulaUe si/mplMiati^ue: ^M
J'appelle de ce bohi lout écouletnctit clirefliquF puriibrT!iet[m, ayant son issue par l'oreille, asa soiu-ce en totalité oti en grande partie ailleurs que dans cet organe. Un abcès forme dans le voisina^ de l'oreille exleroe, des glandes ai suppuration , une coric à la face exlcrne de la poriion ecjâlleuse du temporal, peavent fournir des tuse'es ptumlent^^ simulent xme véritable otorrbee. J'ai va , à la «Ôte ffnne fièvre adynamiqtie, une énorme parotide disparaître, pendant la nuhj à ta suite d'tm écotitaaai de pus très-abondant qui se fit par le conduit audit^ Ou crut pendant quelques jours qu'il s'ëtait epéti
^F EK i/uT(ir.r.iiL:i^. il^
W iuieTéritablemétastase, et que rorcîUe étant devenue elle-même le siège d'un oliccs, avait fait dispariùtre . laporotide. Mais i) ne fnt pns diOlcile «les'assimrde j l'état des choses, car en comprimant avec le» doi^ J ce qui restait de k tumeur critique , oji vit de suÎH ] ie pus cooler aboudnnttncnt par loreîUe. ■ I
Dans ces sortes d'otorrhf^es svmptomnticfDes ^ I le diagnostic est e'TÎdcnt, le pronostic tlclle , et tes J indicatioQt se préscnieui d'ellcs-mtmcs à tm pmti* i cien écloiTe'. Il n'en est pas de môme de celles dont I je vais parler, et qui Ibut le principal objet de cet J article imputant. 1
Ce sont les otorrh^s dont le loyer principal est 1 Aans rimerieur même du crâne. La carie dessuriacM Hitemes du rocher , la suppuration, de la dure-mcre, un abcès dans la substance même du cerveau ou du cervelet, telles sont les lésions dont se eompos^l'otorrhée «ympiomatique (pie je désigne plus pariicnlièrement sous le nom d'otorrb^e céîvbrale, et que je diviswai cn/jrimih'we et en comécutise. • \
L'otorrhée cérébrale est primitive toutes les ïm* J <|ue, sans auctme tësion anicc^dcnle de l'oreille , il te 1 l'orme, dans i'iniérieur An crdne aux dépens du ceï» - J ■veau ou de ses membranes , ou même des os , une I sDf^uration qui, après avoir pénétré dans l'oreills 1
É terne, soit par des trous faits au rocher par U " irie, soit à la laveur des ouvertures naturelles de Iko»-, 0e &tt jour au debcnrs par le conduit aodttU'
2l4 DEUXIÈME PÀKTIB, CffAPITRE U.
externe , ou, cequi eMmfinimemt^,prâ'là tii^^ d'Emiachi. ■ : ^^^^^ -
Les causes dé Totorrhëê ''céi&êû\e< -^tmààvej sont toutes celles qui peuvent mti^nep'' h^igûifipai* ration du cevveau et des niàiing«s^''lôrMjpDttJ^^ suppuration a' lieu dans le vèisiiliBge^ "éw if^hét; ott lorsque formée dans rintëriéor laèaÉi- dit-^cervean elle se fait jour vers les 'fisses ^ m&yeilttes ' 4n crâne. Il résulte de là <fàe cettM' 'ôtôriiife' ^pfenl être regardée , dans beaucoup de circôostanoes^ comme la terminaison critique d^nepUbgmasié de l'encéphale. Les auteurs qui se sont ocGf^pëB des ni»ladiesdë cet organe, ceux même qtd ont ^traité ex professa des plaies de tête ei des abcès imërieai» qui en sont la suite, ^ sont tus eu b'ont- pas aBses insisté sur ce ntode d'évacuation dela'suppurâdkni du cerveau et de ses membranes; car il 'ésit digne de reniarque que lorsque le cerveau vient  éti« Icsi^ d'une véritable suppuration , le pus, au^Uiea tde se répandre indistinctement sur tonJs lel$ pCMMà dé h circonférence de la baseMu crâne ou de ae iramasser dans le fond des cavités occipitales^ se dirige et s'accumule de préférence autour ^durodier, et particulièrement sur ^ face amërieiire. Gcue dernière particularité explique pourquoi ie Mon ' auditif ii^terne pratiqué au sommet de la face posté* Heure, et d'ailleurs séparé par la tente du cervelet du pus accumulé sur s» face azuérieure/sert
DE l'oTOKRHÉE. 2I5
(^-rareQient de moyen d'évacuation à la matiènt pmulente , qui , dans la plupart des cas el à cause de c^te disposiùon auatomiquc, se iait jour dans le 1 rocher perforé par la carie.
L'oreille interne ue peut servii' d'é^ionclaire a^ 1 pus qui vient deTinierieur dn cidne sans s'cnllaniF» ^ mer, et sans devenir elle-même le s|egc d'une fluxion purulente ou puritbrme qui complique l'otoirbce pucnleme céréiirale et au^'oien^e L^, matière de rôcoulemeut. rfq
L'otorrbee cerehrale se manifeste eommunânen^ par ces signes: céphalalgie continuelle, d'abord ob->. j tuse, puis vive, lancinante et atroce, persisiaal j néamnoins à un degré très -modéré et rédultç à une simple pesaiHeur de létej pouls dur, fréquent et devenant ensuite quelquefois plus rare même que dans l'état de santé ; rougeur des yeux , tiraillement douloureux dans le Ibnd de l'orl^ite ; quclquelbis contractions convuUives des muscles de la face, tension ou empùtt^uent œdémateux du cuir chevelu , seutimeni de constrictîoa sur toute la surface des os du crâne, comme s'iiL.'.ie pouvaient sudire à C(mtenir le cerveau; quelquelbis lésion des lâcullés intellectuelles , et sur-tout, de la mémoire , perte de l'appétii, du sommeil et des Ibrces, Tix-'s-souvenl, lorsque les symptômes de la .suppuration du cerveau ont e'té portés jusqu'à ce degré d'int£nsité, la mort en est la suite, et dès lors
il6 DEUXIÈME PAnTTÊ, Cff-JlKTllE II.
la mstladie esï toul-à-I'ait ArangèfC à cette qo^^ viens de décrire. Mais si, lorscpte l'état «in m^E^Htts n'est pas tout - à - tait éésespéré, il snrvicHt de=^ la douleur dans l'une des deux oveilW, airee siittfdiM^le, bourdonnement, nul dôme que f abc«9 <hi cerv^=au ne doive se vider par Voreîlte>etéuiJ)Iirl>ieQU>t.a« l'espoir de la gueri&on, une vétiuAie otorrh^ | mlente.
Cette affeciion symptomaiHpjede l'oreille ne tnanifeste pas loujoiusàlasuile de symptômes at»*sJ intenses. Le plus communément elle vient à la stiiie d'une congestion purulente qui s'est formée leii**^J ment dans le crâne , par suite d'une pblegmrisil^l chronique du cerveau ou de la dure-mère et mêno^ du cervelet, on par la (bnte de quelque kyste ou ^^ queltpies tumeurs sqoîrreuses de la masse eoC^ phalique, et sans autres symptômes précurse»-"'^ qu'une céphalalgie cootinueite, quelquefois per^ dique , mais alors violente, ei souvent aceompa^'»' de mouvements conyulsits tt d'tine langueiu- f
nérale des forces physifjnes cl morales.
L'oiorrbéequis'eâlainsimaniiéstée , ne peut av^^"^*^ qu'une issue fatale; celle au contraire qui est snr^^^ nue à la suite d'une suppuration aiguë du Cervca' -^ ^ laisse beaucoup pins d'espoir de guérigon. J'en pr*^^*^ senterai, à la un de ce chapitre, deux bistoirer'^^^^ dont la première est précieuse par ses détaîl^^ autant qu'attachante par l'intérêt qu'inspire ceJ -^
:,a«^ee
irs
ai-r^jta
ipix, tton' coBUM -dfe soobi^er ki^iiiatir deses MitlîlaUnr, feit • emèoM' tourner leÉ;sieM«ti profit it ïbùaaikiMéy •» • '--'^r •- ''' ' -"•' ■•"'•.
BouanhiratMi p^MiMêitM ^(EfUtéàtàk^tMetii , après me xndadié dis-i^riif tte? Lé pk» sdttveMr^'éstunie otor-rliëe purulente ^, aprè» avoir d^mit l'cM^eiRe m-* iCKftfe pttr ^tar câoie, a<'{MPftl{i9e^ rii^^ jtt^ifi^aïuc faces postéiriéiûre et ' ânténeùi^'iâr r^ptller^^ -et !Bé 4i'i{ief^9rëeB^ e» âîflëriiats mAii^^ * iGetiê pei^hinêm itiÊWÊSwl^^étmmxètie^ ^eo^la^^t^ lie pu» tpi rmnif^ Fsp^fl^y emuaîiie fo^teàniitioil lîe i!«tte
iÉ^ei»&*eUe' 4jpf^i;fte mHe nëéèis^iM*^ la inalildie'cfe Vot^y €[0à i^i^Vktétitél^fs^4àtÈ3^ië^ «Mis ^e «ia iH^fiihgB âl^e kt^fâd9è4'a tant rfè reJ^ t^gfte^!i^aSb0e^knakàiJH6fàêât ; éèr ^i^Mz isotment , IcM^ptd ^Ëks^ ks ontertufëtji etfcdà^ârikfifè^' à la i^ùilé ^ ce^'lElttiaâîel»^ on t^off^'là^^é'^-îiÉère irtsarq^^ de taehes nôtres^, l^[)è prëdénteiesli méïhés^tgbctpés , et 91 on l^esiplwe ddl^^ ÉÉiâàiè ênârâ^
- Quelquefois l^nibimi&àtk^t^ âins^ pi^ôpagëe dsdis Wimé^tàiACf^emh^ ^f se
détache de Fm , sê^((ffMiéeti;appiBKté par sa face cx*- ^eme, tandi» qœ ^ fadif iiflleAié coiscrâcte des adhé^
^vences avec les deux tatre« meiAbî'àtte^ ^beihnKm ^
2l8 DEUXIÈME PARTIE, CH^nTRE IL
et par leur eniréaûse avec k siilMànfaeilclèm'e dé ce -viscère. D'autres fois les syjnpt^iÂÈnàf^ ^Jbionieiit point à la surface extérieure dé la 'lxïëAÎm||^| élfe^t^ . détruit le tissu /pénètre jusqu'à làbEia^sefencë]^lique, et s'empsûre de k robstàxièë'^cbSrtSéiffe.l^^ dans ce cas ce n'est le plus souvent qti'àite Hiiip^' ration superficiellé/etialors m£xnè'^(ète lè'èèWéail éil pénétré par le pus, c'est bien moins' inft^ëritiQJe abcès qu'un amas de matière pUf^iftèr daiis'.iuto espèce de cukle-tiac; ■-■ '""' ' - "-
Cette diversité <lans les lé9lioiafs.d(ÂLt'lte'cempds6 lotorrhée cérébrale consécutive ètficâiié'BMutoiQ^ de variétés dans les symptômes' qui k'ïblnit'rèGoiw naitre. Le plus constant est une céphsdéé b^miiâtre qui vient se joindre à une otorrhëe aniâènhè/ist'qiii a été précédée par la diminution bu^la suppression de l'écoulement habituel. Peu de temps après, l'éU coulement reparaît , mais plus a^knidant'y "^ùêl^pMh fois plus fétide , et toujours suivi d'un aUégéinest momentané de la céphalée , qui s'élève exisaite an plus haut degré d'intensité , si par l'actioii- d^un air iroid y par des actes d'intempérance , pisâ: uii traite^ ment indiscret l'écoulement vient à dîmiauér ije nouveau.
Dans cet état il y a ordinairement peu df appétit , point de sommeil , mouvement iébrile presque continuel ,- maigreur toujours . croissante , : haldne très - fétide, et abattement universel. A ces symp* '
DE l'OTORRIIEE. ' ' 2ig
tomes déplus en plus intenses se joîgi^eut ceux dC' l'adynamie, avec délire sourd, anxietéî, plaintes conlinucllcs. À mesure que cette maladie fait des progrès vers une terminaison iâtale , l'écoulé-, menl diminue, disparaît même, et le malade meurt- ■ dans une agonie convulsive. D'autres fois celte es-i pèçe d'otorrhée mine insensiblement le malade, qui s'e'teint dans une fièvre hectique ; il peut même arriver que sans autre indisposition apparente qu^ celle do l'otorrhée et de fréquents maux de lête , U> survienne toutrà-coup des mouvements convulsifs plus ou moins proniptement termines par la mort.
