‹ Traité des maladies de l'oreille et de l'audition (volume 5)Chapitre 34 sur 61 · MMM · texte numérisé non relu

MMM

(i) Ancien Journal iU médecine.

HE L^OTORRHÉE. 27.!

VfSbtBviiemeDi cm la commotion se commuiu- ^pia.sw-latchauip «dans 4es.bra9 ct^lans les jaiiiUm, db mBa^kf»fiqf»ù on nejn^eùt reieHu^jc serai» ,tnin«« 'bë*?ûn wecoiidiusk-dans la cour Moisiiib , oii , apf^n «WWK xfef|>ir^4iia:ak*plus.irai8, je repris mos se»», n ç^e iUjMiyi» ^ut voouvert d^ Revenu ilc cet

éM%:j'4Mur»i les personnes qui m'cntoiirninnt cpiu ce.D^âlail fîen, et jersoïienai ces dames chcK moi , 01^ ^Qb^d^aient,duier; .maigre la douleur do lôia «pii me restait de cette commotion, je fis les lioniinurN de^.la>ta|ble, et 91e dissipai dans raprès-midi. ttf htiidemain je me levai avec mal à la \Aui. Men iiflîiiniM m'empécl^èrent def me faire saigner; ïitxiiniwm iti lii diis^pation diminuaient la douleur. Je reMiai dfirm atif é^ pendant huit jours, allant etven;mt9 vd^iinrit A ipes, occupations, et ayant touymn la tAu^ ioimki, ff^9pofA et .douloureuse. Le* douleur» tUrvinrt^ii m Sortes fpe le huitième jour ft rtaarM diiWt inoi avec un mal de tête yioUsiA. Il ma M^ril/lmt <|fMi l«^ os du cr^pe s' e c ar tai en u L'anieur tUi Im iié^ytêi ^AmUê* rtué du pouls lurent \01taUA. d#; la ffitrua, h\ ItM Mf« gnéy en quatre jours, trois km au |jra#^ ir«»i4 |/ri« au pied; le ciiupûenÊt. jour . a la ]%i^H\mH i^ inê ^hi'ii ^ le «xiêiDe, a la jrj|(uiaire et ;^ I ant^ei#?rfifi^/f«ki( ^ le sqitiiine, a l'aruare tempor>k. ^^>4 ^>i§$f/^9dU'^ i$»,ni. aèrent un peu la itêr^f-. ^, ie^ ^/nUm^n^ ^o^t, /^ ^i^ fiu pas pour ky*^-^>qf/;{,i j ^.^i^. 'U-^m^t U huiî^Ufét. jusqu'ao qQao:«vzitf /^ ^ *^y* ^iuU;»ti^ fi^ifPO0é.jt$ <,

tbrtes qu'il me prenait souvent, sur -tout rcrs- k soir, dans les diuscles de la &ce, et dans tons le» meuïbres, des contractions et des roidisseinents m* volontaires. Dans ces moments je déchirais et met-^ tais en pièces tout ce qui setrouvait sous mes mains; je tombais ensuite dans des faiblesses qcd fkisai^t craindre que je n'y succombasse. J'avais des soubresauts ou contractions dans les tendons des mosoles extenseurs et fléchisseurs du poigjtiet; le pouls de* vint petit, concentré, ^ est testé à-peu-près dans le même état jusqu'à la fin de la maladie. Je sentais m poids énorme dans l'intérieur du crâne, près la suture sagittale, du côté gauche. Les douleurs étaient n vives et si continuelles qu'il m'était impos^le de ferm^ la paupière.

Depuis le quinze jusqi^'au trente, les dotiletirs se calmèrent peu-à-peu*, je ne pouvais cependant preii* dre un moment de sonuneil; la tête était toujours loùr^, pesante, sur <- tout du côté gauche. Quand on nile mettait dans mon fauteuil , le poids me lu jai-* sait pienchçr, et l'entraînait de ce côté.

Du trentième au cinquante-sixièmejour, les acch dents augmentèrent par degrés;. les douleurs devinrent plus violentes, les contractions plus fréqttentè^' et plus considérjEd>les. Il me semblait qu'une fvi^ sance située aous le crâne, m'écartait les suturés stvec force.' Je m'écriais souvent i Hélas ! que je serais heureux si k sentiment du célèbre Haller, è\ir l'insenii-

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Inlite de la dure-mère , ëtait vrai dans tous tes cas ! Mes doiJeurs sont des preuves bien convainteahtes <pe la dure-mère est susceptible de sensibifitë. Je seiltais une sorte de déchirement , ou phitôt un décollement intërieur, depuis ki suture sagittale jusi^'à FcMreille gauche.

