LIBRAIRIE J.-B. BAILLIËRE ET FILS
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PRÉFACE
J'ai suivi dans ce traité le même ordre que dans celui des maladies de la prostate, récemment publié par moi. Cet ordre m*a semblé d'autant plus logique, que ces deux traités ne constituent en réalité qu'un seul et même ouvrage.
Mon travail est divisé en quinze chapitres. Dans le premier, j'ai passé rapidement en revue tanatomie de l'urètbre. Ce sujet étant étudié avec détail dans les ouvrages spéciaux d'anatomie descriptive et chirurgicale, je n'ai pas cru nécessaire de m'étendre au delà de ce qu'il peut être utile aux praticiens de connaître. Aussi n'ai-je particulier rement insisté que sur la division de l'urèthre par l'aponévrose moyenne en deux parties distinctes et sur les conséquences pratiques de cette division.
Dans les considérations générales qui forment le second cbapitrei j'étudie d'abord la physiologie de l'urèthre sous le
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rapport de la miction et de réjaculatîon. Pour Tune et l'autre de ces fonctions, j'expose la théorie la plus récente : celle de Kuss et Duval, qui font jouer dans toutes les deux un rôle considérable à la prostate. Tout en admettant, d'une manière générale, la manière de voir de ces auteurs, je leur objecte que la prostate pourrait bien n'être pas, autant qu'ils le disent^ nécessaire à la rétention de l'urine dans la vessie, puisque la femme n'a pas de prostate et que, normalement, elle n'a pas d'incontinence. Il en est de même pour la sensation du besoin d'uriner, dont ces auteurs placent l'origine dans la prostate. Or la femme ressent, comme l'homme, cette sensation, bien qu'elle soit privée de prostate. Pour ce qui est de l'éjaculation, j'adopte la manière de voir de Kuss et Duval.
La physiologie étant étudiée, je passe à des considérations patholoffiques générales. Je montre que de toutes les affections des voies urinaires, celles de Turèthre sont les plus fréquentes ; qu'il y ait inflammation, traumatisme, vice de conformation. L'urèthre une fois affecté, la prostate, la vessie et les reins eux-mêmes sont exposés à l'être. U peut en effet sui^r un rétrécissement, une prostatite, une cystite, une néphrite, voire même une hypertrophie cardiaque, des parésies et paralysies, d'où cette conclusion que la blennorrhagie est non-seulement la plus fréquente des maladies de l'appareil urinaire, mais encore qu'elle entraîne assez souvent les autres à sa suite. Je dis presque toutes, car les vices de conformation, les blessures, les rétrécissements cicatriciels, les tubercules, les corps étrangers, les polypes, malgré les rapports qu'ils peuvent affecter avec rinQammation, n'en sont souvent pas directement la conséquence.
De plus, on se sert dans la pratique des maladies de l'appareil urinaire, d'instruments particuliers : sondes et bou-
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gies, et on pratique certaines opérations : le Gathétérisme, par exemple, qui demandent à èire exposées à part.
Les sondes et les bougies décrites dans le troisitaoe diapitre sont étudiées au point de vue historique et pratique. Je passe en revue les formes diverses de ces instniments, qu'ils soient faits de métal ou de gomme élastique, drmts, courbes, coudés ou bicoudés, coniques ou cylindriques, à simple ou à double courant. J'étudie ensuite leur graduation, et je termine en démontrant que le but des chirurgiens a été, malgré la divergence de leurs opinions, d*adapter autant que possible la forme des sondes et des bougies à celles du canal, comme la préoccupation des fabricants a été de leur donner la résistance et la légèreté, le poli, la régularité et la souplesse nécessaires.
hà cathétérisme fait l'objet du chapitre suivant. J*en décris les manœuvres suivant l'instrument qui sert à le pratiquer, qu'il soit droU^ courbe ou coudéy rigide ou flexible. Je démontre d'ailleurs que, à part la sonde coudée, quel que soit le cathéter employé, cette opération peut se pratiquer pardessus le ventre^ par-dessus faine ou audessous du ventrcy c'est-à-dire par le tour de maître^ et que le malade soit debout ou couché. Je montre ensuite les obstacles normaux et pathologiques au cathétérisme, et le moyen de les surmonter. Puis je termine en décrivant la manière de fixer les sondes.
Les vices de conformation sont le sujet du cinquième chapitre. Apparaissant dès la naissance, puisqu'ils sont la conséquence d'un arrêt de développement, ils devaient être décrits avant les autres affections. Ce sont : les cas d'absence de Turèthre, & côté desi{uels il faut placer ceux dans lesquels cet organe est double ; les oblitérations du méat et du canal, qui prtoèdent la description des rétrécissements congénitaux,