Cette terminaison fatale et subite de l'oiorrlieeT par les convulsions est à craindre lorsque cet ccou— ■ 1 lement. est compliqué d'un dépôt à l'apopliysc mas-' toïde , et dans le moment où l'ouverture en sera* iàite.,
Je ne puis étaLUr cette donnée que sur ime observation de Morgagni , que je rapporterai. Mais néanmoins, parmi celles que j'ai recueillies moi-^ même, il en est une outre qui pre'sente un fait analogue , c'est l'exaspération des symptômes, les mouf* i vements convulsiis de la face, la marche rapide de la maladie vers son terme fatal, dès l'instant que j'eus donn^ issue au pus qui s'était amassé derrière l'oreille.
On tomberait dans l'erreur où entraînent naturellement toutes les classifications méthodiques ,
310 DEUXIÈME Partie, chapitre u.
qoaaddtes »ont prises à \a lettre, si l'on se penundait que les diâereiites «spèces d'otorrWcs c^ré* Wales se pi-^senient dans la pratiqne .'mssi neïtemenl que dans l'expose qocje Tiens d'eniracer. U existe deux espèces d'otoïrïiecs telles que je viens de Ips décrire; il est utile pour le pronostic d'en ^rela distinction , qui esi souvent facile dans l'aiilopsic cadavérique, quelquefois même possihle durant la vie; mais le plus souvent les signe:) de l'imc et de l'autre se conibndent tellement ou sont si peu prononces , qu'il est impossilile de Béierminer si b suppuration dn cerveau ou des mrninges, qui s'^ coule par l'oreille, est primitive on consccnlive-C'est par cette raison que j'ai cm devoir rassemMei* dans le même cadre foutes les observations d'otorrhe'es.smi primitives, sait consécutives. Celles d'ailleurs qw j'ai empruntées de differenis auteurs e'tant plutôt Jm autopsies cadavtfrifpies que des histoires de maladies, ne peuvent pas être rigoureusement déterminée?. ^ Trailtment de fotorrhée, ■
Je range dans la même section le traitement «^ diverses espèces d'otorrhees , parce que les indic? lions qui leur sont communes sont beaucoup p^ nombreuses que celles qui sont applicables à cl^ cune d'elles.
pour les unes comme pour les autres, il est n cessairc d'employer les drastiques avec les lon:^ ques. C'est ainsi que je prescris avec de» sttcg^
DE LÛTORRBEIi.
marques ies pilules toniques de Bâcher, douLJe porte la dose au point de provoquer deux ou trois évi^ cuatioDS alvines; je ue cherche par aucun moyen & ' pvevenir les coliques ^u'eUes occagiouent , parce que je ies regarde ici comme avantageuses. Ordinaire* ment je i'ais précéder leur emploi par l'admintstrar ' tion des uics d'herhe* , à la dose de deux verres tou» ' les matins. Il est rare que leur effet ne se fasse presr que au&sitôt seuiir par un cbui^tueiU irès-not^ble <lan9 rccoulement qui devient plus fluide et beaur coup moins it>tide , quoique plue aJwnduit , et par ' la -diminution , et œèjiie la disparittou des maux de tête qui accompagnem si souvent J'oiorrhée. £a j même temps je donne pour ix>isson une infusion de clùcor(?e rendue Laxauve par l'addititai d'une demionce de crème de tartre par pinte. Je remplace ensuite celle li&ane par une inlusioia à froid de «leux ^ros de quinquin» dans deux livres et demie de liquide.
Apcès trois, quatre, et uiême »iï nioiâ d'un pe^ reii traitement, j'y joins les moyens locauxi Les principaux sont :
1° De raser la tête > de la làire â-lcttonner et de la tenir enveloppëe dans une calotte de u^aas gommé j
2° De pratiquer un se'ton à la nuque, et de l'eii- Irelenir tant que dure l'écoulement, et quatre ou cinq mois après qu'on est parvenu à le tarir;
222 DËUXlÈxME PARTIE, CHAFITftE U.
y Dû porter des Hqiûdes médicAmentetiXdaiii l'intérieur de ToreiUe. La phis^ ^raxkdid- 'pirudencte et les conseils d'une cxpëiîence éolidûptfe'^ddivciit ptésîder particulièremeM à l'ôoiploîtdttipesf injécddiis'; lors même qu'elles n'ont tf Aitfc»>'pif^4ëtëï>^ celle d'être adoucissantes. Il est à ma ^scttdittutfuiitt qu'une injection d'huile de Kn «ipprittMixgll t 'A ^ m i f une ptorrhëe ches un en&nt ^ qài péM peu âKfjùnt^ après dans les convulsions. En^iAfénsd'lM Inâtel employées localement dan» lea nuAadittft ^'VondOb ofirent une foule d'inconvénienu V «t ^^^eMMf f aÉKei celui de se rancir en peu d'heures et de s^oppMt au libre écoulemett des faïunears'éA^'^MistnsBUit dans les anfiractuosités de l'organe«'i '^«0 ;t . . ^^i
Il faut se méfier sur*4ont) des injections lorsqde l'écoulement est accompagné d'tillëi^'4tS4^^^ qui augmente toutes les fois que l'oi«âle Hue maèis qu'à l'ordinaire. On peut d'ahord teuusF; tes- injections les plus propres à favoriser récouleitiedt, telles qu'une eau miellée , ou- toifl éÎÊàfiiemeiA de Teau tiède. On ne passera à celles «Jtii ^ssèdoc' des propriétés détersives et astrin|geilt6iBt'^i{tie^1t9 la fin du traitement , et lorsqu^on s'apercevra qoe par l'effet des remèdes taUt internes tfaféàtélniei Vé' coulement a diminué, sans que cette', ditaùtintion ait été suivie de malaise ou :de' cëphàladgie. L'injection que j'emploie alors avec sécnrité eft une décoction de feuilles de patiepce sauvage,, dans
DB L'OTORRHÉE. ;>23
ls(pielle je iais fondre un sinème en poids de miel cosat , ou bien le suc relire de la petite joubarbe cwile ila cbafeurdnïour dans un vase à ouverture' etxoiie. Ënlîu quand Udîniination de l'écoulement s*opériintde plus en plu», sans incommodité^ comme' saoaactMdent, iait entrevoir la possibiliti^ ou plutôt' «rlonnela c«rtilude d'en obtenir sans danger la sup*» f>ression, on rend les injections plus astringentes en y ajoiiutnt,soilun scrupule d'alun par pinte, soit s«r la même quantité d'eau deux ouces du vin connu en pharmacie aous Je nom de collyre de Lan' franc. i . .
Lorsque dan» le cours du traitement l'e'coulement vient à se supprimer tout -à-coup , ce qui peut ani-' Ver à la suite de l'exposition du malade à un air «"oid, de quelque indigestion, de quelque révolution morale , du de l'emploi prânaluré des injec» tions asuingcntes , et quelquefois sans cause conclue, il faut se hâter de rappeler la fluxion. Pour arriver à ce but, je ne sais rien de plus efficace que ^ appliquer sur foreille et sur toute la partie latérale <^rrespondante de la tête, un pain sortant du four ^ (icpouUléile sa croûte du côté où il doît^tre appliqué sur la tempe. On renouvelle «eite application toiiies les trois heures , et à chaque pansement on ^JËcte dans le conduit auditif une solution de troîi grains de muriaie oxigéné de mercure dans huil **ûces d'eau tiède.
lue de la ma™
DEUXIÈME riH'i'Uâ, UIWII'IIË
Qudquelbis la dispacitkia de l'ëcouleBieut poui' cause qu'uae ixîLeiitioo mécanique de la mai ùère pui'iioriae, pai' l'eu^ouËiueut du cooduii audkiil Cut engouement est loi aie le plus souveal par un am!iS de croules puruleiUes wx pu* une ou deux esquillce o&seuses arrêtées Mi lond du coodutf auditif, à travei-e l'ouveilure faite à la œemjiraiie du tyiupaa , quaod elle n'est pas enùèi'cuieiu de'ti'uiti;. Aussi e6t-il indiqué , auitsitst que l'otorrbée vicni à K &up|U7aicr sulfiutnteut, d'inspecter le xueat auditif pour s'assiu^r s'il ja'y a pas engorgement, et d'y injecter à diverses reprises de l'eau Uède, krs méioe que l'on n'a pu L<ecouuaîU'e aucun oLuade de cette nature ; car il peut arriver (j^'il ait son àcge dans l'iuLerieur de la caisse.
Un conseil que l'on ne saurait trop recomoiundcr auï personnes alfectees d'otonhée, et qui veulejit en guérir, est de vivi^ le plus sobiemeui pos&ilik. On ne saurait croire jusqu'à qud point les foaclioos digestiveb étendent leur influence à ces sortie de maladies- Une indigestion , ainsi que je l'ai ilit il n'y a qu'un moment, peut suppiimer toui-à-coup l'écoulement , et comprowiou'e l'organe encéphalique. Une nourritm<e succulimiii œ niant^e jan^^ de raugnteoter. Si au contraiic les alinieutb sont légers, peunourrissanls, et pris rt%ulièreaieul, oa voit l'excrëtinn de.l'oreilk diminuer d'une uonîèK Lien sensible. On trouve dans les Ephémérides ^
:. DE l'oTORRRÉE. 225
Curieux de la >iator«ypotirl'ànnëe 1675, un fait qni vient stngulièt^fnéntt â l'appui de mes observations ^'là'<«e dtjéti-'-Aiidté 'Kiioëfèl rapporte qu'un geptiyioiRmè^ ' ]pt>Idn»i^ v ap*^' 'av6h- été tourmente pat/ ée Viôfetitôs' âoùléiiils'âë tdeéV'fut afièctë d'irn éctookùetiit (ié»/ftl& tr^afatstaââhtWPoréîllé gauche,' fet-qàé cet t^cèiâéïkienii^éèii^t' wsolùmiënt toutes lesibA(t'qù6'«le»g«^Sllf6itiiïàié fhièîiit Wifife îfiète eïàcte. L'oieill6kqaiifluik;ëâ^ti>'di$ventiëii'iit<^tië sourde; mad'-W^t^^^^tiii^'-jeûW,'^ (pi'fl aVMt Vattention de te^^MiitiËNftti be»i^ preàle,^l'en^dalt distinc feikten4>4es'«fiir«àtè94àifeti6i^%^)H6ik: -• r J^^'VfiH»- A>nÈfe4r -à prifàefiil qdefcjùfes ^^tecèples ptfticulieifs iàp^^iëabtes seiiUbmëfit a 'chà<|iié' espèce d'oiorrhée. Si elle est siÂplemèhtînuc^ilse, =fe traitement sei^tiiofas'lohg'ëtfa'r^issh^ltibim dou-' ' tense. U faut traSter^cèfctè'iiiidàiKéxoniiiie on traite Ifihtfes les'fluidohs^atditf hà£es ïàîiciëtineis y par l'usage continWè des tonicjtt»; sbuvêht^ 1 par
Fadtninfetratîoiï des ^ pùrgatHs ' distiques ^ teU que' Falbès;' C'est pour têtte espèce • pkrtîctilièretoent qa'ôA ipëiït récodrit avec ■phis'*tfë^p6ïr''lcf succès' aux éiùtoites placës-dans'le Voîsiiragé^ delà maladie; j'emploie de prëfërcnce le' éëtdti^, ôt, ^tt devient trop douloureux', je ' lé retire , et placé à diaicunB:-|les ouvertures un ^ois' à bautèrè <|ui entretient sans dotdeur la suppuiiation. On péiit reniflacer avec avantage là tisane dé' cpiinquina par I. i5
tveDt
uoe solution de demi-once d'eslraii de cami dans une pinie de décociion de salsepareille. Ici • iciections detersîves et astringentes ont moins de danger <^ue dans les autres oiorrhees, et peuvent ^e employées de meilleiire heure.
. Le traitement de l'olorrhée purulente se des moyeDS que réclame la double indication procurer l'exfoliation des parties cariées , et de cicatriser les parties ulcérées. On sait dans la chirurgie pratique quelle est l'impuissance des remèdes donnés à l'intérieur pour provoquer l'extblialion. I! ne faut pas attendi-e plus de succès de leur emploi dans les caries de l'oreille. Parmi les divers remèdes que j'ai tenlés dans l'espoir de les guérir, )'ai cependant reconnu quelque efficacité au sirop de trèfle d'eau, donné à la dose de dieux onces, in^ lin et soir , dans une décoction de salsepareille.