tie siège de la douleur indiquait que k foyer de ^Jwls, tpie j'assurais être sous le crâne, ëtait entre la éave - mère et le pariétal gauche , et qu'il n'y ^ait d'autre parti à prendre , pour faire ces^r les accidents, que d'appliqueir une couronne de trépan , afin de donner issue à la matière. M. Le Caft, à qui on rendait souvent compte de ma situa- Ikm, ét^it de cet avis. Je lui fis écrire que j'étais è^n déterminé à l'opération , mais que je désirais ie ymr avant de m'y soiunettre; je le priais de partir, i^përant qu'il serait encore temps de la faire à «on arrivée. Ce fidèle ami n'eut pas plutôt reéu la lettre, cpi'il prit la poste et se rendit a Orléans.

Pendant les quatre jours qui s'écoulèrent depuis l'envoi de là lettre , jusqu'à l'arrivée de M. Le Cat , je fus à l'extrémité. Je n'avais pas encore donni depuis .<ânqttante-six jours, malgré les somnifères doM je Ëdsais usage. Une heure avant son arrivée , les douleurs se calmèrent xm peu; ^e dormis pour la première fois une demi-heure. A mon réveil, je trouvai mon coussin montHé de pus, qui sortait -de l'oreille gauche, d\iti fil continu, comme d'uiie source, ce

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qui me soulagea beaucoup. Un instant après, oiî vint m'annoncer tjue M. Le Cat descendait de sa chaise.; n resta deux jours auprès de moi, et reparut pour Rouen.

Lepus, qui était épais, et dWeassezI>onnequalit^ s'étant frayé une voie par où il coulait, l'opératioii projetée ne lut point faite. On était étonné, et je Fêtais moi-même, de la quantité de matière que je rendis pendant les quinze premiers jours. J'eus plusieurs Ibis lia curiosité de ramasser ayec un cure-oreille tout celui qui cotdait dans l'espace d'une heure, et je. le mettois sur un mouchoir blanc ; chaque goutte y fi)^ mait une tache grande comme un denier. J'en ai compté par heure jusqu'à dix-huit à vingt gouttes. Vers la fin de ces quinze jours, je n'en retirais que huit à dix gouttes par heure. On estima que chaque goutte pouvait peser un grain, et qu'on pouvait ëva^ luer la quantité que j'en rendis pendant les huit premiers jours, à plus de cinq onces; et pendant la seconde huitaine, à plus. d'une once et demie; ce que j- aurais peine à croire, si ce fait était, arrive â tout autre. Cet écoulement a diminué insensiblement, de manière que pendant six mois, je n'en rendis que deux, trois, quatre ou cinq gouttes par jour; ensuite trois, quatre à cinq gouttes par ser maine, jusqu'au moi^ de septembre 1757^

Le dixième jour de cet écoulement, ou le soixantesixièi^e de la maladie, je sentis au sommet de la téte^

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4âahs rintërieur, Vers la suture sagittale, à l'endjfoit où s'attaéhe la faux, une espèce de mouvement douloureux. H me semblait qu'une liqueur passât du côté gauche au côte droit. Quelques jours après, le» douleurs se firent sentir sous le pariAal droit, et descendirent jusqu'à l'oreille. Le peu de sommeil dont j'avais joui depuis l'évacuation, fut interrompu. Au bout de vingt jours , quelques gouttes coulèrent paf l'oreille droite, et je dormis. Dans le même temps, en secouant la tête, je sentais sous le pariétal gauche, une espèce d'ondulation , à-peu-près semblable à celle que l'on remarque lorsqu'on secoue une fiole aux deux tiers pleine d'huile, et j'avais un bourdonaement considérable dans les oreilles ;»il en sortait de temps en temps un bruit qui frappait l'air, et qui a été plusieurs iôis entendu par quelques-uns de mes eonfrères. Ce bourdonnement e'tait si fort qu'il mo «âemUaat iju'un torrent passât dans ma tête.

• Dès ie sixième jour de la maladie, je devins si «oiird que le plus grand bruit ne me faisait aucune impression; je restai dans cet état jusqu'au quatrevingt-dixième jour. L'ouie a été' près de deux ans à «e rétablir dans son état parfait.

C(»nme je n'avais pu supporter de bonnet de nuit , et qu'au lieu de bonnet on m'enveloppait la tête de linge et d'un morceau de flanelle , je ne m'étais pas aperçu que son volume avait augmenté. Quelle fut «na surprise quand je voulus mettre ma perruque ei

mon chapeau ! Je reconnus dans ce TnnnnCTit que mai tête était devenue beaucoup plus grosse, quoiqu'il ne parût aucun intervalle entre les sutures, et que l'cedènie du Quir chevelu fût entièràneut dissipe. Pour connaître de combien elle avait grossi , je mesurai le diamètre de mon chapeau, et le comptai avec celui d'un chapeau que je fis acheter. Le cba^ peau neuf avait cinq lignes de diamètre de plus que le vieux; consëquemment ma tête se trouvait, dans sa circonférence, quinze lignes phis grosse qu'elle n'était avant la maladie. Cette augmentatif parait fiu^ mée, principalement par l'ëlevation des pariétaux, le gauche l'étant un peu plus que le droit.

