‹ Traité des maladies de l'oreille et de l'audition (volume 5)Chapitre 41 sur 61 · OBLITÉRATION ACCID. DU CONDUIT AUDITIF · texte numérisé non relu

OBLITÉRATION ACCID. DU CONDUIT AUDITIF

acoustique. Par intervalles cet engorgement chronique devient le sie'ge d'une inflammation aiguë , le canal auditif se ferme alors complètement , toute la conque se tuméfie, se gerce, rend une sérosité roussâtre , et de- vives douleurs se font sentir. Au bout de quelques jours tous les symptômes s'amendent, la conque reprend son volume naturel, et l'entrée du conduit seulement reste affectée d'un engorgement lardacé qui demeure stationnaire.

Cette maladie est des plus opiniâtres ; pendant bien des années je n'ai obtenu aucun succès des moyens les plus propres à la combattre efficacement , tels que les douches d'eaux minérales sulfureuses , les exutoires , l'usage interne du mercure, les sudorifiques, lés dépuratifs de toute espèce, etc. Je n'y saurais à présent même aucun remède , sans la guérison obtenue récemment^ par des bains de vapeur, dans un des cas de cette nature qui m'ont le plus occupé. Les moyens les plus efiicaces' avaient été épuisés, et madam.e N... avait suivi sans fruit, sans soulagement aucun, les traitements divers conseillés et dirigés par les médecins les plus renommés de la capitale. La maladie toujours concentrée dans la conque avait pris un tel degré d'exaspération, que les crises inflammatoires dont je viens de parler se succédaient presque sans intervalle: La malade , auparavant douée d'un vif éclat de fraîcheur

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et de santé , alors minée par la {lèvre , l'insomnie « les douleurs, tombait à vue d'œil dans le marasme, Bien avant cette époque elle avait cessé de recevoir mes soins ; elle les réclama de nouveau. Nous convînmes d'employer les hains de vapeur de l'établîasemeut de M. Giraud. La guérisou fut rapide et mplète. Elle me parut d'autant plus assurée cpie KJa tête, ni par conséquent les oreilles n'avaient ■ point été exposées aux vaporisations, et que l'en- I gorgement de ces parties avait cédé à des sueiu I générales provoquées par ces bains. Je sais que d [ puis lors aucune récidive n'a déçu mon espoir.

Une membrane accidentelle peut s'établir dans 1 le conduit audilil' et le boucher |flus ou moins com-i^ I pléiement. Il est difficile d'expli<[uer la formatiol I de cette production membraneuse par la théorî I générale des fausses membranes. L'exudation Ijin- I pbatique doù ceUes-ci tirent leur source ne paraît [ "avoir aucune part à la formation de celles qu'on "vm^— l quelquefois dans le conduit audlùT. Ce que j'ai vh I arriver dans les violantes inflammations et les écoarfl I l^ietits du conduit audilii externe, chez les jeunes t sujets , me porterait à concevoir une tout autre K'^ologic des cloisons accidentelles qui peuvent s'y l'^tabhr. J'ai vu à cet âge, où le méat auditif est beat coup plus étroit , et la membrane qui le revêt bcaui coup moins dense, l'inilanmiation rapprocher tellement les parois de celte tunique , qu'elles s'eoti

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