‹ Traité des maladies de la bouche (pathologie interne) suivi d’un précis d’hygiène de cette cavitéChapitre 22 sur 26 · SOINS PENDANT LA DEUXIEME DENTITION · texte numérisé non relu

SOINS PENDANT LA DEUXIEME DENTITION

Cette période s'étend jusqu'à la sortie de la dent de sagesse. Pendant sa durée, l'hygiène de la bouche doit nous préoccuper d'autant plus, qu'il s'agit ici des dents permanentes; et que c'est à cet âge que l'enfant doit prendre les habitudes qu'il gardera toute sa vie.

Les soins à donner aux dents, à cet âge, sont les mêmes que pour l'âge adulte; et je vais m'en occuper longuement en parlant de ce dernier.

HYGIÈNE DE LA BOUCHE

Mais, en outre, quelques indications particulières à cet âge me paraissent avoir de l'importance; et je les formulerai ainsi qu'il suit :

1° N'enlever les dents de la première dentition que le plus tard possible, pour permettre aux maxillaires d'acquérir tout leur développement. En enlevant les dents de première dentition trop tôt, en effet, on s'expose à voir les arcs alvéolaires ne pas se développer assez, et les dents permanentes ne trouvantpas une place suffisante, se dévier ;

2" Soigner les caries, les obturer surtout pour supprimer les cloaques dans lesquels peuvent se cultiver tous les microbes pathogènes ou non.

Les mastics blancs suffisent pour la plupart de ces cas ;

3- Diriger l'évolution des dents, en évitanttoute déviation, et en y remédiant immédiatement ;

4° Veiller à une antisepsie rigoureuse de la cavité buccale par l'usage des lotions répétées.

C'est dans cette période que se présentent le plus fréquemment ces brèches faites à l'épithélium et dont j'ai signalé l'importance. Ces brèches se produisent, en eflPet, soit sous l'influence des dents de première dentition, soit sous l'influence de l'éruption des dents permanentes. Si l'on veut qu'elles restent sans danger, il faut donc qu'on les antiseptise.

Il est, maintenant, peu d'établissements d'enseignement secondaire dans lesquels les enfants

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ne soient soumis à des visites régulières du dentiste; et le corps médical ne saurait trop insister pour que ces visites soient régulièrement suivies.- C'est dès cette époque, en effet, que l'on doit donner aux enfants les habitudes de propreté de la bouche ; et, en ce moment, on doit pouvoir réussir d'autant mieux à inculquer ces habitudes, que la surveillance est facile et que toute infraction peut être punie. C'est là, tout d'abord, un précieux avantage de ces visites. 11 serait même fortement à désirer que des lycées et collèges, où ces visites se passent maintenant, elles fussent étendues, à titre obligatoire, jusqu'à la dernière des écoles primaires, et même aux asiles et aux crèches. 11 ne s'agit pas, bien entendu, d'imposer des interventions . importantes (avulsions, redressements et obturations) aux enfants ; mais d'abord de veiller à ce que leur bouche soit proprement tenue, ce qui devient un intérêt commun ; et ensuite de faire connaître aux parents .les interventions jugées utiles, en leur laissant toute liberté à cet égard.

Pour cela, le médecin ou le dentiste chargé de ces soins consignerait sur le . livret, maintcinant adopté partout: V l'état de la bouche.de l'enfant; et, dans le cas où cet état laisserait à désirer, la famille serait prévenue plus spécialement par la direction de l'établissement; 2' les interventions jugées nécessaires.

Une instruction sommaire sur les- soins de la

HYGrÈNB DE h\ nOUCHE

'bouche .pourrait même être distri])uée chaque année aux parents.

■ Enfin je pense qu'il faudrait également étendre ces visites à toutes les grandes agglomérations, et particulièrement à l'armée. Depuis plus de vingt •ans, elles sontréglementaires dans la marine, et les i^ésultats qu'elle a obtenus sont des plus encourageants. Je suis convaincu que dans peu de temps ces visijes, ainsi généralisées, en y joignant des soins de propreté réglementaire et en faciliîtant leur exécution , porteraient les meilleurs fruits. '. : ■ - ' .' .

■ Nos. armées en temps de paix, en effet, sont composées presque exclusivement de jeunes gens -de 18 à 23. ans, c'est-à-dir? à l'âge où se fait l'éruption de la dent de sagesse. Or, je suis per- -suadé qu'il en .est peu qui, pendant l'eur service militaire, iie souffrent plus ou moins de cette •éruption. Il est donc important d'éviter les complications qui peuvent- en être la conséquence, d'abord dans l'intérêt des malades eux-mêraea, et aussi même au point de vue du service général.

SOINS A DONNER PENDANT l'aGE ADULTR

Soins à donner à la carie.

Outre l'utilité qu'auront toutes ces visites, se 'succédant ainsi comme une obligation pendant l'enfance, l'adolesoence, et même dans certaines

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