‹ Traité des maladies de l'oreille et de l'audition (volume 5)Chapitre 42 sur 61 · OBLITÉRATION ACOID. DU CONDUIT AUDITIF · texte numérisé non relu

OBLITÉRATION ACOID. DU CONDUIT AUDITIF

touchaient au point de ne pouvoir admettre sans violence l'extrémitë très-déliée d'une petite seringue a injection. Il serait naturel de penser que, dans, ces cas , les surfaces enflammées ont contracté des adhérences qui ne permettant plus à la membrane de revenir sur elle-même , ont établi dans ce point une espèce de diaphragme.

Quelquefois cette cloison contre nature se trouve renforcée d'une ou de plusieurs couches de concrétions cérumineuses ou gypseuses. Duvemey rapporte qu'en examinant après la mort l'oreille (Jroite d'une personne qui avait été affligée de surdité de ce côté dans les dernières années de sa vie, il trouva, à deux lignes de distance de la membrane du tambour, une membrane très-épaisse et très-lâche, au-devant de laquelle il y avait uii amas très-considérable de matière plâtreuse , et qu'il regarda comme l'unique cause -de la surdité dont cette oreille avait été atteinte , attendu Qu'elle ne présentait dans ses autres parties aucune trace de lésion apparente. Fabrice d'Aquapendente a trouvé deux lois dans de petits enfants une seconde membrane très-épaisse et trèsforte annexée à celle du tympan. J'ai vu moi-même, il y a quelques années, cette espèce de membrane, chez un chirurgien militaire devenu sourd d'une oreille , à la suile"^ d'un violent érysipèle de toute la tête. J« la pris d'abord pour celle du tympan ; mais £on peu de profondeur , son défaut de transparence^

sa disposition obliquç^ m'eurent bientôt détrompé. • Je la déchirai et l'enlevai par lambeaux , ce qui ne produisit aucune diminution dans la surdité, sans doute parce que l'inflammation avait p<»rte ses ravages jusque dans IWeille interne. Saunders a vu cette membrane se former dans le conduit après la destruction de celle du tympan, et l'extraction qu'il en fit ne diminua pas notablement la surdité.

Page 1