Le succès des remèdes internes sera moins douteux, si l'otorrhéc est produite ou entretenue par quelqu'un des vii'us contre lesquels la médecine * de puissantes armes. Ainsi les caries de l'oreille qui tiennent à use aSèction syphilitique cèdent assez promptement aux préparations mercurielles- Le peu d'efficacité des remèdes internes , eD général , oblige à chercher quelques secours.daBE l'emploi des moyens extérieurs. Ceux qui m'ool le mieux réussi sont les injections alcalines ùàs£i avec imt dissolution de potasse , dans la pro-
DE l'OTORRHÉE. 227
portion d'une once de cet alcali pour une liyre d'eau : j'ai même une fois employé cette sub-^ stance dans l'ëtat de pureté et de liquidité qm lui 9l fait donner par les anciens chimistes le nom de deUquium de tartre. Mais on ne peut employer ces préparations alcalines qu'après avoir calmé par des injections anodines et narcotiques l'excessive sensibilité de l'organe malade, et particulièrement du conduit auditif. Pour obtenir de ces injections l'effet qu'on en attend , il faut qu'elles soient renouvelées neuf ou diic ibis par jour , et que le liquide injecté soit maintenu dans l'oreille en d<»mant à la ^éte une situation convenable. £n mêm^ temps on insistera sur les purgatifs drastiques renouvelés aussi souvent que le permettront la constitution et l'état des forces digestives du malade^ Quoique l'application d'un exutoire ne paraisse pas ici aussi évidemment indiquée que dans l'/>torrfaée lauqueuse, je la conseille cependant, fondé sur.. ce que je l'ai vue constamment suivie d'une dûninu* lion de la suppuration.
. Quam à l'otorriiéer purulente xérébiale^ tout le traitement se réduit à provoquer et à entretenir 1'^^ Mulement, et à le rappeler quand il vient à ^e jsupprimer. Lorsque^ kt -suppuration du cerveau nu dç ladsirevmère succède à celle de l'onèiUe^laToièest loute tracée à la matière pmxileate qui pénètre dans le roclier.par les trous, de la cade ^.et passe de. la
te au "il
caisse dans le condiiit audilii externe. Mais lorsqi la suite d'une suppuration de la masse ence'phalicpi ou de SCS membranes, le pus, soit à la faveur du trou auditif înierne , soit par une ouverture faite au locherpar la carie, pënèlre dans Foreille iniei U peut y séjourner plus ou moins long - temps prolonger les accidents et les dangers de la codj tien du pus dans le cerveau. On peut alors, si ou se croil suffisamment fonde à admettre l'existence de la maladie telle que je la de'crîs ici , on peut porter un stylet mousse dans l'intérieur du conduit auditif, et donner issue au pus en perforant la membrane lympanifpie. L'otorrtie'e cérébrale une lois établie, on l'entretient paf des vaporisations cmollieates, par des injections délayantes ; on prescrit au malade de s'abstenir de toute intempérance , et de se préserver soigneusement de l'action du froid , suI^-toul à la létc. Si l'ccoulemeut vient à diminuer, il faut observer avec attention ce Cfui se passe , et voir si ' cette dkninuiion est ou n'est pas suivie d'un accroissement dans les maux de léte presque habiuiels qui accompagnent cette espèce d'otorrlie'e. Dans le premier cas on cherche à redonner de l'activité' à l'ccoulemeut par l'emploi des mêmes moyens indiqués potu l'entretenir'.
Si avec l'e'coiilêment , Icsmaus de tète ont dimiïiuë au lieu d'augmenter, on peut regarder cominc |)robable la gi^g'risou de l'oiorrbe'e cérébrale, et il
DE l'otorriiée. lic^
ne se présente ici d'autre indication que de remplacer, pendant quelque temps, la suppuration qui disparaît,, par un vësicatoire au tras et quelques piu*gatifs. Ceux-ci sont assez généralement indiqués pendant tout le cours de l'otorrhëe cérébrale; dans le petit n^ombre de cas où j'ai pu les placer, je les ai vu diminuer la céphalée et l'écoulement.
Enfin si l'otorrhée venait subitement à disparaître complètement avec exacerbation des maux de tête et invasion fébrile , on chercherait à la rap- ^ peler par les moyens que j'ai indiqués, mais ils sont quelquefois bien insuflSsants , soit qu'il y ait^ alors suppression plutôt que rétention de l'écoulement , soit que la rétention dépende d'un embarras situé trop profondément pour être atteint par nos désobstruants mécaniques. J ai réussi dans deuxoccasions pareilles à rappeler l'écoulement, une fois par un bain tiède de trois heures , et l'autre fois par l'appUçation sur l'oreille d'une ventouse de mon invention , dont je parlerai à Farticle de la perforation de la membrane tympanique.
XI"*^ OBSERVATION. Otorrhée muqueuse. — Un prisonnier anglais, âgé de 35 ans, surchargé d'em-.' tonpoint, doué d'un tempérament sanguin, eut une blennorrhagie des plus violentes. Traitée méthodiquement par un chirurgien avantageusement connu , cette maladie disparut insensiblement dans V^space de six semaines , et fut remplacée près*
23o DEUXIÈME PARTIE, CHAPITRE .11.
que aussitôt par un écoulement de l'oreille gauche.. La matière purifbrme jaillit tout-à-coiip au-<ldion ayec abondance , après cinq on six jours de douleurs et de tiniements d'oreille. Tout portait à Sroire qœ cette fluxion n'était qu'une sorte de mëtastase de celle de l'urètre; en consë(!^ence,«on s'eflbrça de rappeler celle-ci par les bains chauds et les in-' jections stimulantes; on y réussit, mais sans obtenir la disparition de l'otorrhëe. On revînt aux mercn-' riaux dont on avait dé]k fait ' usagé. Pendant ce second traitement 'la blennorrh^ disparut de nou' veau. L'otorrhëe tut à peine diminuée. Séton à la nuque, purgatifs, sucs d'herbes : le malade employa tout pour se délivrer d'un écoulement dont les eflb» commençaient à altérer sensiblement l'audition'dir côté où il avait lieu ; enfin il me fut adressé par l'un de mes malades. Une dame dont j'avais gaàr la petite fille d'une surdité incomplète , parla de moi à cet Anglais et me l'adressa. En examinant son oreille , je trouvai le conduit auditif entièrement rempli d'une concrétion jaunâtre ayant la densité du lard et faiblement adhérente à quelq[ues points du conduit. Il m'eût été facile de l'entraîner audehors, si en l'ébranlant je n'avais causé les plus vives douleurs; j'essayai de l'enlever par morceanx en la découpant en divers sens avec la pointe 'des ciseaux , et j'y réussis à la grande satisfaction dn malade , qui , dès ce moment , recouvra pi t i s utf
DE l'oTOR&HÉB. 2;3i
complëteinent l'ouïe de ce côté. Mais Foiorrhée n'en ëprouya aucune diminution ; et j'allais me dé* cider à abandomier à la nature le soin d'une guërison que je n'espërais plus y lorsque le malade, me parlant de nouveau du traitement mercuriel qu'il avait subi, me rappela une circonstance qui d'abord n'avait pas fixe mon attention : pendant la durée de ce traitement , sa tête avmt été couverte ^ il cessa de la couvrir lorsque le traitement fut terminé, et depuis lors , il s'aperçut qu'il ne suait plus de la tête, même dans les plus grands exercices, quoique avant cette époque le moindre mouvement pro* voquât chez lui la transpiration de cette partie. Je crus reconnaître la véritable cause de l'oiorrhée dans la suppression de cette évacuation , et je m'attachai ik l'emploi des moyens propres à la rétablir. J'y réussis par les vaporisations d'eau chaude dirigées vers la tête, et sur-tout en conseillant de recouvrir oette partie avec une grande calotte de taffetas €»<)nuné.
L'écoulement diminua en raison des sueurs ob- ^^nues par ces moyens, et l'on acheva de le tarir P^deux purgations et par des injections faites dans *^ conduit auditif avec une eau alumineuse.
Xll"*^ OBSERVATION. Otoirhée muqueuse: — Un ^udiant en droit , d'un tempérament lymphatique , ^posé aux affections catarrhales , et souvent obligé ^ garder le lit pour des douleurs dans les louches ,
232 DEUXIÈME PARTIE, CHAPITRE tt.
vint me consulter, au commenceofient de l'an 1806; il se plai<>nait d'une otorrhée du côte droit , dont il était incommode depuis trois ans. Cet ëcoulement s'était établi peu-à-peu , sans aucun autre signe d'inflammation, à la suite de l'extraction de plusieimdents malades qui tourmentaient ce jeune hoinniB depuis quelques années. Six mois après Tapparition. de l'écoulement, l'application d'unYësicatoire à la nuque fit cesser l'écoulement, et l'on iit sécher la plaie aussitôt après. La guérisonnefîitpas delongoa. durée ; . au bout d'environ six semaines il survint des douleurs sourdes dans l'intérieur de l'oreille , avec, bourdonnement et surdité , deux symptôznqs qui ne s'étaient pas présentés jusqu'alors, et qui disparurent en même temps à la suite de la suppression subite d'un écoulement plus copieux que le premier, et dont les premiers, jets se trouvaient mêlés de sangp- Depuis cette époque l'otorrbée continua, avec qudques variations dans la quantité de la matière excrétée qui entraînait quelquefois des flocons meut* ■ branitbrmes et jamais des débris ossetix; )!exainin4 le conduit auditii', et je. trouvai la membrane du tambour à moitié détruite ; le peu que je pouvais voir de la tunique qui tapisse le, conduit et de ceUe qui revêt la caisse, était blanchâtre, fongueux et iHîcouvert d'une mucosité ayant la blancheur et la consistance de la crème. Il n'y avait pas de surdité tant que l'oreille se trouvait garnie d'un peii de co-
, DE lVtoruhée. 233
ton, mais dès l'instant qu'elle en e'tait dépourvue , Faudition devenait douloureuse et confuse.
Je. conseillai un vësicatoire au bras , un vomitif, deux purgations , . l'usagé de l'élixir amer de Peyrilhe;.et si, par l'effet de ces remèdes, l'écoulement éprouvait de la diminution, des injections dans Foteille avec les eaux de Passy non épurées. Il ne tut pas nécessaire de recourir à ce dernier moyen; les premiers suffirent pour tarir; dans l'espace de quinze jours, cet écoulement qui depuis n'a plus reparu, et n'a été remplacé par aucune autre incommodité. ~
XIII°^® OBSERVATION. OtoTTkée muqUeuse. — François Gîtisin, militaire, âgé dé vingt-quatre ans, d'une constitution débile , d'un tempérament lymphaitique , entra à l'hôpital militaire du Val -de- Grâce, le i3vetttdse ain I2, et fut placé dans une des salles dont le service médical m'était confié. La maladie de ce militaire était une fièvi*e avec prostration des forces , petitesse du pouls , fuliginosité de la 4aiigue, des dents , etc. ; elle se termina d'une maïiièire favorable le quarante-^septième jour. La cort- Vàlescetice fiât longue et difficile. Cependant vers la £n'def floréal ce militaire était en état de sortir de l'hâpitaly quand il lui survint, sans douleur, sans l)ourdonnement , sans lésion de l'ouïe , un léger suintement de l'oreille droite. Au bout de quelques )oa]». cet écoulement devint plus considérable, la
inolenie. Efl
matière plus épaisse et un peu f eiaminniitle conduit auditif, je le trouvai dépourvu de sa membrane tympanique ; ce dont le malade m'expliqua la cause en me disant qu'il avait été dans sa première jeunesse très-sujet à ces sortes de fluxions. Cependant l'air violemment expiré, la bouche et les narines étant closes, ne s'échappait point par l'oreille. Le seul inconvénient qu'entraînât cette destruction de la membrane était une Jurande seusibUité dé cet organe à l'impression de l'air Iroid. Je n'employai d'autres remèdes que deux purgations à trois jours d'intervalle , et je n'en obtins aucun effet marqué. Il y avait près de quinze jours que cet écoulement subsistait lorsque le malade sortit sans permission de l'hôpi' tal , et y fut ramené le lendemain matin, jG praiiial, par la garde, qui , lors de sa ronde nocturne , l'avait trouvé dans l'ivresse la plus complète à la porte d'un marchand de vin.
