‹ Traité des maladies de la bouche (pathologie interne): suivi d'un précis dChapitre 19 sur 21 · QELÉE DE LICHEN AU QUINQUINA · texte numérisé non relu

QELÉE DE LICHEN AU QUINQUINA

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STOMATITES TOXIQUES

DéÛnition. — Division. — Phosphorique. — lodique. — Plombiqae. — Arsenicale. — Mercurielle.

STOMATITE MERCURIELLE

Définition. — Division. — Etiologie. — Symptomatologie. — Anatomie pathologique. — Diagnostic. — Pi'onostic. — Durée. - Terminaison. — Traitement.

Stomatites toxiques.

En suivant le cadre que nous nous sommes tracé dés le début de cette étude, nous arrivons maintenant au deuxième groupe des Stomatites spéciales^ à celui qui comprend les stomatites de nature toxique, c'està-dire les stomatites mereur telles ^ phosphoriques^ iodiques, plombiques et arsenicales.

Or, avant d'aller plus loin, il est indispensable de bien nous entendre sur ce que nous devons appeler stomatites toxiques.

Je dois, en effet, vous dire que pour qu'une stomatite soit dite phosphorique, iodique, etc., l'usage exige, comme condition indispensable, qu'elle n'apparaisse qu'après l'absorption de l'agent dont elle dépend, phosphore, iode, etc. ; et qu'on ne saurait considérer comme telles les lésions produites sous l'influence de leur contact.

La plupart de ces agents, en effet, soit à l'état pur, soit par leurs composés, peuvent agir localement, et, pour quelques-uns même, d'une manière très énergique,

3iS STOMATITES TOUQUES

i tels que rî>Je, !e pb:*sih:tre et rarseaic. Or, je le ré-

pèle, les lés* .'as aias: proi oit^s ne cjnstiioent pas des 4tj:i*atiîe5 ioji^ues, phosph^rl^ues, arsenicales, mais des su>:naii^-'S sirupies, ul>lTeuses ou gangreneuses; et TOUS devez vous rapp*^ler que je vous ai ciié ces divers agents dans rêti^»i«'gie de ces affections.

Les stomatites qui rentrent dans notre groupe sont donc exclusivement d*i cause interne; elles ne se manifestent qu'après l'absorption de l'agent médicamenteux ou toxique. C'est Tabsorjaion de ces agents qui, seule, les provo^^ue ; leur action locale, aa moment de leur contact avec la muqueuse buccale, n'est nullement en cause; et enfin leur action reste la même, quel que soit celui de leurs composés qui ait été employé.

Les stomatites toxiques doivent donc être définies : des inftamrimtions de la cavité buccale se montrant après ^absorption de certains agents médicamenteux ou toxiques, quelle qu'ait été leur voie d'introduction < 1 j.

C'est en les comprenant ainsi que j'ai constitué le groupe que nous abordons aujourd'hui; et il me semble

(1) C'était là la seule manière de comprendre ces stomatites au moment où cette leçon a été faite. Mais, depuis, on a vu dans la préface, outre Tiiifluence de ces agents, il est permis d'en faire intervenir an autre, au moins comme très probable, c'est l'influence d'un ou de plasieurs microbes vivants dans la bouche. Cette influence, je l'ai dit, me paraît aujourd'hui démontrée pour la stomatite mercurielle; et il est fort possible que les autres stomatites que j'ai appelées toxiques, apparaissent dans les mômes conditions. Dans cette hypothèse, le plomb, le phosphore, l'arsenic, etc., agiraient surtout en diminuant l'activité des leucocytes ou autres éléments histologiques, et permettraient ainsi aux microbes de triompher d'eux. Toutes ces stomatites, comme le veut Galippe, seraient donc microbiennes.

QUATORZIEME LEÇOI

que ce caractère commun domine as mie générale pour justifier le rappi fait de leur étude, et qu'ainsi se troi tidée la place que je leur ai donn division des stomatites spéciales.

Les agents médicamenteux ou i vent ainsi provoquer l'inflammatioi cale après leur absorption, dan&l'èi sances, sont : le phosphore, l'iode, et le mercure. C'est donc cinq stom.

j'aurais à vous décrire (IJ.

Mais, d'abord, l'action du phosph spécialement sur le tissu osseux. C€ lésions de ce tissu qui sont les plus { elles relèvent plus spécialement de eaux, ce n'est pas ici le lieu de nous

Ensuite, l'iode n'agit sur la muqu près l'avoir fait sur celle des fosses :

rynx ; ses manifestations sont toujo sur ces deux muqueuses que sur cell souvent même font défaut; c'est d tions du nez ou de la gorge que ta doit trouver sa place.

