CHAPITRE XIII
Du relâchement et de la tension de la membrane ,
du tympan.
On peut regarder comme une maladie propre à cette cloison membraneuse un état de tension ou de relâchement. Mais on a fait jouer à ces deux espèces d'affections morbides et sur ^r tout à la dernière, un rôle beaucoup plus, étendu qu'elles ne le méritent. Le nom que porte cette meml)rane, et sa situation par rapport à la caisse, présentant à l'esprit l'idée d'un tambour , ont fait porter trop loin son analogie avec la peau de cet instrument, dont la tension est plus ou moins grande selon l'état de sécheresse ou d'humidité de l'air. En traitant de la surdité je ferai voir que celle qui varie suivant ces deux états de l'atmosphère est presque toujours indépendante de l'action de l'air sur la membrsûie.
Je pense que la sécrétion onctueuse qui se fait dans l'intérieur du conduit auditif doit mettre la membrane du tympan hors de l'influence de l'humidité ou de la sécheresse. Je ne connais , je n'ai encore observé aucune lésion de l'audition qui puisse élre exclusivement attribuée au relâchement
RELACH. Ëï tENSION DE LA MEMBR. DU TYMPAN. 385
de Celte membrane. Je n'en dirai pas autant de sa tension môrbifique.
La sécheresse dont le conduit auditif est quelcjue-
fois frappe, Ou quelqu'autre cause encore indétermi-
ïiée , peut faire tendre outre mesure la membrane du
tympan , et diminuer sa concavité. Cette tension n'a
point lieu sans changer la disposition naturelle des
osselets; la surdité qui eu résulte formant le seul
^symptôme de cette affection, je renvoie au chapitre
, relatif à cette espèce de cophose, qui, pour le dire
en passant, est plutôt présumée que prouvée , tout
ce qui concerne les efifets et lé traitement de cet état
morbide du tympan.
Les maladies de la membrane tympanique nout amènent naturellement à parler de celles qui peu* vent affecter les membranes des fenêtres de la caisse et les osselets.
Ces membranes peuvent devenir plus épaisses , s'ossifiei* même, comme Valsalva l'a observé en disséquant l'oreille d'une vieille femme. La suppuration peut les détruire, ainsi qu'on le remarque à la suite de longues otorrhées, et que l'a vu Leschevin dans un écoulement vénérien par l'oreille. Si l'on en croit cet auteur, ces membranes peuvent ^ aussi être affectées de relâchement : idée purement théorique, qui lors même qu'elle serait fondée , n'entrerait pour rien dans le diagnostic des maladies de l'oreille ni dans leur traitement.
386 BEinCIÈMK PAMIB^ CBAFITU XIT.
En parlant de FoloiThëe (i) fai àk que les osse» lets disjoints sont ordinairement expulsés avec le pus hors de la caisse ^ lorsque les parois osseuses de cette cavité sont afièctées de carie. Sans doute les oiselets eux-mémés en lont atte^ints; mais cette circonstance ne fimmit aucune indication spéciale.
JJankjrlose des ossdeta a été trouvée après la mort par Rujscb et J."*L- Petite sans qu'on soit parvenu k déterminer le résultat de cette lâiouy que rien n'indique pendant la vie, sur la fonction 4^ l'organe. L'ignorance dans laquelle le praticien reste à cet ^;ard , n'exacce heureusement aucune influence fâcheuse sur le traitement* 0. se console par le ménie motif de ne rien savoir sur la paralysie et les CQnvulsiOtts des muscles des osselets y admises par quelques-uns de ces médecins spâ^ulatits, qui cï-oient voir l'évidence, où est à peine la prohabî* lité.
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(i) Page aog.