Un vomitif et des ii:ictions sèches firent dispalaître tout ce qui restait encore des symptômes ^e l'ivresse. Revenu à lui , Je malade se plaignit d'une douleur de tête qui occupait principalement la région temporale. L'écoulement était totalement supprimé. Je mis vainemiîut eu usage pour le rappckr les fumigations , les injections émoilienies ; je substituai à celles-ci une solution de muriatc suroxigénc demerctire, dont TeSetfut de phlogoser tout Iccojir
DE L-OTORRHÉE. 235
àuxx auditif 7 et de déterminer un suintement jaunâtre qui ne dura que quelques jours, sans diminuer exi aucune manière la douleur de tête , qui persista s^^ement accompagnée de dëgoùt et de langueur. A ces symptômes se joignit au bout de vingt-un )oixrs ( 7 messidor ) une fièvre continue avec frissons par intervalle, exacerbation le soir, langue pâteuse , nausées permanentes , insomnie , anxië- ^^s 5 rougeur de la conjonctive et délire turbulent , . qui d'abord ne se montra que la nuit, et qui finit par être continuel. Je fis raser la tête , et y appliquer ^M. large vésicatoire. Je prescrivis Fémétique à doses réfractées. Ces moyens n'amenèrent qu'un soidageïttent momentané. Le vingt-sixième jour à dater de lixx^asion de la douleur, délire tranquille, pouls duï* et fréquent, immobilité du tronc et des extré-*
. ïûiti^s , mouvement perpétuel de, tête , selles invo-
' «>ïxtaires , liquides et fréquentes , figure pâle et co^rmie luisante , tiraillements convulsifs des muscle^ du nez et des lèvres. Le malade fut à-peu-près
***^c pet état , depuis le 1 7 jusqu'au 23 messidor, jour ^^ la mort arriva précédée de quelques convulsions g^ïléralcs.
Je fis le lendemain l'ouverture du cadavre. Après
*voîi» exploré la capacité abdominale, et particuliè-
rcïïient le foie qui fte m'offrit rien de remarquable ,
1^ "procédai avec soin à l'examen du crâne. Je trou-
"^^ les sinus gorgés de sang , la dure-mère déiacbéc
des OS dans toule l'élendue de la fosse droilc et une partie de la fosse occipitale , et dnns le même endroit environ une cuillerée d'une serosHe' à-peu-près jaunâtre. Cette même portion de la duremère était recouverte, sur salace interne, d'une fausse : membrane ou plutôt d'une couche d'un pus trèsconsistant ; farachnoïde était très^paissie et irès-distincle delà pic-mère, qui e'iail aussi recouverte d'une matière puriibrme à moitié solide. Dans, le ventricule latéral gauche il y avait une once à-peu-pi'ès d'une sérosité trouble; dans tout l'appareil audilit ■ nuUe autre lésion apparente que la destruction ;j la membrane lympanique , et beaucoup de mm épaissi dans les cellules masloïdjenncs.
XIV^^onsERvtTios. Otorrhée purulente i(k \^athique. — « Un capitaine de vaisseau de Bouloyi sur-Mer, âgé d'environ soixante-dix ans, d'un terape'rament cacochyme, ayant quitté la mer depuis environ quatre ans, pour suivre un procès d cette ville, fut, il y a environ deux ans, alta d'une douleur d'oreille, sans qu'aucune cause cs^ rieure apparente y eût donné lieu. Il fit d'abord [ d'attention à ce mal, et se contenta de quelqi remèdes conseillés par différentes personnes; pat l! suite il n'en fit même aucun , cl supporta cette doiileui' avec laquelle il s'était familiarisé. Il me consu)l^ dans le mois d'avril dernier , à l'occasion d'un e bonpoiat qui ne lui e'toit pas natiu'el, à cause de lafl
audilit
ion;^H
aiuc^l
fr
DE l'OTORRHÉE. 237
oisive qu il menait, et à laquelle il n'dtait pas accoutumé. Je lui conseillai de se promener beaucoup , de manger peu, et de faire usage de temps en temps de quelques purgatifs précèdes de quelques Terres d'apozèmes altérants , aiguisés ayec le sel dé Glauber . Mes avis ne furent point suivis : l'état du malade empira, et je fus appelé de nouveau le 8 août. Sa situation était fort triste; Toreille, qui ci-devant notait que douloureuse, rendait chaque jour une grande quantité de ihatière purulente ; la tête était pesante , j^ et ne pouvait se supporter que sur Foreiller; à S peine même pouvait-il faire un pas , et pour le soulager du malaise que lui causait le lit , il fallait, pour le conduire jusquQ. sur une chaise, plusieurs permîmes des plus robustes. Dans un état aussi désëspéréy je demandai des conseils; il s'y refusa en me <ibant qu'il n'avait confiance qu'en moi, et qu'il ne 'Voulait point d'autres secours. Pour ne pas entière- ^^*cjàent l'abandonner, je lui apphquai des vésicatoires ^^itre les deux épaules, qui attirèrent considérable- *^eiat; je lui fis des injections dans l'oreille, avec ^ ^û de racine de guimauve , je le mis à l'usage de ^ÏXidques verres d'apozème , je le purgeai avec dé ^C)ux purgatife, qui produisirent d'assez bons efièts; ^^^idlg^ tout cela , la fièvre survint le 26 septembre ^>rec dès finssons violents , et le malade mourut le 29. Quoique je soupçonnasse quelque carie dans» ^ dpc^yse pierreuse ^ je demandai néanmoiiis, pow:
confirmer mes doutes, à iaîi-c l'ouverture du cm ce qui me t'uL accordi^.
Le corps du rocher qui r^poiid dans l'inleriii du crâne, avait au-dessous du siuus pierreux ï ouyerture qui répondait à ses deux laces, lesquelles ouvertures communiquaient avec le conduit auditil* interne et avec l'externe. La trompe était presque toute détruite ainsi que la ]»ointe du rocUer, par uue suppuration noirâtre, et l'apophyse épineuse de l'os sphénoïde, ainsi que labase de l'apophyse ptérygoïde du même os étaient aussi altérées par la carie (l). » XV"" OBSERVATION. Otorrkée purulente idio' pathique. — Joseph Rive , militaire , âgé de 58 ans , d'une constitution faible , d'un tempérament sanguin , sujet depuis son jeune âge à des fluxions aux oreilles, ayant en trois jours monte deux fois lu garde par un temps pluvieux et iiïiid, éprouva tout-à-coup dans la nuit qui suivit sa dernière garde , une doO' leur vive dans l'oreille droite , avec tumél'aclion a rougeur de la conque, sui'dite', hourdonnement continuel , simulant le bruit d'une voilure ; céphalalgie et légère ophthalmie du même ctiié. Il passa un jour dans cet état au quanier, et se présenta le lendemain, l3 vendémiaire an 12, à l'hôpital militaire du Val-de-4>râce. Des boissons délayâmes, despéd^ luves, des injections émollientes cl des cataplasme» liirent mis -en usage.
(i) Nartin, ancien Jotirnaide médtein»
"DE L'OTOIlIinÉE. 25g
»'Le lendemain inatin, troisième jour de l'otite, %>phthalmie avait disparu , la douleur diminué, et il commençait à couler de l'oreille une sérosité sanguinolente qui se convertit en un mucus épais , les jours suivants, avec disparition des douleurs, du bourdonnement et de la surdité ; l'écoulement diminua assez promptement, et finit par larir complètement au bout de tpiînze ou seize jours. Aussitôt se fit sentir une douleur plus proliinde, mais moins vive que celle qui avait accompagné le début de la fluxion. Le bourdonnement reparut sans que la surdité revint aussi forte qu'aup^ ravam. On n'obtint nul soulagement par les injections et autres applications éniollientcs et anodines. Le malade sentait des élancements dans la région mastoïdienne qui d'abord n'offjit à l'ceil et aa nicher aticun indice de la fluxion dont elle était renuelesiége. Huit jovus se passèrent dans cet état, ï bout desquels parut , derrière l'orcillq , une tu- ' rmeiu- pâteuse, peu élevée, s'étèndant à trois ou quatre pouces sous le cuir chevelu , offrant une couleur ttUn rouge terne, semblable à celle qui se remarque àms les dépôts iroids ; l'ouverture avec le iiistourî, "Hirnit une matière purulente , épaisse et abondante, "fut le foyer principal était dans l'intérieur de l'apophyse mastoïde. Nous trouvâmes cette éminence oweuse , dépouillée de son périoste , cariée en divers ^rrfroits et percée d'une infinité de petits trous, qui,,
24o DEUXIÈME PARTIE, CHAPITRE H.
explores avec la sonde , conduisaient à un sinm commun formé par la destruction des ceUules ma^ toïdiennes. Dès Vinstant de .la destruction de cette collection extérieure, la douleur de Tpreille avait considérablement diminué, et elle, avait cessé totalement aussitôt que , par Fouverture qui en avait èé faite, la matière purulente avait eu une lilurQ it«ie au-dehors. Au milieu de cette désorganisation d'une partie de ^oreille, ce sens avîût repris à peu déchoie près toute Tintégrité de ses fonctions , et le luaMe entendait presque aussi bien de ce côté que de Tautre. Il ne restait donc plus quW ulcère fistuleux avec carie à Tapophyse mastoïde. La nature seule fit les frais de lexfoliation , les parties osseuses se détachèrent spontanément, trois mois après FoQ* verture du dépôt , et ce militaire sortit guéri iW la fin de nivôse , quatre p^iois après spii entréi^ l'hôpital.
XVI""*^ OBSERVATION. Otojrhée purulente, idiû0i thique. — • «Marie Goupille, âgée de trente-six aitfy eut, a la suite d'une fièvre putride , un dépôt ï^ parotide droite; une partie rdu pus sortait par To' reille , à cause de l'érosion, du cartilage de la conque* Le dépôt de la parotide guéri, il sortait toujours di^ pus par l'oreille ; la malade , loin de conmnenoer ^ reprendre ses forces , comme il arrive souyent àpt)è^ la guérisoni^ abcès critiques , sentait, au coii^aine;^ Qu'elles diminuaient de joiu* en jour; sa tête étai^
DE l'OTORRHÉE. 241
lourde et pesante, l'oreille ne cessait de suppurer abondamment \ enfin elle mourut peu de temps après.
Je lui demandai , pendant sa maladie y si autrefois elle n'avait point fait quelque chute , ou enfin si elle avait eu jadis quelques dartres. Sur tous ces points elle répondit négativement; mais elle se rappebit parfaitement que , peu de temps avant de tomber malade, elle avait souffert des tintements d'oreille ^^et avait été sujette , pendant ce temps , à des rapports, et à un grand dégoût qui ne lui étaient point ordinaires.
Je ne trouvai dans tous ces symptômes , que ce qui précède d'ordinaire quelques maladies des premières vcnes , et je me déterminai à faire l'ouverture du cadavre.
■ Toute la partie du rocher qui répond dans l'in-
Jlfrieur du crâne, me parut dans l'état le plus sain ;
Hlnlevai la portion osseuse du conduit auditif ex-
Mriie jusqu'à la caisse. Cette cavité était pleine de
.pns^ ainsi que *les cellules mastoïdiennes , et la
trompe. Le petit cartilage de ce dernier conduit
^t en partie détruit , de façon qu'il y avait déjà
lui commencement de carie à la face raboteuse du
ïochcr (i). »
XVII™* OBàERVATiON. Otorrhée purulente icUo-
poihique. — «Au conunencement de l'année I775,un
(1) Martin , ancien Journal demédtiike; toI. 5o. « I. .16
^!^2. DEUXIÈME PAhriE, CHAPITRE II.
soldat du riment de Boulonnais, nôinme L'aSôftdc, vint à rhôpitâl militaire de cette Ville; il seplâignit d'avoir fait une chute huit ou neuf mois auparavtot; il était tomhé sur des pierres, le côté gauché^dé la tétte avait supporté tout reffort du coup. 'Il ne sentit rieh immédiatement après cet accident, mais au* bout de
' quelque temps 11 éprouva des douleurs cuisantes sur toute la partie gauche de la tête ; il se forma un dé-
^ pot sur Foreille externe. La tumeur avait uiie étendue coiisidëi-âble, on l'ouvrit; tous les téguments étaieiit rongés, tant au-dessus du crotaphite qu'autoùr de l'oreille, il n'y avait que l'antitragus qui ne fût point encore totalement endommagé; l'ouverture faite, il sortit une quantité considérable de ma-* tière grumeleuse, noirâtre, par pelotons, et d'uite fétidité insupportable; le crotaphite se trouva dé-» poiiillé , sur-tout dans la partie inférieiffe et la pi tendineiise; l'oreille externe et 1 apophyse tûi ou était le foyer j le furent de miîtoe ; les menibfi communes du musfcle téttiporal étaient également délrnites pfar le pus ; la mauvaise qualité de ceU^ matitrc, jointe à l'époque déjà assez reculée de la chute ,'fit augurer à MJ Rochai^d que le iraîtem^t de cette maladie serait très-long, et que la cure ^
* seraitfestïdieuse. Il faut observer aussi que cet homme i^tait stijet à une limneur catarrhale, qui augmentai la fluxion autour de l'abcès, et n'y faisait qu'entre' tenir la suppuration.
