‹ Traité des maladies de la bouche (pathologie interne): suivi d'un précis dChapitre 5 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

< conséquent, des micro-oi^anîsmes si- 7 Lewis, Miller etBabès.

roit donc, depuis quelques années les s allaient toujours se multipliant; et si t avaient encore trait à l'étiologie de la taire, d'autres touchaient directement ul nous occupe ici, les microbes de la t commençaient à préoccuper vivement savant.

»)nfiance devait-il accorder à ces re- La présence de ces micro-organismes constante ou accidentelle? Enân, quelle îedovait-il leur accorderait point de vue ine et de la pathologie T »3 questions commandaient d'autant plus >, qu'il ne faut pas oublier qu'au moment talent posées, la théorie microbienne, à >8e, venait se heurter aux théories réncore toutes puissantes, uent semblait donc venu de reprendre relies sur les microbes de la cavité buce se livrer à leur sujet à une véritable Ce fut un des élèves tes plus distingués itoire d'histologie du Collège de France hargea.

t à proût les dorniers perfectionnements à la technique bactériologique, procé- ! une méthode parfaite, et dès le début i ces recherches toute l'ampleur qu'elles

mTEODUOTION XVII

comportaient, Vignal se livra à une étude des plus approfondies.

Le résultat de ses recherches dépassa son attente. Le nombre des micro-organismes vivants dans la cavité buccale se trouva considérablement augmenté.

Outre ceux déjà connus, Vignal en signala onze nouveaux, que pour ne rien préjuger sur leur nature, il désigna par les lettres de l'alphabet. Je donne ici seulement leurs principaux caractères :

a) Goccus dont le diamètre oscille entre 0^5 et I* 7.

bj Bacille rectiligne, à extrémités carrées, disposé parfois en chaînette. Sa longueur oscille entre 1 {^ 5 et 6 {^ 5.

e) Bacille court et trapu, à extrémités carrées, dont la longueur ne dépasse pas 1 {^ 4.

dj Bacille également court et trapu comme le précédent , mais plus long ; il a de i^ 66 k 2i^ et les extrémités sont légèrement arrondies.

#) Bfttonnet rectiligne , à extrémités arrondies, dont la longueur varie de 1 à 3 p^. II se différencie des précédents surtout par son mode d^action sur les diverses cultures.

f) Bacille de f^ à 2 f^ 4 de long, et se mettant rapidement en chaînettes.

g) Petit bfttonnet, rectiligne, extrêmement court, dont le diamètre varie suivant le milieu de culture, entre f^ 5 et 1 f^ 5.

h) Bfttonnet arrondi à ses extrémités, étranglé

UITBODUCTIOM

ologie n'a pas encore donné un rôle spécial.

, eu outre, pendant que ces recherchas se 'Suivaient, d'autres, non moins intéressanvenaient successivement faire constater dans

mSme cavité de nombreux microbes dont iropriétés pathogènes étaient déjà connues.

û déjà dit. que dès 1881» Pasteur (1) avait uvert le microooccus qui, plus tard, devait nir le pneumocoque.

i 1886, Vigoal y voit le staphylicoccus albus. , 1886« Fraënkel trouvait le staphilococcus us dans une bouche saine.

1 1887, Biondi reconnaissait dans la bouché le ttococcus pyogène.

i 1887, Netler décrouvrait le microbe de ilander dans la salive normale, ifin, à ces microbes pathogènes, s'ajoutent tout rellement ceux du muguet, de la diphtérie, 1 tangue noire et d'une manière tout aussi Se, celui de la tuberculose.

ms le voyons donc, le nombre des micro-orsmes pouvant se trouver d'une manière cons- ) ou accidentelle dans la cavité buccale est idérable. Or, si l'on cherche à les grouper, oint de vue qui nous occupe, il me semble 1 moins, d'une manière provisoire, on peut iviser ainsi qu'il suit ;

Cnue dont les propriétés pathogènes sont

BuUetù* de FAcad. de méd. pp. 70, »4, 379, 710.

mTBODDOnoM XXI

déjà connwi, et qui «cetretnt Uur action plus spéeietiement dans C€ttt cavité «île-mSme.