Leplomb n'ayant qu'une action 1^ festationg se montrant surtout sur

(1) Depuis, on a tait des travanx sqf 1 ^e, mais jusqu'à présent, cette affoctioii r du domaine expérimeatal.

J'ai vu donner et j'ai donné moi-méi bismuth h, des doses dépassant souvent Ifl rea, sans avoirou b. constater le moindre ( moquease buccale.

830 8T0UATCTBS TOXIQUES

en étudiant T inflammation de cette partie de la mu* queuse buccale que je vous en ai parlé.

Enfin, r arsenic ne produit qu'une infiammation superficielle, qui ne diflFère en rien desprocessus simples ; il suffira donc de signaler Torigine de cette inflammation.

Les manifestations buccales produites par ces quatre agents ne nous arrêteront donc pas; mais, il en est autrement du mercure. L'absorption de cet agent, en effet, quand elle dépasse certaines limites, outre qu'elle peut produire des désordres dont la gravité suffirait déjà pour justifier une étude séparée, donne lieu à des symptômes et lésions tout à fait caractéristiques, qui rendent cette étude indispensable.

Des cinq stomatites toxiques composant ce groupe, seule donc, leLsiomalUe mercuriellc doit nous occuper; et c'est à son étude que va être consacrée cette leçon.

Stomatite mercurielle.

Définition — D'après ce qui précède, nous donnerons donc ce nom à l'inflammation de la cavité buccale survenant après l'absorption du mercure ou de ses composés.

Cette stomatite est une des plus anciennement décrites ; mais elle l'a été sous des noms différents. Sauvages la désignait sous le nom d'aphtes mercuriels ; puis, pendant longtemps, elle figura dans les traités de pathologie sous celui de salivation mercurielle^ ou avec ceux d'apparence plus savante, de ptyalisme mercuriel et de sialorrée que lui donna Valleix. Enfin, vous la trouverez maintenant sous le nom que nous lui

324 STOMATITE MERCURIELLB

C'est également surtout par ces vapeurs que le mercure agit sur les chapeliers, qui se servent du nitrate acide de mercure. Enân, il en est également de même pour les étameurs de glaces, usant du mercure k rétat d'amalgame.

La voie cutanée doit aussi se dédoubler; le mercure, en effet, peut pénétrer par la voie épidermique, ou par la voie hypodermique.

La voie épidermique elle-même comprend des cas différents, selon qu'il s'agit d'intoxications professionnelles ou médicamenteuses. Les ouvriers de quelquesunes des professions que nous avons examinées, et notamment les mineurs, non seulement vivent dans une atmosphère chargée de vapeurs mercurielles ; mais, de plus, sont en contact avec son minerai, et les poussières de ce dernier restent .souvent appliquées sur leurs téguments. Cette influence, toutefois, je Tai dit, me paraît moins active que celle qui a lieu par l'atmosphère.

Mais il n'en est plus ainsi quand il s'agit des médicaments. Les frictions morcurielles constituent encore un des modes d'administration, qui donnent le plus souvent naissance à la salivation. C'est surtout des frictions avec le mercure métallique, dontje veux parler. Quant à sescoïijposés, leurs accidents sont rares. On en a cité cependant quelques-uns ; mais il faut alors, le plus souvent, qu'il y soit joint l'influence d'une idiosjmchrasie; tels seraient les cas qui ont suivi des frictions faites sur les paupières, et ceux qui ont apparu après des cautérisations peu étendues, comme celles du col avec le nitrate acide de mercure.

Quant à la voie hypodermique, elle soulève une

328 STOMATITB HERCURIELLE

ne sont pas les seules qui touchent à Tétiologie des accidents que nous étudions. Nous dirons , de plus, quelques mots des suivantes, que l'on pourrait groaper sous le titre de causes prédisposantes.

J'ai déjà parlé des idiosyfichrasies, je ne ferai que les rappeler ici pour vous dire qu'elles sont encore asseï fréquentes; et que cesout celles qui se manifestent pour un composé mercuriel en particulier, qui le sont le plus.