Oà cçi(D^e]QLça par fdilâtei: }a pkie f j^n 4<s ^n-
iiar jd^âlDjQrd.upe issue au pus, .^t de mçtti^e.à 4^-
I^Teitltorig^ne di^i^al.'L'ulcèirQ fiit pan^ layec des
;dig^tifs spiritueux , plus qu uipins açtiis çt pend-*
Ij^ai^ts^i^lon l'état du ib]^ jde . la pl^ie et les 4if£é^
jKiJytçs gi's^tatiOas du pi^l. Quoique < la plaie, p^r^l
jiç. T<99tpUr de bcHirgedSLS charnus, bi^n çiondition.-
jpi^ , rM- ïloçhard' s'aperçut qu'elle prenait l'aspect
ii'fuie :pl£de VëritsJ^lement Osluleja^e. Il }ug.ea donc
Apnj^s^e sc^ari^ier toutes, çesi parties , et d'enleyer
419e l)0ni)e portion du çrotaphite.et du péricrâne;
' il siiriwt ide la fièvre , des n^ouyements conyUlsiis
^ansla^iuâphoire qui -était tort douloureuse. M.
:Jl^odb^i4 dissipa ces , accidents ayec des saignées »
,des j^iltiphlpgispques et des çalmçuits; il s'était servi
•jâ-rdeyant ^é^éJ^oliat(fs fort doipc; ça^s soit qu'ils
jHBf^sient pas parvenus jusqu'au siège <lu mal, soit
Ûe l'exfoliatiqn prjçmière n'eut pas étéassçz cpnsi-
}\ej Qii que les efforts de la nature n'eussent pas
-^ftéjBi^s^z efficaces, M. Rochard augura que, le cautère
actuel remplirait mieux son attente. lien fit usage
.surtpute la partie découverte^ en se servant d'unins-
trpuDiÇnt mpulé convenablepient , et proportionné à
l'étej)due et à la profondeur du jual* U eut gj(:and
..som.de garauUr les parties envirpnn^ntes de l'e£^i
.de ce i^mède, et emporta par ce. moyen quelqu^çs
petites lames d'os qui étaient cariées, r Malgré toutes
. ces >précautipus , la majadi^ énonça toujours ibeau^
le.
coup d'opiniâtreté. Les teintures de myrrhe, d'aloès, d'euphorbe, les huiles de gaïac , les eissences de të<^ rébenthine , le baume de Fiorayenti , le baume yert de Metz, etc., ne fiirent pas oubliés; les remèdes internes , de concert , furent administrés , comme les purgatifk fondants , et même quelquefois hydrago*^ gués souvent répétés; on employa ^uissi les aromatiques, lés céphaliques rendus apéritifs^ à cause dû vice catarrhal. On mit ensuite en usage les décoc^ tions des bois sudorifiques. Comme tous les renâèdes que M. Rochard avait appliqués sur l'oreille extérieure, l'avaient détruite, il trouva les moyens 'de voir les progrès du mal, qui s'étendait visiblement jusqu'à la caisse. On continua d'avoir recours aux injections détersives. Par le moyen d'une curette^, M; Rochard retira une grande quantité d'hùmeiîr sébacée, rance et fétide, réunie en. un peloton Wi empêchait Tévacuation du pus; inunédiatemênP après cette, opération , le malade ftit cdnsidérablé-ft ment soulagé. Mais comme M. Rochard s'aperçut que les moyens dont il s'était servi n'avaient *été d'aucune utilité, et qu'il y avait toujours carie, il eut recours à une dissolution mercurieUe, dont il se servit en injections , et dont il chargea quelques morceaux de charpie qu'il plaça sur les' parties affectées. Ce dernier remède eut un succès marqué, car l'exfoliaûon se fit de jour .en jour, et M. Rochard eut la satisfaction de voir la plaie se remplir de chair
DE l'OTORRHÉE. 245
louable. Depuis plus dW an ce loldai jouit d'une âantë parfaite et ne se ressent nullement de sa maladie (i).»
. XVni™' OBSERVATION. OtoTrhée purulente iduH pathique. — (( Etienne Lartigau, âgé de 87 ans^ d'une mauvaise constitution, sujet à des douleurs vagues, entra àl^ôpital le 27 octobre 1764, pour
. se faire traiter d'une suppuration de l'oreille droite, qui fournissait moins de pus qu'elle n'avait précédemment tait , et qui lui causait une pesanteur de tête portée au point de l'empêcher de pouvoir marcher, et souvent de reposer. Ayant juge que ces accidents dépendaient de la résorption ou de la suppression du pus, je fis appliquer des vésicatoires qui parurent le. soulager, mais qui ne rétablirent point le cours de la suppuration. La fièvre se mk de la par^e, et le malade mourut, malgré nos spinsf JK^5 novexnbre suivant.
-^7'î^uoique . la fièvre qui survint à ce malheureux • et *qui termina sa vie dans si peu de jours , ne put être raiso^ablement attribuée . qu'à un défaut de l'écouIeme^t par Tpreille , je crus néaijLmoins devoir £lire l'ouyerture de son cadavre, autant ppur m'as* surer du. lieu qui fournissait le pus dans le premier temps , que pour savoir celui qui avait été.aifipcté , lorsque;. la suppuration fut arrêtée.
(1) Barratte^ chirurgien à Belk^-Isle^ ancien Journal
^ifi DEUXIÈME PARTIE , CHAPITRE II.
îiç céîVeaiï ne itie présenta* rien' de pârtici3dieV: ^ nbù ^lùis cfaé éës iHèniîwràhëa, sr ce n'est la èoaé-' paère, qui me parut bosselée et peu adherentte à'f cftH droit oiï elle' cdiivpé Ik fece pdstêiîeùrë de Fos picryeux. Je la dégageai dè-éette'^iÉrl!!e,qûi étak pi;^è5({bë toute câfriéë ,- et (|ui permetKâ^t , par diS^iiteë-'dti^ tertûres, de passer un- stylcît dans tauKés^tes féH^ dé FôreiMë , skns' qrfît y en' eéï mie k te: d u fc fe 'j âa èfc, (][ui était setdeméiit dans cet éh Jréïf! iïnprégnéè d^une ritWtière gypseusis , «ari^ coÂiànunicsÂioit ayéfe htivik $Xiincéàd cerveau (i). »
XIX"'^ OBSERVATION. OtôTtAéé puHiknJte idio^. pdihiqUe. ^— Pierre Pohtyiannè , fusilier dans le 64^ régiment d'infohterie, âgé de yingtriin aiis, enlM^U vï brumaire ah 12, à FKopitâl inffitàîrèdtat VA de-Gf;âce , malade d'une fièyré putride , qûj n^dlH diâns sa marche aucun symptôme diiB^irèm de cetf qui caractérisent cette maladie. Elle se tâinM éiœà crise apparenté le trenté-tihièmè jbùr â âHtééii^ .^ celui de rî^iyasiori. Cependant mrfgré Fèmpltiî àH purgatifs , la cessatioh complète âe la fièvre ei b Ifetteié de la lan^e , le malade ne repi^enait ià M fdrcèis , të FapjJétit, liî cejètùles avivé ma éè môiK tre prefcc(ùe tdùt'-à-coup à la Suite de cette espèce de fièvre , et présage uilé bonne ôôntalescei^' Après avoir ainsi langui piôhdanli héit joilH, ^
(0 IVIartin^ ancien Joumat de m^tS^cinôr y oh "Sp*
DE L'OTQRnHÉ^ ^^7
uùjiujire commença a se p1aiii(irQ. d'une douleur. so]qLrde dans toute la région ti^ipporalc droi|,c; il en rapportail^ le point ccntiial à Tapopliyse niçis.iQÏdV' Sa^s acq^uérii: dcrintensHe, cctl^e douleur tîit bientôt suivie de l^ourdoan^ipents dans Toreille il\x même coté, dWe légère surdité, et. d'un écouje- ^)Lem purulent qui se fit jour tout-a-coup par le conduit auditif externp , et qui , a en, juger d'après l'mspçction des linges , ^)X\.^ dpns les piçemi^^ jets , être mêlé d'u,ne assez g^rande quanlité de sanie sanguinplente. Au boujL de qu^lqi^es joujrs récoulç- 9ient diminua , mais il siijryint alors derrière Foreille ^n empâtement (B<^'matçu^. qui occupait toute la jf^on. i;nLastQxdien^e ^\ viup partie de l'occiput , et qi^ $e changea.en moins de yingt-qu^re heures en mjç vaste cpJlectiojDL purulente. J'ea fis l'oiiyerti^o avec l'instrument tranchait, e^ 4^nnai issue à un UM^ jaunâtre, déjà iétidç. A^i p[^oyea du petit ^ 4oigt que j'iifitroduisis dans ce loyer purulent , je sçiiljùs l'apophysç flfiastoïde dénudée, rugueuse , percée de plusieurs petits trous dont la plupajct explorés avec la sonde, allaient. s'qiivi;if: directement dqL§ l'intérieur du conduit auditif, et même dspis VoyeiUe interne. Dès le leuitemAÎu de cette opération, qui cçu'respoadait au treute-odeuxième jour , à d^it^r de celui où la douleur d'oreille s'étaij, mapifestée, il siu-vint de la fièvre , de l'insomuie , un état d'^goiss^ cpntinuel , et de légers mouvei^enls con-
vulsifs dans les muscles.de la face. Cependant.k de* pot continuait à fournir une suppuration abondante qui se vidait en partie parle conduit auditif, et- en partie par l'apophyse mastoïde ; cette ëmineno» osseuse, dépouillée de son période, et rongée de tous côtés par la carie, laissait voir rintérieur to cellules mastoïdiennes baignées dW pus icboieia et fétide. Le décollement du péricrâne s'efifectna de même dans la' partie voisine de l'occipital, ettoot le côté droit de l'occiput offrit un empâtement œdémateux. Malgré tous ces désordres , Touîe die ce côté, n'était que faiblement diminuée, et elle ne se perdit que quinze jours après, époque à laqadDe il se joignit à tous ces symptômes un délire sotudf mais non continuel, quelques mouvements convulsifs , beaucoup d'embarras dans la parole , et une douleur de tête dont la violence se décelait jpar ki gémissements quç poussait le malade en portmt continuellement ses mains à son front. Enfin h mort survint à la suite de tous les symptômes d'une fièvre cérébrale.
Le traitement employé fut, pour la fièvre putride, im vomitif dans le commencement , des boissons ^ neuses dans le cours de la maladie , et trois purgatifs à la fin; pour le dépôt de l'oreille, les injections détersives et l'usage du quinqmna, auquel on avait joint le camphre dans les derniers temps.
Je fis l'ouverture cadavérique, et je trouvai les or-
DE l'oTORRHÉE. 249
jgSdies thorachiques et abdominaux dans l'état sain; la tête ëtait affectée des lésions suivantes : Les sinus étaient vides de sang , mais remplis la plupart de concrétions vérmiformes; les vaisseaux du cerveau fôrtement injectés ; le ventricule latéral gauche contenait deux ou trois cuillerées de sérosité limpide ; la face interne de la dure-mère adhérente en plusieurs points au cervelet par des lambeaux albuiïiineux, injectés d'un Uquide gélatineux jaunâtre ; cette ménije membrane noirâtre, et percée de deux trous dans la portion qui recouvre la face postérieure du rocher, était marquée dans l'endroit où elle est en contact avec la face antérieure de ce même os , de deux taches brunes qui avaient leurs pareilles à la surface de l'os. Cet os était entièrement détaché de la dure-mère , et perèé à sa face postérieure d'un trou qui correspondait à l'une des deux ouvertures que la dorennère présentait dans cette partie , et qui^ dirigé cPavant en arrière, allait aboutir dans l'intérieur de l'apophyse mastoïde , convertie en une seule cavité dont les parois vermoulues s'écroulaient aisément parla seule pression avec le manche du scalpel. Les cavités labyrhintiques et la caisse étaient baignées de pus; celle-ci n'offrant aucune trace de ses osselets et de la membrane tympanique ; le conduit auditif externe baigné de pus aussi; la membrane qui le tapisse, ulcérée à divers points, singulièrement épaissie et fongueuse, semblable, au premier coup-
25o deuxièîvie; partie, chapitre ii.
d'œil, à la membrane interne des petits, iniestim. A Texterieur du temporal et de. l'occipittaliron voyait des taches hrunes qui subsistaient même en raclant jusqu'aux derniers feuillet^ du pérjiCrânQ; enfin ^^ muscles superfici^k et profond» de la partie làtfâcalf^ droite du col étaient décolores et iiij<çés de pus...
XX°^® OBSERVATION. Otovrhée piiruUnte ^.ifip^ tomatique.r^iikhi sui^ de la petite-vërole^.un.cffifant eut mal à l'oreille droite; lorsqu'il lui parvenu à l'âge de 1 2 ans , il s'ëleva une tumeur derpèjcQ cette même or-eille qui était sourde et qui suppuj^ait. L'ou-^ yerture de la tumeur ayant été fiadte pan un chinucgien, il s'en écoula beaucoup de pus pareil à cçlpi qui coulait pai: les oreilles. Quelque temps après cette incision, l'entant fut pris de convul^ons^ lui faisaient tressaillir tout le corps , et lui arrar chaie^t des sons qui tenaient le milieu, ent^e Içs cris et les gémissements. Ces conyulsions , d'abçurd: très^ rapprochées, ensuite plus rares^ durèrent jusqu'à b mort.
