‹ Traité des maladies de l'oreille et de l'audition (volume 5)Chapitre 46 sur 61 · ENGOUEMENT CÉRUM. DU CONDUIT AUDITIF · texte numérisé non relu

ENGOUEMENT CÉRUM. DU CONDUIT AUDITIF

Ja conque et le redressement qu'on fait subir au m^ auditit'pour en exj^lorer le tond, on ne distingue pas

•la membrane du tympan!, il iaut sonder l'oreille avec on stylet mousse.. Si le conduit est libre, l'instru-

'inent ira heurter la membrane du tympan en éveillant une vive douleur. Dans le cas contraire , il sera ar-*

.réte par un obstacle qu'on pourra percuter avec l'extrémité de lajionde sans iaire naître aucune sensaj^on incommode*

Les concrétions du conduit auditif ont quelque^

'Ibis l'apparence et Ja dureté d'une matière gyp- «euse; d'autres ibis elles ressemblent assez, tant par liçur couleur que par leur consistance , à des lierres biliaires. Ordinairement lorsqu'elles ont ce jdegré de dureté, elles sont enveloppées d'une couche de 'Cérumen.peu consistant. On les trouve .tantôt divisées en plusieurs fragments superposes , tantôt .fermées d'une seule masse cylindrique, moulée dans le conduit auditif, et que l'on retire tout entière (^Ipn l'expression de jVIotgiigni) comme une épée de son fourreau. Je ne crois pas que la matièredure et sèche qui constitue ces corps âxangers ne 4K>it que du cérumen épaissi , par la raison qu'il peut

,^ ibrmer tde. pareilles concsétion^s dans l'intéricpr ^e-^la qaisse, ainsi que j'ai^ eujplusieurs fois l'ocça-

. sipn de le, vérifier, tant sur le cadavre que sur. .le irivant. U est même à présumer que lorsqu'on trp^ve

.daiiStjle conduit auditif une pareille substance, la

DEUXIÈME PARTtE, CHAPITRE Vm.

caisse eû est également engouée, si après aveir^ sobstruë le conduit auditif l'oaie ne se rfeblit poiH

H arrive souvent que, lorsque l'otorrln?e tend à Se gue'rir, et que l'écouIemeDl diminue, il se àépose dans le condtdt auditif une matière btanchâtic "de la consistance du savon. Si la membrane tym- Uaniqiie est détruite, pareille con^stion se forme dans la caisse; de-là l'indication de porter aussi dans cette seconde cavité les moyens désobstruanU que l'art peut nous fournir.

" Ces concrétions, quelque dures qu'elles soient, Be causent jamais de douleur dans l'oreille. Leun effets les plus communs , outre la surdité ordinaire jHent incomplète qui en est le résultat , sont une dânangeaison incommode et une sorte d'embams ^ans l'intérieur de i'orcîlle, lequel se fait particuli^ ITemcnt sentir durant la mastication.

Les amas de matière cérumineu se se rcncontrrtll flutôt chez les vieillards et les bommes laits que ■thez les jeunes gens et les enfants , quoique ceux-ci îient le conduit auditif beaucoup plus humide et habituellement enduit d'un c(5rumen aliondant. Mais il est fort rare qu'il s'épaississe k cet âge et qu'il 'iOnse aux fonctions âb l'ouïe. Aussi voit-on peu de 'Surdité dépendante d'nnc pareille cause attaquer les 'fenfants , au lieu qu'elle est fort commune dans l'âge avancé.

L'eïtraction de ces concrétions , quand elles ne

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sont pas trèsrCQmpactes , peut aisément se ï^^ aie moyen d'un cure - (H*eiUe ordiuaii^. Dans le ca9 contraire , c'est-^-dirç lorsqu'elles forment un corps dur el rësihtant y qw l€ çure-or^ille ne peut enta*« Ijser ou entraîner , sans causer de vives douleurs dan§ le conduit auditif , il est lacile de les raniollir oh 4e les détacher peu* à -peu au moyen de doucher d'eau tiède, données avec une seringue à lavements» On a conseillé pour remplir le même but les liquide^ alcalins, savonneux, huileux et autres préparations médicamenteuses. Mais je puis assurer qu'aucun liquide ne vaut l'eau chaude pour ramollir ou ex-* puiser ces matières , comme l'ont d'ailleurs prouvé les expériences du docteur Haigarth sur les disr solvants de cette humeur excrémentitiellei ainsi que les recherches de Fourcroy, et sur-tout de M. Vau^ quelin sur ses propriétés chimiques.

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