DENTIFRICES
Les substances les plus variées ont été employées dans ce but.
Dans le commerce et les pharmacies on les trouve sous les formes d'opiats, de poudres ou d'élixirs ; mais ce n'est là qu'une question sans importance. Ce qui fait le mérite de ces préparations, c'est évidemment surtout leur composition.
Les diverses substances actives employées dans ce but doivent se répartir en plusieurs catégories, qui sont : les antiseptiques, les désodorants, les agents mécaniques, les toniques, les alcalins et aromatiques.
Les antiseptiques sont incontestablement les plus importants. Je ne comprendrai guère la toilette de la bouche sans leur emploi.
Ceux auxquels l'usage semble donner la préférence jusqu'à présent sont : l'acide phénique et surtout l'acide thymique. On peut les employer :
Acide phénique 1/5000. — Acide thymique 1/2000. 1" Acide phénique, pur cristallisé .... 1 gr.
Alcoolat de menthe 30 gr.
Alcoolat de cochlearia 20 gr.
SOINS A DONNER PENDANT l'AGE ADULTE
' Qùferiiuss •g'OlUies HrtHs un vûrro d'(>;àii tiède.-
■ 3° Essence (te montljo poivrée* 0,75 ■ -
- . . • A.cide tliyiuiqu.O; . .; .. ; . , . 0,25 -- , ' \' '.Acide Ijeiizoïqué .". . ■ • •"• . . ■ 3 gi'.' -' ô'i . ?reiutui.'e d'eiibalvptus. ' 15-
, Alco :j1 il 90'. . 100
Les désodomnts ont également leur utilité \ , e], je pense qu'ils doivent être joints aux précédents.
- DeUx jusqu'à présent .m'ont rendu beaucoup de services :' le permanganate de potasse' ei la. poudre de charbon végétal. Mais je crains que le premier ne puisse pas' être, employé d'une, manière, continue sans inconvénient. On peut donc le réserver poUr lés cas Exceptionnels. La poudre -de charbon végétal, au contraire, est sans inconvénient. Elle désodore très suffisamment la bou- .chè ; et de plus elle a l'avantage d'agir mécaniquement.
. Les agends fnécaniques sont des plus utiles* Ils ont pour résultat d'aider la brosse à faire disparraiître l'enduit muqueux qui se dépose sur les ■deûts et' les gencives.
Plusieurs sont employés dans ce but;: la pow- ■dre de. charbon végétal, la craie, la pierre ponce 'pulvérisée, (die, ; ■
De ces différentes poudres, c'est au charbon que je donne la préférence, parce qu'il agit en .même temps, je. viens de le dire, comme désodorant.
Les ioniques et astringents peuvent également
HYGIÈNE DE LA. BOUCHE
trouver leur utilité;- mais je pense qu'il faut préférer ceux qui sont contenus dans les élixirs à ceux que l'on mêle aux poudres. Ils doivent servir à raffermir la muqueuse, et tout particulièrement les gencives.
Lea plus employés sont : le quinquina^ le pyrethrj, le monesia, etc.
Alcalin. — Magitot, en démontrant le rôle considérable que joue l'acidité de la bouche dans la production de la carie a, par cela même, démontré l'utilité des alcalins; et depuis on a composé peu de dentifrices sans eux. '
Leur.emploi journalier, en effet, me paraît indispensable. On utilise dans ce but la craie, Voœyde de magnésie, le bicarbonaté de soude, etc.
Aromatiques. — La plupart sont en même temps astringents, toniques et même antiseptiques ; tels sont les teintures ùeromarln, de thym, et en même temps donnent un goiit agréable aux diverses préparations. Ces derniers sont sur tout Yalcoolat de menthe, de mélisse, etc.
Quoique moins utiles que les précédentes, ils répondent d'abord aux indications de donner dè la fraîcheur à l'haleine, et de faire accepter les différentes préparations ; et, en outre, je viens de dire., un certain nombre d'entre eux peuvent être placés à côté des précédents, comme toniques, comme désodorants, et même comme favorisant Tantiseptie.