» Le jour où elles se déclarèrent , la partie dç la peau qui était incisée devint douloureuse et d'âne sensibilité si excessive qu'elle ne pouvait supportei: le plus léger attouchement.
))Les jours suivants , quoique le pus continuât de CQuler, il survint du délire, avec prostration (k* forces et petitesse du pouls. Cependant le délire se calma , le pouls se releva , V^nfant parut reprepilte
tftt peii'dd fopcesSj regardant tout avec dés: yeux vifs et ei^ressiis^ et' continuant jusqu^au dernier jour de Ijà maladia à' parler et à respirer Ubimment. Mais> sou 4fai empira dé nouyeaa, et/l^-mort sumrint.au coui-^ fÉ^âeeuient d^ juin i 74mk
>} Gea& histoir^e m'isiyam été contëe par' ceux qui ftVsMnf soigna Venfaiii dans cette maladie exuraxMr-ifeiâêf^yj^ pensai (pie les accidents qui Farraient^aNli^ë a'élaient* pc^ntla suite de Tincisiop^, mais de k çaiie de 1V>S tenipo^al ^ laquelle avaic sans doute eiau^ lâf tiHâeu^ extérieure, en iiiéifiie-teqfips qu'elk ^ét gagne Ti^itériewr dur c^âïie eç frayé psâ?4à une |oi^ à la maitièi^ puruleitie. Telle fo% 1-opinidn que ^ânis daik^ Facadéiâie où la tétcl de l'^^nt atait éU l|>por€ëe9potir que rçuvâ^urec»fiiif} initie. La figure {quoique ce fût le quatrième joiXr après^la mort) étêitt beUe^ de coiuletur rps^, et m^lemeut marqoëe d£e la petkôriyérblè. I^ crâfie o^vcfrt, on- troui?a les ibujts tetërâlut diô tadure-^âAtài^ pleins de sang, ainsi 1^ lé^ vaisseau;}^ de la pie^^re, un p€fu d'eau dans té ventricule droit 5 beaucoup dans levenlritulegau-. the; Eli enlevant avec preoaution le corps calleux , OH yil lé ^ptuiâ-lucidu^ rpmpu dans un endroit , et les parties du cerveau très-^ftasques. En- soulevant lé.eervéau, nôtkè? ti^uvâmes ^ pUs dans la cavité 4e la salle tureique. Le cervelet examine à son tour, np^us laissavoirdansla partie droite, une fusée de pus qid descendait jusqu'au commencement de . la
moelle épinière. L'issue du pus contenu dans la cavite du crâne se faisait par la face postérieure du rocher qui se trouvait percé vers son sommet , piœla carie, d'un trou à*peu-près rondy de l'étendue d'uiie. lentille. Le pus épanché entre cette face du roch^ et de la dure-mère, avait corrodé cette mem})rane , ainsi que la pie-n^ère, dans l'endroit où elles envoloppent le côté droit dut cervelet. La. surface de cet organe en avait été altérée en cet endroit^ elle ét^ait verte et purulente. La sub;stance propre du cervelet , correspondant à cette partie , colorait les doigts en brun. Tout le pus trouvé dans le crâne était v,crt mais non fétide; la tun^ieur placée derrière l'oreille externe n'exhalait aucune odeur, et communiquait avec le méat auditif osseux. Il est bon de noter ,^ au sujet de l'excessive douleur qui se faisait ressentir dans une certaine partie des lèvres de la plaie , ,qiie je rencontrai sous les téguments au-Kles$us de la section faite par l'instrument tranchant^ up petit £let nerveux , qui y forjné , je pense , par une des paires cervicales, montait selon la direction de la tête , de sorte qu'on peut çonjeçtjirer qu'une portion de ce nerf avait été piquée ou ei^Vamée par l'instrument tranchant ( l )• »
XXI® OBSERVATION. OtorrJiée: puruleutc sjmp'^
(i) Morgagni ; De sedifms et causis mortorum, ep. XIV-
DE l'otorrhée. 253
iomatique. — «Un jeune homme portait au-dessus 4ç l'apophyse mastoïde du côté droit une fistule ancienne selon les apparences; les liquides qu'on y injectait ressortaient par l'oreille voisine, qui cepen- 'dant n'avait pas perdu la faculté d'entendre. Reçu dans l'hôpital , non pour sa fistule , mais pomr une fièvre, qui s'accrut en peu de jours avec délire , et 'disposition à l'assoupissement, ce jeune homme "mourut. A l'ouverture du crâne, on trouva tous les ^vaisseaux du cerveau gorgés de sang; dans les ventrîcules latéraux beaucoup d'eau verdâtre, mêlée *{ dans le ventricule droit seulement ) avec du pus 'de la même couleur ; mais la plus grande partie du ■ pus était répandue entre la dure-mère et la face pos- 'térieure du rocher d'où il avait fusé jusqu'au canal "vertébral et en même temps, à la faveur d'une ou- 'Verture faite par la carie à la face postérieure du rorhèr , pénétré dans l'oreille interne et rempli les ca- ' vîtes du tympan. La dure-mère, dans la partie qui environne le trou auditif interne , près duquel était "cette carie du rocher, se trouvait pareillement corrodée par le pus. Quoique le cerveau eût toute sa fermeté naturelle , et que l'ouverture en fût faite le lendemain de la mort, cependant il fut impossible^ à cause de la fétidité de cette tête , de suivre la route du pus jusqu'au ventricule droit, ni de s'assurer des lésions de l'oreille interne. D y a donc , ajoute Mor-^ gagni , des ulcères des oreilles qu'il est imprudçnt
^54 DEUXIÈME PARTIE, CHAPITRE li.
de fermer, Dion pas tant par là > crainte. 4'qniiiTOgr dans les ^reiUesJepus vendait de la cavité du çfâiie ( ce qui est; rare ) , que parla crainte qu'en ôtantau pus son issue par les oreilles, la cai^ ne ^^cnrieiW -ou n'au^[inente et ne gagne fplùs aiswi6i|t et ;pfaii prQinptement la caviljé du crâne, ce icpû arrive k plus ordinairement ( i ) . :»
XiXïI"^^ OBSERVATiaw. Otorrhéc f purulente sffnptomatique. — « Guillen RQzë,^%ë de vingti^ .deux. ans, ëta#t attaque, le z8 s^pteiubre 17641 d'une tiès-^vive douleur de dent, pria de i}a loi .arracher un chirurgien qui iùtobUgédePabandoiH ner afH^s- sept ou huit reprises imiùles.' Ces diffî^ rentes tentatiyesjaugmeiitèrent la -douleur; la fièfse survint ; le malade , croyant qUe ces nouyeatix, acch dents dëpeiida^ent d'une sfiijte nëces^re de sa pre^ mière douleur , iiit trouver un chirurgien expert, qui lui tira la dent ayec facilite'. Maigre cette opé-^ ration, les accidents contûpLuèrçnt*, on appela alofs le chirurgien de la maison , qui jugea à propos de saigner le malade au bras et au pied , et de lui dôor hcr une potion cathartico-^emétique. Le 6 octobic il fut porte à l'hôpital ; il. avait un pouls plein cl agite; ses idées ne répondaient ; pas , au jugement qu'il aurait du se former des choses. Il fut saigna du pied dans le nioment , et prit une émulsion. B
(1) Morgagnî, De sed. €t.caus. morif. epUu xit;
bE L^OTORRHÉEi 25&
iètt mutile, ipour notre objet, détendre compte de Uttis les symptômes qox ont accompagné cette maladie, et du traitement qui lui fut fait; il suffit de feke remarquer que le quatrième jour de son entrée à'ffaôpital, qui était le douzième de sa maladie, il se manifesta un écoulement purulent par roreille Viroite, qui dura jusqu'au 4 novembre, jour de soh idécès. Voyons ce qui s'est passé à i'ouverture ^du caUâvre.'La dure-mère était extrêmement adhérente è^ la membrane arachnoïde , par de%points blancs ressemblant à de^ grains de millet, principalemeùt Vêts le sinils longitudinal supérieur , qui était à sec , aihsi que le^ latéraux. Le cerveau dépouillé de ses membranes, présentait, dans toute sa convexité, iîhe quantité' de petits tubercules remplis dWe Aiktîère' purulente; en cbûpîint sa substance par tftuiches, on y apercevait des sillons de ménic ïkitture ; le pléXùs choroïde , qui se trouve dans les Vélîtri'ctiles supérieurs, e'tait tout rempli de vésicules aussi -puïulentes. Le cervelet n'était point eitempt de cette matière ; mais ce qui surprit le î>ltis, ce fiit de trouver la septième paire de nerfs du doté droit, "tant la môUe que la dure, tombée en suppuration , et presque totalement détruite , ainsi que du pUs amassé à Tentrée du conduit auditif; Pensant alors que celui qui était sorti par l'oreille pouvait venir du cerveau, on fit une dissectiori exacte de l'intérieur de cettc^ oreille ; le canal ver-
a56 DEUXIÈIMIË PAATIE, CHAPITRE II.
tical po$téri^^et ^hQri2^^^l étaipç^ pleins d'une
>iiîpeiir pigrulep-tç, aiif^ qi*û Ja ranjîe^ftlëpieuçe
dj\i^^^açoii,.ei le yeslib^l€i.^,L%;.ïnemfa|a|^^^4çJa
fbniêire ronde. ,ét%jiétrmte > cfeia^^^^
.dws la caisse he^i^içpup dje pus ^^.9gmk^^Mlve^
. d^ sortir py deljprs fiu moyen 4'w«*t«W?^^l$upfe »-
.juée au tymp^^. De U reGj>eçplie.de,^ç«jyÉ^ .oa
peujt conclure q^e le pus d^i Qsrire^^ ^9ivvj|iui
. vers la tase du ciçane , ^y^jt p^ ,pftr jte,^aft^|,^uii-
lif internçj ^ là dsms difi^éfSca^iUiSj pdStK rinthe, et qi^jay^ dëj^it 1a laQinbrme de la£nétre ronde , il s'était fait J9i^,4aii5 iai t^^j^se, |Kwr aller ensuite sor{.ir au 46]|iQ]|ps^ ^i|,^(l^^am^ une partie du tyinpi}]^;(i). )> ,, ;.. , ^ :
. XXIII"'*' OBSERVATION. .QjQW^fi./W/'SWfeP^
., sxwptopfiqtigue. ^Madiempis^^^T^^géç^^ilS ans , d'un teii^përaipent !émweiwiyfnfc;fl^in«ft jette à de fréquentes pplith^]|agyheS)trç!K^aÂd^ n^enade dai^s un cahriplet qui veirsa^i çviut.lr^df^.i quelques pas de là par le cheval efiV^yp.;$lUe jVfiçat en diverses parties du .corps .pl\isiQurs cpfdtuçiiqips, dont deux ou trois à la tête , ma^. q«|i j^ j^is^èrent cependant aucune meurtrissure i^e^t^rietuce*. iQette jeime fille fut saignée dès le soir mém^^.e^.lnil^.abondammentuneinfusionde the deSin^-I^&iolfCtuk^ qu'elle. avait ressenties à la suite ^^ cet^accid^?
(0 Ancien Joumaid^^ médtcin^^ :$di* ;)5.\
D£ l'oTOKRHÉE. 267
lâkparurent en peu de temps -, il ne lui resta* <ju*iuiô pesanteur de tête assez supportaUe , qui se diasi* pait par intervalle. Au bout d'un mois cependrat , cette pesanteur se changea en une douleur gravative parfois lancinante , occupant tout le côté droit de la tête/ et redoublant d'intensité, dès que la maladie était couchée, ou se baissait, ou. secouait brusquement la tète. On eut recours alors aux applications 4e sangsues derrière les oreilles, d'un cataplasme 4e verveine sur toute la tête , aux bai])s de pied , aux boissons émétisées; le tout sans aucun succès et même sans soulagement.
