‹ Traité des maladies de la bouche (pathologie interne): suivi d'un précis dChapitre 20 sur 21 · JOU · texte numérisé non relu

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générau.v. Or, nous devons de nouveau n ici si ces divers symptômes sont réellen quence du muguet, ou si, au contraire.' mtiguet qui est leur conséquence. Ces nière opinion que je me rallierai plutôt j'admets que ces symptômes généraux e développent sous la même influence.

Les divers symptômes généraux que tuellement sont : la diarrhée, les von fièvre, les tUcérations des malléoles e\ aussi les plaintes incessantes du jeune

h&diarrhée a été trouvée 21 fois sur guet par Valleix, et seulement 97 foi Seux. Depuis les travanx de Parrot sur ne saurait douter que c'est sous l'infli affection quese développent ces deux sy est évidemment de même des vmn.

Valleix avait souvent constatés . mais retrouvés que 27 fois sur 402 cas.

La même observation doit être faite Ce n'est pas le mtiguet qui produit h au contraire la fièvre qui, en modiSar buccale, prépare le terrain an muguet.

Quant aux ulcérations des malléoles elles sont avant tout le résultat des frot parties contre les langes de l'enfant. Mi faut y voir aussi l'influence d'un état g mine la vitalité des tissus et les expose ainsi à la mortification.

L'anatomle pathologique ne nous reti

temps.

On s'est demandé quel était réellemt

quinziAhb LBQOn

arrive souvent, guérir sous l'infiueace du traitement; ou bien enfln, Bi l'élat général a' aggrave, se prolonger jusqu'à la mort.

Diagnostio. — Le diagnostic du muguet ne pourrait présenter des doutes que tout b. fait au début. Ces doutes, en effet, disparaissent dès que se montrent les tacbes blanches. A partir de ce moment, ces taohes d'un blanc mat, faisant saillie, pouvant toujours se détacher sans laisser d'ulcération ; enfin et surtout les caractères microscopiques sont des signes qui permettront toujours de le reconnaître. Cependant, il est bon de signaler quelques causes d'erreur.

Cbez les enfants, le muguet peut être pimulé {mut des grwmeaux de lait. Mais ces grumeaux ne sont nullement adbérents; ils ne se reproduisent pas ; et, enfin, ils ne contiennent pas d'éléments de saccharromycés.

Les aphtes, même à l'état condueat, ne ressemblent pas au muguet. Chacun d'eux est sunnonté d'un vésicule; et, enfin, ils laissent des ulcérations.

La stomatite êrythématettse, nous le savons, donne lieu îi la mortiâcation des cellules épithéliales qui forment des lisérés ou des plaques blanchâtres. Mais ces plaques sont unies; elles ne se reproduisent pas; et, enfin, elles ne contiennent pas de saccharromycte.

Les kystes épidermoides qui existent souTent sur la voûte palatine de chaque côté de la ligne médiane ont été' signalés par divers auteurs comme pourant être pris pour le muguet. Mais ces kystes sont toqjours isolés; ils résistent aux frottements; et enfln ils n'exis tent qu'à la voûte palatine, ce qui n'a pas lied poar le muguet.

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leur enlève l'émail ; ce troisième, même, ce dère le tartre comme un corps protecteur !

11 suffit de s'être livré quelques mois à la tiquedesmaladiesde [a bouche, pour avoir ent émettre toutes ces opinions au moins étrange bien d'autres. Or.'quoique déjà je me sois sieurs foiaexpliquéàcet égard, Je tiensà y revi Je puis affirmer que la plupart des maladies* bouche, que celles qui forment le fond de la thologie de cette cavité, ne reconnaissent d'autre cause. Enlever le tartre dentaire, et supprimerez les trois quarts de ces maladies.

C'est là nion opinion depuis longtemps ; les découvertes des microbes de la bouche < leur rôle important t'ont pleinement confiri elles sont venues même lui apporter l'explia qui lui manquait.

Le tartre dentaire, en effet, d'abord ne sai exister sans léser mécaniquement l'épithélium par conséquent, sans ouvrir ces brèches dont t&ït voir le danger. Mais, ensuite, il crée soi lui-même, soit par les anfractuosités et les ( cultes de propreté qu'il entraîne, les condi des plus avantageuses pour la culture de tou micro-organismes.

