J V PREFACE
en regard des dilatations congénitales. L'hypospadias et l 'épispadias sont décrits à la fin de ce chapitre. Les résultats obtenus aujourd'hui par la chirurgie dans la réparation des vices de conformation ont été, dans un grand nombre de circonstances, si profitables aux individus affectés de ces infirmités, que j'ai donné à leur description et à celle des procédés opératoires qu'ils réclament, une très-grande étendue. A l'appui de ma description, on trouvera dans le texte des figures nombreuses qui en faciliteront la compréhension.
Gomme appendice à ce chapitre^ j'ai décrit le phimosis et le paraphimosis .
La description de la blennorrhagie vient au chapitre suivant. Je discute ses causes, sa nature, en exposant les idées des principaux auteurs contemporains. Je termine par le traitement sur lequel je m'étends autant qu'il est nécessaire.
Viennent ensuite les complications immédiates de la blennorrhagie, Vorchite et la cowperite. Cette dernière maladie n'ayant guère été étudiée que dans la thèse de Gubler, j'en donne la description d'après cet auteur.
Les rétrécissements font Tobjet du huitième chapitre. Après avoir dit à quoi les anciens attribuaient les rétrécissements et donné les diverses classifications des auteurs qui ont précédé l'époque actuelle, je fais voir qu'il n'existe que deux sortes de rétrécissements : les uns spontanés ^ d'origine inflammatoire, les autres traumatiques. Les premiers sont dus à un dépôt de lymphe plastique qui s'organise sous la muqueuse ; les seconds à un véritable tissu inodulaire, ce qui est peu important au point de vue du résultat, puisqu'ils se conduisent de la même façon. Après avoir décrit la forme, les propriétés, les effets^ les causes, le siège des rétrécissements, j'expose la manière de les reconnaître au moyen de la bougie à boule.
PRÉFACE. V
Le traitement est décrit d'une manière étendue, comme l'indique le tableau suivant :
((temporaire.
Dilatation . . . jpermanente. (immédiate progressive,
(intprnft jd'avant en arrière, imterne. . jd^^^rière en avant
I I If (avec condacteur*
Méthodes (de force ( |exierne. . ^^^^ conducteur.
[d'avant en arrière, 'arrière en avant.
\Cathétérisme forcé.
par le nitrate d'argent ou la potasse caus«
tiaue.
par la galvanocaustiqae.
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[Cautérisation
Cette description, elle m'a été Fournie par l'étude des travaux les plus récentes ; celui de Curtis pour la dilatation temporaire, de Reverdin pour Turéthrotomie interne, de Campos Bautista pour la galvanocaustique chimique. J'ai mis enfin à contribution les auteurs les plus connus de la chirurgie contemporaine : Le Fort, Guyon, Verneuil, Crosselin, Richet, A. Guérin, Voillemier, Dolbeau, Nélaton. On trouvera dans cette partie de mon traité des figures d'instruments inventés par des auteurs dont je n'ai pas exposé les procédés d'une manière étendue, mais les landes placées à côté des dessins les feront suffisamment comprendre.
La description du spasme forme le neuvième chapitre. 11 existe deux sortes de spasmes ; le spasme symptomatique, connu de Hunter qui avait, d'après lui, deviné l'existence des fibres musculaires de l'urèthre, se montre dans tous les cas d'inflaounation de l'urèthre, qu'elle soit aiguè bu chnv» nique ; d'où il s'ensuit que pour le guérir c'est la phleg* masie quil faut faire disparaître. Le spasme essentiel, dont on saisit, dans bien des cas, difficilement la cause, est beau-
VI PREFACK.
coup plus grave et difficile à guérir. Les sédatifs restant ordinairement impuissants, c'est à la dilatation du canal, sinon à la section interne et plus souvent externe de la portion membraneuse, qu'on est forcé de recourir.
Vient ensuite la description des diverses ponctions vésicales qui peuvent être exigées pour obvier à la rétention causée par un rétrécissement trop étroit. Ce sont la ponction périnéale, la ponction recto-vésicale, la ponction hypogastrique, la ponction sous-pubienne, enfin la ponction capillaire. A propos de cette dernière, si facile à pratiquer et, à juste titre, si employée aujourd'hui, je cite une observation démontrant qu'il ne faut pas délaisser complètement les méthodes anciennes.
Le chapitre XI est consacré aux blessures uréthrales. Celles-ci doivent être étudiées séparément, suivant qu'elles atteignent la partie libre ou profonde du canal, ou qu'elles sont produites par des corps agissant de dedans en dehors, ou de dehors en dedans. Les premières constituent les fausses routes ou sont produites par un corps étranger. Les blessures sont d'ailleurs de deux sortes : les contusions et les plaies. Ces dernières peuvent être produites, conune partout ailleurs, par un instrument piquant, tranchant ou contondant; celles par instruments tranchants étant longitudinales^ obliques ou transversales ; les premières intentionnelles ou accidentelles, les autres accidentelles.
Les fausses routes superficielles ou profondes, complètes ou incomplètes, uniques ou multiples, se voient sur toute la longueur de l'urèthre et sur toute sa circonférence. Mais elles sont infiniment plus fréquentes à la courbure souspubienne et à la prostate, car elles y sont favorisées aussi bien par la conformation physiologique que par les modifications pathologiques de ces régions.
PftÉFACF. VII
Ces lésions^ très-difficiles à reconnaître quand on les produit, ne demandent, en général, qu'une médication peu active.
Je désigne, d'une manière générale, dans le chapitre qui suit, sous le nom (fépanchement â^urine hors de Curèthre^ les poches urinaires, les abcès urineux, rinflltraiion d'urine. C'est qu'en effet ces trois genres de lésions sont dus à l'épanchement de Turine hors de son conduit normal de la vessie au dehors.
Les poches urineuses sont de deux sortes : celles où aucune Assure n'existe à l'urèthre, et celles dans lesquelles, au contraire, ce canal est déchiré.
Les abcès urineux, qu'on a rencontrés presque dans toutes les r^ons du corps, peuvent se présenter à l'état aigu ou chronique. Exigeant une ouverture aussi prompte que possible dans le premier cas, ils ne demandent dans le second qu'un traitement palliatif, pourvu toutefois qu'on se tienne prêt & les ouvrir en cas de besoin.
Vin/Uiraiion éturine exige, pour se produire, qu'une grande quantité de ce liquide fasse irruption dans le tissu cellulaire qui entoure l'urèthre, et qu'un obstacle accompagné d'une altération de la muqueuse vienne favoriser cette irruption.
D'ailleurs, comme l'a démontre Verneuil, la gravité de l'infiltration dépend non-seulement de la quantité d'urine épanchée, mais encore de la qualité de cette urine et de l'état du sujet.
Du reste^le seul remède à lui opposer, c'est une profonde incision médiane pratiquée sur le raphé périnéal.
Les fistules périnéaUs qui sont décrites après répanchement d'urine, sont très-rarement congénitali s. On les divise en fishiles péniefines et fistules do la partie postérieure de