Puis vient une des causes les plus importantes; et sur laquelle je ne saurais trop appeler votre attention. C'est le mauvais état de la bouche^ surtout des gencives. C'est là une question capitale. L'importance de cette influence peut être exprimée par cette loi : que la stoiiiatite morcurielle estaussi rare dans les bouches saines, qu'elle est fréquente dans les bouches mal entretenues. Mais, si toutes les lésions buccales favorisent réclosion des accidents mercuriels, il n'en est pas qui le fassent à un degré aussi haut que celle des gencives; et l'état des gencives tenant surtout à l'état des dents, on peut dire que les chances de la salivation mercurielle sont réglées par l'état de ces dernières (Ij.

En est-il de même des lésions stomacales et intestinalesIPea d'observations ont été publiées sur cette question, qui, pourtant, intéresse grandement la pratique. Etant donné qu'un malade auquel vous avez à prescrire des préparations mercurielles, est atteint de maladie de l'estomac ou de l'intestin, devez-vous considérer ces affections comme prédisposant aux acci-

(1) Déjii, on le voit, Timportance des lésions buccales dans rétiologie de la stomatite mercurielle ra^avait vivement frappé; et, aujourd'hui, grâce aux idées microbiennes, elle ne peut qu'augm<mtor.

330 STOMATITE MEACCRIELLE

Une autre influence qui me paraît avoir une importance capitale, c'est l'état des fonctions éliminatrices qu'elles s'exécutent par les reins em par les téguments.

Les stomatites exigeant to^joars la présence d'une 'quantité donnée de mercure dans l'économie, il me parait évident que cette quantité sera d'autant plus facilement atteinte que l'élimination se fera moins. €'est peut-être ainsi qu'il faut expliquer beaucoup de faits, que l'on a mis sur le compte deTidiosyncrasie.

Enfin, pour être complet, je dois signaler les influences de Vàge, du sexe et de la constitution. Aucune d'elles, jusqu'à présent, n'a été l'objet de recherches précises, Les opinions que l'on trouve dans les auteurs n'expriment que des appréciations assez vagues. Ce n'est donc qu'avec ces réserves que je puis vous citer la moindre résistance qu'oflfriraient aux accidents raercuriels les enfants et les femmes. Ces appréciations, peut-être vraies, demandent donc à être confirmées.

L'influence de la constitution est-elle mieux établie î Cette influence est probable ; mais on ne peut être plus afflrrnatif. Ce sont là, du reste, des questions dont la solution est des plus difficiles. De combien d'éléments, en effet, ne faut-il pas tenir compte pour apprécier ces influences ? Si l'on constate que la salivation est plus fréquente chez les enfants après les frictions mercurielles ; a-t-on apprécié la quantité de pommade employée relativement au poids ? Si elle est plus fréquente chez les femmes dans les mêmes conditions ; a-t-on tenu compte de la finesse de la peau qui permet 1* introduction d'une plus grande quantité du médicament?

Ce sont là, je le répète, des questions bien complexes

334 STOMATITE MBRCURIELLE

manière complète que lorsque les soins de toilette d^ la bouche ont pu être repris. Seules, les dents ébranlées restent encore mobiles pendant un certain temps.

En même temps que ces symptômes objectif^, dès la période prodomique, le malade accuse, je Tai dit, un peu de fourmillement qui devient de l'agacement pendant la première période. Les dents, repoussées de l'articulation al véolo-den taire congestionnée, semblent d'abord allongées: puis, parleur contact, deviennent douloureuses, sans que cette douleur atteigne l'acuité de l'inflammation alvéolo-dentaire ; enfin elles s'ébranlent; et, dans certains cas, finissent même par tomber.

Quant aux fonctions, elles sont toutes gênées, sinon impossibles. La mastication est rendue pénible non seulement par l'ébranlement des dents, mais aussi par une douleur siégeant au niveau de l'articulation temporo-maxillaire. Il en est de même de la déglutition et de l'articulation des sons, sous l'influence de l'augmentation des parties et surtout de la langue. Enfin le sens du goût n'existe plus.

Ce sont là les symptômes objectifs etsubjectifs locaux. A distance^ nous trouverons d'abord le gonflement des ganglions cervicaux et celui du tissu cellulaire qui les entoure. Ensuite, toutes les glandes salivaires, et surtout les parotides sont [au moins congestionnées. Enfin le processus inflammatoire peut dépasser les limites de la cavité buccale, atteindre le pharynx, et se montrer avec les mêmes caractères qu'à son point de départ, c'est-à-dire, la perte de Tépithélium, l'œdème

338 STOMATITE MEECURIBLUB

Comme vous allez le Toir^ c'est ce qui résulte des deux descriptions suivantes que j'emprunte à Comil et Ranvier pour la première, à Laboulbène pour la seconde.