Augmentation de ces douleurs , perte du soumieil «t de l'appétit ^ fièvre avec redoublement le soir ^ tiraillanent douloureux du globe de l'œil droit ^ dotileur déchirante , surdité survenue presque su- JbitaBent dans l'oreille du même c6té. Désolée du peu d'effet des remèdes prescrits par son méde- 'cÂB, la malade écoula les conseils d'une de ses parantes, et prit, en guise de tabac, de la poudre de Saint-Ang^. Dès la première prise, étemument si douloureux que la malade croyait sérieusement ^ntir sa tête se fendre. Dans une de ces secousses , l'oreillç droite s'ouvre tout-à-coup , et il en sort pài^ jets un liquide sanguinolent, purulent et inodore , assez copieux pour remplir la presque totalité "d'une soucoupe que l'on plaça sous l'oreille après U premier jet. Dès^lors cessation complète de la dou- I. 17
258 DEUXIÈME PÀRtïÈ, €HAPltR£ H.
Içuretde tous led accidents. L'ëcoùlement eenûnâft) fhcÀn^ copieax, mais fêùâê. Des kijecttons 9|B]^ amenèrent des flocons memlnraneux -, en dkesgra* hùlations osseuses; l'éuïe se rëtaMit^ l'ëcoiileBiéoft diminua de jour en jour, et tarit tom--»*&it 'mi h&A de six semaines, !rois moi$ après le jpiir ^è ia^trie; isans qu'il soit restiÉd'autre tracé de cette grftve am* ladie, /pi'nn |)eu de dureté de Foreille da m&a» côté, ce tjui n'a point eiïipéch^ cette persottâe,- (fi s'est depuis Biariëe *, de se livm* à sei^ gbût pdar . la musique , et d'exceller dans cet art.
XXIV"*^ OBSERVATION. Ototphéè pmiKkiits symptomatique. •^— Pierre Remy , iûfiiiteâer à ftiôpitàl militaire de Paris, âgé de 60. mis, cJbuéd'itt tempérament bilieux, d'une constitution asses re» tniste, sujet depuis l'âge de quarante ans à des lié^ morro'fdes qui fluaientle plus sefn^t en ^Ma^fet |)ris, à la fin de germinal ah 7, d'un léger mal èe gorge qui se dissi^ en trois Jgurs , et coiiËre kq^d il n'employa que des astringents ; peu de joiiM ^pfèl, invasion presque subite d'une douleur atroce daos l'oreille droite, pour laquelle il employa, sans en i»tirer aucune espèce de soulagement, kè injectkDB anodines, les iumigations et les cat&plitsisies ëodol» lients. Après trois jours de souSrances inexprtaïaUtf qui ôtaient au patient le repos, le somtneîl ^V&pfé' tit , sans néanmoins être accompagnées de ^oldilB' ni de beaucoup de fierté, il s'établit tout-à-«cottp.9
DE l'oTORRHÉE. 269
pirlecondait auditif, un écoulement sanguinolent et ffsaîSormQ^ qui pënëtrà en un instant les linge)» et les ç^^Laplaftmes appliques sur Forcille, et continua à coiltkT avec abondance après la leyée de l'appûir^. Le pi^ensder effet de cet ëcotdetnent lut la dis* pantion presque complète de la douleur, et de ce ^^^ment aigin dont elle arait ëtë constamment aoùompagiiëe. La modère dé rëcoulement, de sanguiliolente et inodore qulelle était , devint jaunâtre j fitide, puis blanchâtre, peu copieuse ,- redevint en- «tiile jaunâtre et abondante pour diminuer de nou- ^raoKt; variant ainsi pendant vingt-un fnois , ep. couleur, en quantité et dansi'odeur qui s'en exhalait. Q «I«iv8i nÈiéme plusieui's fois dans cet intervalle de <éittpft qu'elle se supprima entièrement, et cette supjpMMiou ëtait kmnëdiatâmént suivie de céphalalgie , 4e'doideur dans fôreiHe, et de ladite du içéme
Danslemoié defHmâdrederdn9, cet infirmi^ qui, A ^sevté mdispoâtion près, avsÂt Continué de jouir, du moÎRS ^ appai^nce, d'cm^ assez bonne santé, eom-* tnëiiea à maigrir et à perdre le sommeil et l'appétk. ttéré d'état de continuer ses fonctions, il entra^en salle, ctHiinae malade, le 17 trimstire an 9, présentant à fo}i9é^atîon les symptômes suivants : figure hâve et tCTreuse, œil tçi:ne, froncement extraordinaire des Mwpcik , comme si le malade eàiétéînconmiodé par xédM é^nV soleil ard^t V fréquente apposition de
ï6e DEUXIÈME PARTIE, CHAPITRE II.
ses taiùils sur les diverses régions de ]a léte^ mùf selon son expression , pesait un quintal ; soupirs fréquents, nausées continuelles, houchc pâteuse, baleine singulièrement ietide, lanyue- sfde el couverte d'un limon jaunâtre, pouîs petit, concentré gur-touldu côté droit, surdite mcomplèledel'oreille droite, d'où s'écoulait une matière purulente peu abondante, mais verddlre, ietide, irritant vivement les différents points des téguments qu'elle haî^nail. On prescrivit une potion emetisee qui fit rendiï 9umalade,parie vomissement et parles seUes,beaiicoup de matières bilieuses, sans dimintier en proportion les nausées.
Le lendemain, l8 lrimaire,exacerbationdcloui les symptômes, sur-tout de la posameorde la tête ' que le malade laissait aller sur runeoul'aulrtfépaulet lorsqu'il se trouvait oMîgé d'abandonner le chertl de son lit. Douleur sourde dans la même partie; douleur que Icmalade comparait à Feffet d'un satellite intérieur qui lui aurait comprimé le cervÉan- Assoupissement profond pendant lequel l'œil gaucbe n'irait qu'à moitié fermé. Lorsque le malade quitJaît son lit pour aller à la garde-robe, vertige, augmentation des nausées et du mal de t^Jte , q^lles bilieuses, abondantes, dans lesquelles on trouva deux lombric» morts.
Le 1 9 frimaire âu malin , l'e'coulement de l'oreiU* était totalement supprimé, et la douleur de l'inl^
DE l'OTORRUKE. 261
rieu^ de la tête considérablement augmentëe. Par intervalle^ \çi ,9^al;u]p tombait dans ^n délire sourd pendant l$4^^^P^<^^^?^'ût ses mains /autour de sa *Ç*?:.9PTOW ppvir 'en retjûfer un çorpa.dont la présenf^ell^ut inppmmode. Dans les moments lucides; jl^n/er^ponfliE^ît aux. questions qu'on ]uî faisait qu'airç^ bp^çoup depeine , et qu'après avoir en quelque fiortajqa^iité sa reppnse. Le pouls était profond , irs^gj^r, accéléré, si concentre du côté droit qu'on gni^ de la peine à le sentir ; état satisfaisant de la laiigue et du, système abdominal. Prescription de i>pjissqnsémétisées, d'un.vésicatoire à la nuque , et de vaporisations émollientes dirigées dans le conduit au^tif . , .
Du 24> au ;^4 lunaire, nul autre changement que 1^: AOnv/erStion de ce délire momentané en un délire cpiitwupl aoc^mpagné de spasmes tétaniques , pendant lesquels la figure, de terne qu'elle était, prenait uqe ,V^^ de rquge foncé.
L|ie.:^^iifin;^(|Uj:ie, l'écoulement auriculaire reparut dan^ la .spirée;', se soutint abondamment jusqu'au» leiidemain paati^^ et disparut de nouveau. Il suryipi* néanmoins un mieux sensible dans l'état du msdadej If^. délire tomba, ^insi que les spasmes.; le ij][pul%, ét^t plus élevé, sur -tout du «côté gaiiche ; \à faciès plus avivé , la céphalalgie et la pesanteur ;^ la tétQ., plus supportables. Ce mieux i)ftespé]?é ;^ A^)^5^^!^^ i:V>i^^V^'f^¥ ^9? lî^^ ^^ malade
262 DEUXIÈME PAIiTIE , CHAPITRE H.
tomba presque tout-'à-coup dans un ëtat comatem^ accompagné d'unie . respiration stertoreuse et de mouvements convul^ii's des muscles de la face : présages assures de la mort, qui arriva le même jour i dix heures du soir.
Le cadavre fut porté i Famphithëâur^ ^ où f en
fis fouverture en présence du chirurgien -miK
}or de l'hôpital. Les deux cavités thorachiq«ie tx
^dxlQminale ne nous présentèrent rien de remaN
quable ; en faisant l'examen de l'intérieur delà léte^
nous remarquâmes que l'oreille malade, qiiid^pmt
quelques jours avait cessé de couler, se trouvait h»
gnéedans une grande quantité de matière puruknté.
A l'ouverture du crâne, nous trouvâmes tous kê àf*
nus de la dure - mère gorgés de sang. Cette Inein-
^ bran^ , dans la partie qui recouvre la iace infiâ^ieufê
de l'hémisphère droit du cerveau,:ëtaitëpaâs8Îe) imM
rente en plusieurs points à la substance coltiGidett»'
râtre , désorganisée, percée de jdusieurs ouvértuttft
dans l'endroit oorrespondaUt à la saiUie du*" rocher^
«dont elle était tout->a-fait détachée. Ces diS&entes
ouYertiu*es, groupées les unes près des autres , cer*
respondaient à un ibyer purulent ou plutôt à oa^
espèce de cul^de-sac plus étroit dans le fond €pl^
son ouverture , creuse dans la substance du cervisau.
Les parois de celle poche étaient encroûtées d'iBi^
couche de matière blaucliâtrequi, faisant corps tvM
la substance médullaire, paraissait luidevcHr sal(^
DE L OTORRHÉB. £63
matioaet n'être aucune couche tbrtement condensée de cette mêïDC substance. Le pus que^ ee kyste contenait était blanc et inodore; celui, au contraire^ qui ^ trouvait amassé en petite quantité entre la duremère et le rocher, était horriblement fétide. En por- Unt nos recherches vers cet os, nous trouvâmes ses deux faces antérieure et postérieure dénudées, qaric^s, et jMi substance convertie en ime masse grenue et «pongieuso, sans cependant que ce désordre eût nui a rintégrité des nerfs de la septième paire, dont on voyait les deux portions pénétrer intactes dans le rocher. L'exploration de ceue partie osseuse nous incmtrales cavités labyriuthiques pleines de pus^ la caisse confondue avec le vestibule et dépourvue de ses osselets , la membrane du tympan détruite , cell0 qui tapisse le conduit épaissie et fongueuse ^ et les fdUiiles mastoïdiennes remplies d'un putrilagc infect et brunâtre.
XXV^^OhSEKVkno^.Otorrkée purulente s/mpùnnatU/ue, — « Un officier nommé M. de Grand- ^strd, âgé de trente^neuf ans, après avoir essuyé les fsitigues du siège de Savanah, et p^ssé plusieurs WÀ» à' bord du vaisseau ^ur lequel il avait été enlbarqué pour repasser à la Martinique , fut détaçjîé, le 1 9 décembre { 779, pour défendre un poste sur le bord de la mer , .où il passa deux nuits au bl-^ vouac^l^ws un moment où il était mouillé de sueur, il fut tout d'un coup saisi par un coup de vent, doni
a64 DEirxiÈniE parti*;", cttÊPiTM n.
Faction, ^galemeai vive et suBîte^ ^u^'cGrigée «or fc partie supérieure ;€t imtie la partie latéhaJe/ gauche " delà tête. ♦•'^ i^» • '^'-i* i^yn^»-'
))La première impr^sionqu'éprouvaMude^GroB^ for4 fut un frifison gênerai ^^oiqi^l'duceéâèrentf dès le lendemain , difiercnis symptèsnos, entre les(|ittlp on doit distinguer la douleur graydtiiEe'ick.tottteîk tête, un bourdomiemfent continuel danatiee ^Ireilks, et un malaise dans toutes les parties ivLfiorfà^fia de jours après, les douleurs de la> tête dewuroat Air guës, le malade y sentit des ëlancemenis Viol^ts^, la fièvre se déclara , ainsi qu'un écot^lenieDl. fi^ndr dërablè par les deux oreilles et le nez. Ces.diffdrentt accidents lurent constamment accompûgi^ d^une insomnie qui persista pendant cinq mois emkrs. ' ))Tous les moyens quel!art pouvait suggérer aur différents médecins et chirurgiens auitqùdkle Mr lade accordait sa confiance , furent in&uctoewyet n'empêchèrent point la maladie de faire des ]»rogi^ rapides. On ^'éprouva pas plus de succès des IHc' tiens mcrcurîellcs , qui furent administrées d'âpre le SQupçon que ces accidents pouvaient être entretenus par le vice vénérien; àe traitement même parut aggraver la. nialadie.
)) Enfin, le 7 septembre 1 780, c'est-à-dire neuf mois après Tépoque du premier accident , le malade, retluit à un degr^ de marasme qui faisait craindre pour ses jours , se fit transporter au Cap, se mit entre Ic^
niarits tte M; Plâtitë; '<^ Tàyaiit eitaminë ^avéc soin ,
ei luiayaht? nrdé kl tête', y d^coufvrit tni gonflement
pâteux el différentes tumeurs qui en occupaient la
paartié Wp4^6ure et toute là partie latérale gauche.