Ce sont : !<• les micro-organismes du muguêt, celui de la diphtérie, celui de la langue noire, auxquels il faudrait ajouter ceux de la carie dentaire ;

2" Ceitœ dont les propriétés pathogènes sont également connues; mais gui ewercent leur action indifféremment dtms la cavité buccale et sur cCautres points de l'organisme.

Nous trouvons ici, tout particulièrement, le streptoeocctts, pouvant donner lieu à l'ârysipète, et les microbes pyogènes par excellence: les deux staphylococcus, aureus et allms ;

3» Un troisième groupe dont les propriétés pathogènes sont . également connues ; mais qui eaercent leur action surtout sur Vautres points de Forganisme. Ce sont : le microbe de Pasteur, celui de Friedlander, celui de ta tuberculose et de la grippe ;

4' Bnfln, les plus nombreua, dont les propriétés pathogènes ne sont encore ni déterminées, ni mime établies.

Ce sont plus particulièrement ceux de Vignal, de Rasmussen et de Galippe.

INTRODUCTION XIXI "

J'expërf mente le blchlorure de mercure sur nos leuooeytea, et je constate que cea élémenta commendent à être influencés par cet agent dès la dose de 1/80,000. A ta dose de 1/40,000, nos leucQ^tos continuent à vivre, mais leur aotlvitd est sensiblement diminuée, leur existence est môme un peu éeonrtëe.

Or, ces doses de 1/40,000, l/BO.OOO correapon ■ dent à gr. 025 etO gr. 0125 de bichlorure par litre.

J'étqdieensuitel'actiondu staphylococcus albua J et je constate que pour l'attéiiuer assez pour «jue nos leucocytes puissent en triompher, il faut arriver aux doses de 1/10,000 et pçùt-être 1/5,00Q.

Appliquons maintenant ces données à l'étlologle de la stomatite mercurielle.

jfl iuppose d'abord le cas le plus ftivorable à Oalippe, et réellement le plus fréquent. 11 s'agit d'un êujet présentant une gingivite ulcéreuse députe JongtempB. Sureeapolnta d'ulcération vivent incontestablement de nombreux staphylocoques. MflJi lorsqu'ils veulent franchir cette brèche, ils reneontrent dea leucocytes qui, ayant une activité normale, les absorbent. Beaucoup de cea leucocytes, il est vrai, succombent victimes de leup dévouement; et nous en trouvons la preuve dans leurs cadavres, constituant le liseré purulent de la gingivite. Mais, grâce à eux, les staphylocoques ne peuvent aller plus loin.

upmobVonoK x%v/

buooala, et lei outras dano oett« cavité el1e-mAiii«>.

4. L'innocuité du léjour dd oei microbaii dana catte oavité aat «xpliqude an partie par l'intégrité du reTêtement ëpithélial; et, pour le eaa où ce revêtement manque sur eertaina pointa, par la résiatanee que leur offrent les leucocytes.

5. Au oontpaire, le danger de ces microbes peut venir soit de l'exagération de leur virulence aous l'influenoe dea modifloationa de milieu, aott aussi de raffaiblissement des leucocytes.

6. L'influence de l'exagération de la virulence par modifloatloti du milieu est assez démontrée par le passage de la salive de l'état alcalin 6 l'état aotde, ftivorlsant le développement du muguet et de la carie dentaire-

7. L'influence de l'afifluiblissament des leuoo- C3'te9 est démontrée par l'action dea températures au-dessus de 44", ou au-dessous de SB", par oello de certains toxiquei, et notamment par celle du bichlorure de mercure.

8. Les stomatites auxquelles l'on a donné le nom de simples, qu'elles soient érythémateusea, ulcéreuses ou gangreneuses, ou bien encore aiguêa ou chroniques, sont de nature microbienne; at tout porte à croire que les microbes pyogènes jouent un rôle important dans leur étiotogle.

9. Il en est de même des gingivites at anaal de toutes ces autres affections palatites, staphylltes, glossites, quelles que soient leurs formes.

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