« Les plaques blanchâtres de la stomatite mercurielle, disent Comil et Ranvier (!;» sont très marquées et assez étendues. Elles sont opaques, ce qui tient à ce que des globules de pus se sont infiltrées en grand nombre entre les cellules épitbéliales. Aussi, cette variété de stomatites détermine-t-elle fréquemment des ulcérations superficielles. Elle débute par la tuméfaction et la rougeur de la muqueuse gingivale et s'étend ensuite à la muqueuse des joues, des lèvres et de la langue sur laquelle les dents dessinenC leur empreinte et déterminent même des érosions superficielles...

... Il s'agit là d'une inflammation plus ou moins intense de la muqueuse, portant à la fois sur les couches épitbéliales et sur son chorion. » >

« L'examen microscopique des productions membraniformes, dit de son côté Laboulbène, démontre qu'il s'agit de fausses membranes ou pseudbymènes, au •moins dans trois cas que j'ai examinés et dont voici le résumé : Les productions recouvrant la muqueuse sont formées d'épithèlium pavîmenteux stratifié, mélangé de granulations moléculaires abondantes et de matièresamorphes.

Une seule fois, j'ai trouvé dans des ulcérations assez profondes des fibrilles de fibrine ; ces fibrilles provônaient-elles du sang épanché ?

« La salive qui s'écoule de la bouche, parfois en qua.n-

(V) Comil et Ranvier, p. 208.

QUATORZIÈME LBQON 339

Uté très coasidérÀble, renierme dû mercure. Cette salive est riche en muciner et coagale par T acide acétique ; elle renferme au^i de Talbomine ( Simon et Wright }. »

Ainsi^ en résumé, les lésions sont les suivantes :

. Salive : très abondante (4 et 5 litres}, riche en macine» et contenant de Talbumine et aussii du mercure, dont la quantité peut atteindre 5 milligrammes par litre Eamdat ; Pseudhymène ayant la même structure que celle que j'ai décrite à propos de la stomatite simple. Epithélium : desquamé. Chorion : quelquefois ulcéré, plus souvent légèrement enflammé et œdémateux. Tissu profond : môme état que le tissu propre de la langue. Néphrite catarr haie dans un certain nombre de cas. Chute des dents, et enfin lésions osseuses dans quelques cas chroniques.

DiagnoBtio. -^ Il sera basé sur les symptômes suivants : la salivation^ la glossite, la constatation du mercure dans la salive, auxquels se joindront les Gommémoratifs. *

L'administration d'une préparation mercurielle, à quelque faible dose que ce soit, et la profession, en effet, devront nous mettre en éveil.

La salivation est plus abondante que dans aucune autre forme de stomatite ; et il en est de même de la glossite qui est rarement aussi prononcée dans les autres.

Enfin, si quelques doutes subsistaient, on pourrait rechercher le mercure dans la salive, recherche que Ton ferait d'abord par le procédé si simple et souvent

340 STOBfATITR MKRCURIKU.E

suffisant d'une pièce d'or qui blanchit sous l'influence de cette salive; ou» si ce procédé ne réussissait pas, par celui de Smitbson, basé sur l'électrolyse.

Du reste, les affections avec lesquelles la stomatite mercurielle peut être confondue, sont peu nombreuses :

Son début peut être pris pour une gingivite simple ou une inflammation alvéolo^dentaire, et sa forme suraiguê pour une glossite. Or, dans la gingivite simple, nous n'avons ni la salivation, ni le go&t métallique ; et enfin quelques jours sufQsent pour que nous voyions la stomatite se généraliser. D'autre part, on ne saurait confondre le simple agacement et l'allongement des dents de la stomatite mercurielle avec l*in/lam}nation alvéol(hdentaire. Dans celle-ci, non seulement les dents sont allongées, mais elles sont véritablement douloureuses à tout contact. Enfin, quand on examine le rebord gingival, on voit, dès le troisième jour, un liséré purulent augmentant par la pression.