'Gé\MM, HSM^partie^que le coup d'air 'avaient frap-
-péen^^A Wfie îèpiHfde, l'ëcoijlement par les deux
oreiUeâ , éif -tdut par la gauclie , ëtait très-considé-
iraiAe.'La ^tidre qui en coulait ëtait purulente et
tl^èls-£étide,<dt le malade en augmentait la quantité
«fi iippci y alii et pressant sur le pariétal gauche ,
eten ditjgeatït cette pression du- côté de l'oreille.
M. Planté jugea qu'il devait y avoir carie aux os, et
que la matière' purulente se faisait jour par Pdreille
au moyen de quelques conduits fistuleux.
" ' » On dëcouvril successivement différentes tumeuti
qui décelèrent 1er carie qui existait dans une portion
-dat^orovia) j deux êù trois parties du pariétal, et une
-partie du temporal. Dans quelques endroits , èUe
n'avait attcrqtié et détruit que la lame externe de ces
t)8f; dans tfamfesv elle n'avait point épargné la suh-
staatiè diploïque; enfin, dans quelque^ portions
du pariétal, toute la substance de l'os était cariée et
exfi)lîée. Cette exfoliation mit à découvert la dure-^
mère, dont le mouvement fut observé pendant plu*
sieurs jcmra de la manière la plus sensible. .
y> Les différentes pièces osseuses qm s'isolèrent étaient to' nombre de dix -neuf, dont quatorze nous ontér^ représentées. Deux d'entre elles ont été
266 DEUXIÈHIE PARTIE, CHTAflTRË II.
prises par M. Planté pour deux des osselets de Fouïe^et^ à ce qu'il parait, ayec; quelque ibude* ment, puisque la surdité n'a eu lieu qua du jour où elles ont été détachées. - -^
»£nfin,après dix-septmois des «oi^iSrance» les plus vives, pendant lesquels la férmeië et le4X>urage du malade ne se démentirent jamais , quoique âa vie i'iit menacée dû plus grand danger, les pkôes conhmencerent à se cicatriser, et elles étaient pai£ttt9^ meilt guéries à l'époque du 24 mars 1781; mai* il restait cependant encore au malade un écoulemaK de matière sanieuse par l'oreille gauche,.aveo surdité du même côté , et quelques élancements qui se £ûsaient particulièrement sentir dans les changement» de temps (i). »
XXVI""® OBSERVATION. Otorrhée purukfU^ s)rmptomatique. — a Une fille âgée de 1 8^ à 20 Wr avait une fièvre continue avec redoublement, accooh pagnée de tous-ies symptômes qui caractéris^sitto fièvres putrides : des vomissements bilieux ,'venitt^ neux , la langue fort chargée , le pouls grand et fr^ ^ent, les urines troubles, les déjections fétides. €e qu'il y avait de particulier , c'était un écoulement de pus par le conduit de l'oreille droite , avec des^ douleurs de tête très-violentes. Cette espèce de sup*
i.ii m ' " '*'•> < I i.i I I — p^M I —
( 1 ) Histoire de la Société royale de médecine 9^ année» 1780-81.
DE l'OTORWHÉE* 267
puradon avait oommenoé long-temps avant la fièvre, 5t l'oa ignorait les symptômes qui auraient pu aider » en déooavrir la cause ; car lorsque là malade fut uneuée dans l'hôpital , elle ëtait si fort absorbée par la yioknôe de la fièvre , qu'elle ne put jamais répondis a mes questions d'une manière satis£adsante. . >x£Ue mourut le 20 de juin I754' A l'ouverture de son cadavre on enleva la calotte du crâne , en le •ciaat horizontalement, et de façon à emporter la partie supérieure des os des tempes, à peu de distance de l'apophyse pierreuse. La scie avait dëchirë lu dureHDière du cote du temporal droit ; et l'on fiit Siurpris'de voir, à travers l'ouverture de la duremère, que la substance du cerveau était jaiine. Ayant enlevé la dure^mère ^ comme on examinait oette. portion du cerveau , dont la consistance et la qotdeur n'étaient pas naturelles, on découvrit bientôt un corps étranger renfermé vars cet endroit qui sëpondait au temporal, dans une lame du cerveau ÊHt mince et jaune.* Il fut mis tout-à^fait à décim- ^vâr^^c'^tait un kyste oblong, cylindrique, du volume d'un gros œuf de poule, mollet, commie serait à^peti^près -une vessie imparfaitement pleine. Ce corps était enveloppé sans adhérence^ conmie dans une boite, par l'hémisphère droit du cerveau; infé^rieurement ^ il t>ccupait une partie du lobe moyen et une paur lie du postérieur , appuyait par vcne extrémité suf la tente du cervelet, et par l'autre sur
268 DEUXIEXE PAllTIE, CnAPITRfi U.
1 apophyse pierreuse^ uiie lame loit mince du ceryeau le séparait Se Ifi^ ienté et db'rocfôr^^'âe înéHie que du reste du temporal. iJeue lame etattoun Janne orangç , et toute la surtace mternç de la cavité dans laquelle le^JLVste était çncHiâsse^ était %umeÀ^ couleur, raie avait aussi moins qe céusstance que la substance du cerveau ^^en a nÂureikmexit;' ^ était comme discute , sans être fluide. C'âait cette* portion du ceryeau, ainsi corrompue, qui louniuf^ sait la matière de Pécoulenient , comme nous Pâï- Ions voir.
» Non-seulement il neparaissaît sur ïe lîystéauciimiè ouverture par où l^umeur qu^il ccMitenait but sintor, mais même, Payant pressé assez fortement, il n'cb sortit rien ; preuve que le pus qui coulait par Fo* reille n'était pas fourni par ce kyste, mais par k» parties du cerveau qui Venvironnaîent , et dont b suppuration avait été occasionée par la compression de ce corps étranger. On l'ouvrît avec un instrument , et on le trouva plein d'uÂe Bqueùr qi» avait presque la consistance d'un pus épais oM*^ naire, mais d'un jaune foncé. La tudique avaic^ environ une ligne d'épaisseur, et était composée d^ ^ deux lames. L'extérieure était une membrane lissé , polie et mince , comme celle qui revêt le foie et les autres viscères , ou la tunique externe des intestins. La lame interne était épaisse , inégale , spongieuse j--^ de couleur noirâtre comme du sang caillé.
DE L^OTORRHÉE, 269
' >) Alla tace interne du temporal , il y avait une carie dont 1- étendu^ à la aurHice de l'os pouvait avoir environ dix, jEignes de diamètre ; elle occupait la partie ' in^rii^ure et postérieure de la portion ëcailleuse, le .con0anen/:ement de la face supérieure du rQcher, et se portait jusque 3ur l'angle supérieur. Ce siège de «la carie était le plus voisin de la partie malade du
cerveau « 0L répondait à l'endroit de Iadure*mère
■ • ^^v-^ jft;r»^^ *V ■. , . . .■ ^ •
,qui avai} été déchiré par la scie , ce qui emjpéchade
. vpir si eue était percée , ou corrodée par le pus.
.Tpute la iàce postérieure du rocher était saine , de
même que le conduit auditif interne et le nerf au-
d^tif^ ce qui fait voir que le pus qui venait du ceiv
.yeau, et ^ sortait par l'oreille, ne passait point par
le jçonduit auditif interne.
, >^ P.f ns l'enfoncement formé par la portion écail- Içi^e jet le rocher , où était le centre de la carie , elle avait fait un creux dont le diamètre était d'en- .virpn trois lignes, la profondeur de deux lignes, et .^itué presoue peijpendiculairement au-dessus de l'a- .p9physe inastoïde, avec les cellules de laquelle il . communiquait. Ayant séparé avec une scie l'apo- .^hyse mastoïde, comme portion de la caisse du > tambour, dii reste de l'os, on trouva toutes les cel- . Iules imbibées de pus , et colorées en jaune. On vit cx>nunent le pus qui avait creusé l'os jusqu'aux cellules , se déchargeait dans la caisse par l'cmbouc^hure de ce^ mêmes cellules , et sortait par le conduit
auditif externe ; laissant intact le conduit interne, et les autres partie» de l'organe de l'ouïe»
)>Quelqu4^s jours airantlafnortde lamalade, lepiA portait aussi par le nez, awpiel îL ne pouvait élre porté que par la trompe xi'Ëiistacke, sans doute for»qu'elle était couchée sur le côté opposé (l). »
j^yjjme oj^ERYATiON* Otorrhée pttFulerOB spnptomatique. — « Un homme, âgé de 3& aps, assez sobre, d'un tempëramem sangiÙB, ^^' vigoureux, frotteur de son loétier , et qui par cons^ quant menait une vie peu réglée sous le rapport de «a nourriture et de ses actions, vint meconsukerpooriiB violent mal de tête àorn, il était attaqué. Cette douleiir occupait tout locciput, et la majeure partie de là inique. Le mal était si insupportable dans l'accès, <pie œ pauvre malheureux jetait des cris violents, et quïl était dans des mouvements convulsits continue^; le pouls devenait dur et serré, le sang se mouvdt avec une rapidité singulière; il avait les yeux renva^* ses, et la Louche agkée de mouvements spasmodiques si violents , que les dents auraient coupé tout ce que Ton aurait présenté au malade. D rfy aVait pa* d'écume à la bouche; le malade ne perdait pas coDr naissance; il n'avait que des mouvenwnts convdsifs, et non pas des convulsions. Cette scène fini»*' sait par un dénoûment bien oppose; le mdadc
(1) Histoire^ de V Académie des sciences m 1784.
DE l'oTORRIIÉE. 271
.ombait dans' un . a&issemeiit total ^ et s'endorliak. Les accès ^ dans Je& premiers tecaps^ ne se iâi- «ieat 9caitir. que très^auirernent; îb devinrent plus Jréqueats^ et enân îts roparurem tous les soirs. Qhots la^reste de la joumëe , cet homme était tran- [àiUe , nWait aucune ^iparenoe de son mal ; il ittelit faire son ouvrage dans différentes maisons , et e plaignaik seulemem d'un ëcoulenlent^ de matière olioreuse, cpii sortait par une de ses oreilles. Feu If. Molin, que l'on avait consulté , et moi, nous kd xmseSlânies tout ce que nous crûmes de mieux in* ^^ to» les remèdes ne fâmieat qu'irriter le m^* Après les saignées fies délayants, les calmants^ M narcotiques, je. prescrivis les vésicatoires, pour ioiier cTattirer en aè)ondance' cette ménoie matière ffà aelaisait une issue par l'oreille. Les cdnvulstons Érv&reBLt plus violentes. Le patient mounijt enfin Mis des douleurs et des contorsions inexprimaUes. » M. Josnet , docteur en médecine de Reims , était poar lba:sàParis;ilii»istaà l'ouvertureducadavrequi^ ^lM}ut de douze heures , était aussi/chaud que « le it^atede fut mort, après avoir été étranglé, dans Tins-» ^^m. Nous trouvâmes tous les viscères du bas^ventre ^: ttè&obon état, sans auciuie «qppar^nce d'inflam*- '^^uitbn;. la poitrine était saine, comme toutes les Polies qu'elle contient. Après avoir Ouvert le crdne, ^ous examinâmes avec la plus grande attention les *^enjbranes qui couvrent le cery^au^ il i^'y avait pas
27^ DEUXIÈME PARTIfi, CHAFITRfi lï.
ie sang ëpanch^, ni engorge dans les sinus. On ou«> vrit la dure-mère, et l'on sépara avec un rasoir le cerveau par couches; nous n'y d^couTriJmcs rien de particulier. Enfin, nous trouvâmes dans le cervelet,' plusieurs ]|)etites glandes dures, rénitentes, «t comme squirreuse$; on les partagea en deux avec asses de peine, et nous n'y lomes qu'une infinité de petiu vaisseaux, également obstrués. La moelle allongée ne se ressentait pas de ce désordre particulier au cervelet (i). »
XXVm"^^ OBSERVATION. Otorrhée puTùlente symptomatique.-^iikamoisàe juin 1756, j'acconn pagnai des dames à l'hôtel de la monnaie, pour leur fidre. voir la fabrique des écus. En regardant verser l'argent fondu dans les moules destina à k mettre en lames, j'aperçus qu'il s^élevait de ces moules des gerbes de feu de différentes couleurs, à-peu-près siamblables à celleé que l'on voit dans les expériences de Félectricité. Ma curiosité me fit apiprocher de plus près. Je regardai perpendiculairement au-dessus et dans la cavité de ces moules, dans le temps qu'un ouvrier y versait l'argent pour i'empUr. Dans l'instant je me sentis frappé d'un coup violent, semblable à celui de la commotion électrique, qui partit de ces gerbes, et se porta dans Fintérieur dé ma tête, où il se fit le plus sentir.