Supprimer le tartre dentaire, c'est donc d'à permettre à l'épithélium buccal de rester i ou de réparer ses brèches, s'il en a ; et en faciliter l'antiseptie que nous savons indis

atK) SOINS A DOBNSB PENDANT X^ACS ADULTE

sable, et pourtant rendue impossible tant qu9 \% tartre subsiste.

Soins qt^tidiens de la bouche. .

Je viens d'indiquer certains soins qu'exige rhygiène de la bouche; mais ceux-ci ne sont qu'exceptionnels.

Surveiller les dentitions, visiter la bouche,

soig^ner les caries, enlever le tartre, sont œuvre de chirurgie; mais en dehors de ces soins, et

avant eux, même comme importance, doivent se placer les soins quotidiens de propreté et d'hygiène, ceux que je comprendrais sous le nom de toilette de la bouche.

Ici encore j'ai à signaler des négligences inouïes, et même des résistances les plus étranges.

Que de fois ne m'a-t-on pas demandé s'il fallait se nettoyer la bouche î se servir de la brosse f Qui de nous n'a entendu des personnes se flatter de ne jamais ayoir procédé à aucun de ces soins^ Et, parmi ceux qui en prennent, combien ne lé font que fort irrégulièrement et d'une manière tout à fait inôompléteî

Or, il faut que toute personne chargée de l'éducation d'un enfant lui inculque cette idée, que la toilette de la bouche est au moins aussi indis-^ pensable que celle des mains et que celle de tout le corps. Mais comment doit-on faire cette toilette?

RTOliNE DR LA BOTfCHB 393

Elle est comprise d'une manières! di£Pérente qiie je crois utile d'entrer dans quelques détails à son égard. . : .

Bf^ssê â dents. — Elle est indispensable: On trouve dans le commerce des brosses garnies d'épongé, d^autres en caoutchouc et, enfin, ^à^^ treii en poils de sanglier ou de blaireau. Je ne Yoia aucun avantage eut deux premières; et Je j^ensê que celles en; poils de blaireau sont celles qui le plus souvent conviennent le mieux. Parmi celles en poils de sanglier, il ftiut choisir leé moins dures.

La brosse^à dents doit être utilisée au moins deux fois par jour, à la toilette du matin, et avant

de se coudher.

Presque toujours, il faut lui adjoindre Tusagè d* un des dentifrices dont je vais parler.

' Il est important de la flaire passer partout Pour qué.son ^action soit efficace, il faut s'en servir moins en lui ftisaat suivre les arcades dentaires, qu'en la promenant dans le sens des interstices r de haut en bas pour le maxillaire supérieur, et de bas en haut pour l'inférieur.

Son emploi ne doit être discontinué que lorsqu'on s'est assuré que les interstices dentaires sont débarrassés de tout corps étranger.

Curettent. — Leur usage est également indispensable. Les meilleurs sont ceux en plume.

Ils doivent être employés après chaque repas, dès que les convenances nous le permettent ; et

394 80IM A DOKNBm PBNDANT L'aOB ADULTE

dès que nous pouvons nous isoler un instant pour nous lirrer à ces soins. Autant que possible, il faut y joindre quelques lotions.

De phis, le cure-dent doit souvent compléter la toilette du matin et du soir par le nettoyage des interstices.

Bacle-langue. ^ Beaucoup moins répandu que les deux précédents, le rade-langue est souvent d'une incontestable utilité. Ceux en métal doivent être -préféfts. Us doivent être unis pour que leur nettoyage soit facile,

Rince-hùuche. — Très usité autrefois, il a dis* paru de nos tables ; et on ne saurait le regretter. Ces soins de la bouche, quelque discrètement qu'ils s'accomplissent, ne sont plus en accord avec notre délicatesse. Mais le rince-bouche peut rester dans l'intimité de la famille, à la condition de le servir dans les appartements particuliers où chacun peut le trouver dans les quelques instants de liberté qu'il prend après chaque repas Le rince*bouche et le cure-dent doivent faire les frais de cette toilette en ce moment. Quelques minutes suffisent pour cela^

Température des lotions.

Les lotions après le repas, ainsi que celles du matin et du soir, doivent être faites avec de Teau dont la température est comprise entre 30 et 40°.

HYGliNB m LA BOUCHE 395

Depuis longtemps j'ai condamné la toilette de la bouche^ Teau froide. L'expérience que j'ai acquise depuis n'a fait que confirmer cette opinion ; et, de plus, les considérations dans lesquelles je suis entré, sont venues lui donner un nourel appui, en l'expliquant*

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