Quant à la glossite œdémateuse, le diagnostic sera parfois rendu embarrassant par la difficulté d'examiner la cavité buccale, et par la ressemblance complète que présente la langue, que son inflammation soit due à une intoxication mercurielle ou à toute autre cause. Il s'agit toujours, en eflfet, des mêmes lésions^ de celles d'une glossite oedémateuse. Toute la différence est dans l'étiologie. Ce sont donc les commémoratifs, qui nous seront les plus utiles. Mais, de plus, l'examen attentif de la cavité buccale nous fera constater que, dans ces cas, les gencives sont intactes et que la salivation est peu abondante ; tandis que dans la stomatite mercurielle toute la muqueuse buccale est

342 STOMATITE MERCURIELI^E

Traitement. — Il est préventif ou ôuratif ; et le premier est lui-même professionnel outhérapeutique .

Le traitement préventif professionnel s'adredsé ploa spécialement aux mineurs. J'ai déjà indiqué les bons effets d'une large aération dans les mines ; et c'est là uu point sur lequel on ne saurait trop insister. On veillera aussi à ce que les ouvriers aient des vêtements spéciaux pour le travail, vêtementsserrésaox poignets et au cou, pour mettre, autant que possible, la surface cutanée à l'abri des poussières du minerai. Ces vêtements seront quittés à la cessation du travail, et souvent lavés. Chaque soir, l'ouvrier devra procéder à des ablutions savonneuses complètes ; et la direction des mines doit leur en fournir les moyens. Enfin, il faut défendre aux ouvriers de manger dans les mines, si Ton veut éviter l'absorption des poussières de minerai avec les aliments.

Du reste, l'utilité de toutes ces mesures est déjà admise^ et quelques-unes mêmes sont appliquées. Ce qu'il faut désormais, c'est surtout veiller à leur stricte et constante exécution.

Ce sont là des mesures d'ordre général qui dépendent exclusivement des Compagnies. Mais, de plus, elles devraient s'astreindre à visiter la bouche de tous les ouvriers qui se présentent ; et à ne les envoyer sur les travaux que lorsqu'elle est complètement saine. Enfin, des soins quotidiens de la bouche devraient être exigés de la part de tous les ouvriers ; et des visites hebdomadaires en assurer la complète exécution (1). C'est en s'inspirant des mêmes principes que

(1) On dovr.vit s'assurer également de Tintégritô des.touctions rénalts.

l'on pourrait dicter l'bygiène des chapeliers, meurs de glace et des doreurs.

Mais les stomatites profession oelles ne sonl seules; ce sont même peut-être celles que l d'entre tous rencontreront le plus rarement. C TOUS menacent le plus, sont celles qui suiveni nistration des médicaments que tous aurez voi prescrits. Or, pouvez-vous les éviter? Je pe la condition de suiTre les conseils suivants, U stomatites que vous proToquerez, serontbien ; vous engage d'abord à renoncer à certains c d'uneaction irrégulière, tels quele mercure en et le calomel . Avec les frictions, en effet, nous vons jamais prévoir la quantité de médican sera absorbée; et avec le calomel, ce compost sant probablement que par sa transformatioi chlorure,, rien ne peut nous faire prévoir, si la de calomel que nous donnons, subira cette i mation, en totalité ou en partie seulement, ot si elle sera lente ou rapide.

Je vous engage donc à n'employer ces agents réserve ; et, quand il s'agit de frictions, à pr quantité h employer, et la manière de les faire

Ces mêmes précautions doivent, du reste, s à tous tes composés mercuriels. L'existence c syncrasies, que je vous ai signalées dans l'é vous condamne à ne prescrire au début que d faibles, que vous augmenterez ensuite en sut leur effet. Il vaut mieux vous condamner à quelques jours de traitement, que de vous es produire une stomatite, qui aurait au moins vénient de vous taire perdre un temps plus Ion

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jamais de Doa haut di rations étudié sirop d Lucbor tances considé la mati

Enâi traité ( je veu votre li riaax, ; retardé vous d( plète d.

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Qu'il de la [ tion, q rantie saurait

346 BTOHATITB MERCDBIBLLB

Traitement curatif. — Il est général ou local.

Le loccU comprend surtout l'emploi du chlorate de potasse en lotions. Vous le prescrirez à la dose de dix grammes par litre ; et tous ferez faire trois séances de lotions répétées quatre & cinq fois à chaque séance. Ce n'est que dans des cas exceptionnels que vous devrez faire précéder son emploi de celui des émollients. Ce n'est qu'à la période de congestion, qui caractérise le début, que ces derniers sont indiqués.

En dehors de ces deux moyens, émollients et chlorate de potasse, vousaurezà désodorer et àantiseptiser la bouche, ce que vous obtiendrez surtout par la poudre de charbon, le permanganate de potasse et les divers antiseptiques connus.