La violence des douleurs, l'insomnie et uâe dîèui sévère,m'avaientrendumaigre, sec, et décharné jmoft corps était comme un squelette. Depuis le trentième jour de la maladie^ jusqu'au quatre-vingt-di?ièoie, je ne vécus que de lait d'ânesse, que je prenais nok. et matin; trois à quatre bouillons en vingt-quatre heures, et. le petit-lait clarifié pour boisson ordin naire. Malgré le fâcheux état où cette maladie m'avait réduit, j'ai toujours conservé le jugement et la mémoire.

Depuis le mois d'octobre de la même année I75€, jusqu'à celui de septembrev 1 767, les grimaces ftirent moins fréquentes; elles ne me prenaient que tous les huit à dix jours. Quelques gouttes de pus, qui sortaient par l'oreille gauche ^' les faisaient cesser.

" làamJ^ mois de novembre suivant, j'allai pojgu: la |>F^ipîère fois me promener en voiture ; je m'aperçus que le mouvement iâisait co.uler le pus. Pour; me procurer <)et avantage aussi souvent, et autant que mon ^tat, encore faillie, pouvait me le permeure, l'achetai un cheval et un cal^riolet. Plus j'étais d^ms ce^^ voiture, plus il coulait de matière, plus ma têt^ se dégageait; moins j'avais de grimaces, et mieux je me trouvais.

Vers la fin de décembre, je ne pus me refiatser d'aDer en po|te pour voir un malade, à douze lieues de cette ville. Comme il avait beaucoup gelé ce j.ourlà, le chemin était raboteux. La dureté de la chai^, le bniil qu'elle faisait, et les cabota m'étonnèrent hi xé^e^ de Istçon que n^es anciennes douleurs se réveitl^^nt : JP' fu^ deux jours dans cet était terrible; lés ^ôulew^ ^ calmèrent un peu; jie dégel étant^enu, |e revins dQucement chez moi. Quelques jpur^ aprè^, il p^oru^ une petite tujneur derrière l'oreille gauche, qm n'était poiptt douloureuse au toucher 9 et qui pi^r rai^sait être formée par le gonflenvept du corps 4^ l'^os. Lies dpvJeurs quittèrent le pariétal , et ^ ra^sseç^ blèrei^t d9Q3 la tumeur. On propos^ de découvrir l'os pour le perforer et le cautérj;$er , ^Sin de donner jU^ueàJd niatière, qu'on aoupçonufgit dans l'inférieur de cette roche osseuse ; mais comiae la natur^iî uà'ar vait déjà si bien ^rvi, je rejetai toute ppéj-^on. Le pus ayant ensuite pris son cours par l'oreille, la tu*

meiir s'est dissipée avec le temps. Je repris mon train ordinaire, cd continuant à me promener dans ma voiture, deux à trois fois la semaine. Je prenais Aepuis long-temps , tous les rnaùns , deux tasses d'iniîision de fleurs de tilleul, coupée avec le laii; et par le nez, comme du taLac , une ou deux Ibis la semaine, une prise de poudre capitale, <piî, en me faisant éiernuer, iaisail sortir par l'oreille quel<|ii€S (gouttes de pus.

La matière ayant cesse de couler pendant prèS' deux mois, je me trouvai, dans celui xle 1757, la tête plus pesante et plus douionreuMi on malaise dans tout le corps; les grimaces était fréquentes, un rhume de cerveau me prit, jedt enchifrené au poinl d'en perdre l'odorat, et tai l'appetit ; tout ce que je mangeais sentait le pus. soir, après avoir pris une soupe légère, ne sentant aucune pesanteur à l'estomac , mais me trouvant plus fatigué, je me couchai vers huit heures, et m'endormis. Je m'éveillai vers le minuit avec une pesanteur douloureuse à l'estomac, et de grandes vies de vomir. Je fis faire du thé; je n'en eus Bvalé quatre à cinq tasses , que je rendis , aveoij violents efforts , outre le thé, une grande quantité matières purulenles , épaisses, et d'une puanteur extrême , qui paraissaient venir de l'estomac ; j'en emplis une cuvette. Mon épouse et les personnes^ ma maison, qui vinrent àmon secours, étaient

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