En outre, dans les cas d'ulcérations, vous aurez à faire dos attouchements; et c'est encore l'acide cbromiquo qui vous donnera les meilleurs résultats.

Ce n'est que pour quelques complications, qui sont rares, que vous aurez à vous adresser & d'autres moyens.

Quant au traitemcnt^^i^-a^ou interne, il comprend deux catégories de moyens. Les uns sont destinés & combattre les phénomènes généraux consécutifs^ l'intoxication : Aévre, anémie, etc.

Vous satisferez à ces indications par les moyens ordinaires, les purgatifs et les toniques. Ces derniers seront surtout utiles dans les formes chroniques, et pourront même être employés préventivement chez les ouvriers débilités.

Les autres s'adressent à l'intoxication elle-même; et ilsontpour butsoitde combattre l'inflammation locale, soit de favoriser l'élimination du mercure. C'est dans ce but qu'ont été conseillés d'abord le chlorate de

QUATORZiiUB LBQON

potAssâ pris h l'intéridur, et plus rècemai6i Noas Bavons que le chlorate de potasse grande partie par 1^ glandes salivairei l'actioa qu'il exerce sur le tissu de ces g mdmes par sa préseoce dans la salive, il a temps sur la muqueuse buccale, et cela d' d'autant plus efficace que son contact est t L'atropine agit autrement. Elle le fait son influence sur les vaso-moteurs qu'elle ter, et par conséquent en combattant la co En somme, l'action de ces deux agents, à l'intérieur, pourrait être considérée comi oe sens qu'elle lutte contre les lésions bt Il en est autrement de l'action de Viodu sium, qui aurait pour résultat de favoriser du mercure. C'était là, du moins, l'opini mentadmise ; et Damaschino la considère e exacte. Or, je dois vous en prévenir, da cents sembleraient conduire à des résuit traires. Souchov, en effet, expérimentan' nique syphilitiqao de Tarnovski, a concl favoriser l'élimination du mercure, l'iodui sium ta retarde.

Ses conclusions sont intéressantes h con < l' L'élimination du mercure commence laquantité éliminée est comparativement :

les cas où le malade prend simultanémei potassium ; 3' l'iodure de potassium, adi dant ou après la crise mercurielle, abais quantité de mercure éliminé joumellemeii séquence, loin decontribuer b. l'éliminatioi conunele croyaientHermann, Molsens, Mie

Muai

Nous vt adoptée d traité dei de la mu diea qui « puis j'ai Or, OD s't quatre gr braneuse, slomalitei leçon, le celai des tt^ercule tenant. îi funtqueji

Ces sto générale, manifesta qu'elles d propos dei

Définiti stomatite

i2 HDODET OD STOH&TITB CRÂUKUSiÇ

ra le cadre que je me sais tracé. Or, je dots le dire tmédiatement, depuis quelques années le muguet Mt guère coDudéré comme une affection ayant une istence propre. Il ne constitue plus qu'un symptôme . mieux une complication pouvant apparaître dans 8 maladies les plus diverses.

Ce qui le caractérise essenti«llement est un microlyte que les recherches récentes d'Àudry ont prouvé re une levure, le saccharomyces albicans. Est-ce à re toutefois que ce micro-organisme sufQse à lui seul ur constituer le muguet, tel que le comprend la nique t Je ne le pense pas. Quelque importance qu'on i ftccorde, il Etat toHiours qu'il y ait en plus une inflamition de la muqueuse buccale. Que ce soit, en effet, le gétal qui provoque cette inflammation, ou bienquece gétal ne puisse se développer que sur une muqueuse flammée, ce que je crois, l'inflammation de la mueuse n'en est pas moins nécessaire ; si bien que sans e le muguet n'existerait pas.

L« muguet est donc bien d'abord une stomatite; et, outre, une stomatite nettement distincte, par son {étal, de toutes les autres. Il constitue au moins une BoUon dentéropatbique ; età ce titre, vu surtout son portance au point de vue clinique, il mérite bien de laerrer une placespéciale dans la pathologie. [)n peut donc définir le muguet: une inflammation la muqueuse buccale caractérisée par la présence saccharomyces albicam.

Btymologle, Ssmonymle — Comme le dit Archamiilt, dans son remarquable article mugttet du itionnaire eni^clopèdiqae, on ne voU guère que sa

MrLiBU. — < aibicans, du i

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