‹ Traité des maladies de la peauChapitre 15 sur 31 · PTHStmle niLaliginL'E · texte numérisé non relu

PTHStmle niLaliginL'E

' ll ous et, ArntliLrax.

PAPULES.

( Planche 10. )

Les PAPULES sont de petites élevures solides, prurigineuses, rougeâtres ou de la même couleur que la peau, se terminant le plus ordinairement par uue desquamation furfuracée.

Cet ordre comprend le Lichen, le Strophulus, le Prurigo et la Syphilide papuleuse

On reconnaît le XiIchek a des elevures rougeâtres et solides, quelquefois disséminées, plus souvent disposées en groupes, ou bien à des taches jaunâtres, rudes et furfuracées, prurigineuses, présentant souvent des élevures jaunâtres à leur surface, à leur circonférence ou dans leur voisinage.

Le sTB.OPHUi.'Ds est caractérisé par une éruption de papules plus rouges ou plus blanches que la peau environnante, et qui se termine par resolution, le plus .souvent sans desquamation appréciable. Cette éruption, particulière aux enfans, se développe surtout pendant la dentition.

Dans le pnuaiGO, plusieurs régions du corps, et en particulier les épaules et la partie externe des membres, sont parsemées de petites croûtes noirâtres, formées par du sang desséché, de la dimension d'une tète d’épingle, et d’un petit nombre d’élevures papuleuses de la même couleur que la peau. On remarque aussi presque toujours des égratignures, le prurit étant souvent insupportable. Le phthiriase s’associe quelquefois à cette affection.

* Planche XVI, fig. 4, 5, 6, 7. 8, 9,

PAPULES.

PLudNCHE X.

Fig. L—Morceau de peau de 5a partie antérieure de la poitrine, surmonté de papules eparses ou rapprochées d’une manière irrégulière et telles qu’on les observe, sur plusieurs régions du corps, pendant les chaleurs de l’été.

Fig. 2. —Lichen simple, chronique, et à éruption successive, dont les papules un peu volumineuses, rougeâtres ou jaunâtres , étaient disséminées sur la nuque et sur les épaules.

Fig. 3.—Peau surmontée de papules volumineuses, les unes irrégulièrement disséminées, et les autres en plus grand nombre disposées en anneaux, dont les aires offrent un rose jaunâtre. Une grande partie de la peau du tronc et toute celle de la partie antérieure de la poitrine offraient cette apparence.

Fig. 4.—Plusieurs groupes de papules offrant à leur centre un aspect furfuracé ou une teinte jaunâtre , tandis que leur circonférence rude et papuleuse formait des espèces d’anneaux.

Fig. 5.—Pli du bras où la peau est surmontée de grosses papules dont la couleur est plus blanche que la peau environnante. Cette éruption, qui était accompagnée d’une démangeaison cuisante (lichen urticatus) , était particulièrement disséminée sur les membres supérieurs.

Fig. 6.— Lichen agrius au jarret; la peau enflammée, rude, épaisse, fendillée, est furfuracée, jaunâtre et surmontée de quelques papules vers les limites de l’altération.

Fig. 7.—Morceau de peau de la face externe du bras; papules à la base des poils (lichen pilaris).

Fig. 8. — Morceau de peau de la partie externe de la cuisse,sur laquelle se dessinait un large anneau de lichen circonscrit.

L’arête papuleuse, dont une portion est représentée dans cette figure, était fortement prononcée ; dans l’intérieur de l’anneau, la peau était d’un jaune sale; plusieurs taches farineuses, légèrement jaunâtres, et des papules disséminées, très prurigineuses, existaient sur la jambe et sur d’autres régions du corps.

Fig 9.—Morceau de peau sur lequel on remarque plusieursélevures d’un rouge livide, et une petite tache jaune analogue à celles que l’on observe à la suite des pétéchies (lichen livide).

Fig. 10. — Morceau de peau de la face interne de la cuisse d’une femme âgée, atteinte d’une fièvre hémorrhagique et d’une éruption très prurigineuse de papules, presque aussi noirâtres que des pétéchies, et disposées en groupes irréguliers, dont la guérison s’opérait de leur intérieur vers leur circonférence. On a figuré ici une portion d’une de ces larges taches, dont la crête sèche et proéminente ne se fondait pas dans la peau environnante comme une ecchymose.

Fig. IL —Éruption considérable de strophulus; papules en groupes et irrégulièrement disséminées: ordinairement l’éruption est moins abondante.

Fig. 12.—Petites papules du STROPHULUS ALRiDus.

Fig. 13. — Papules plus volumineuses du strophulus candidus.

Fig. 14 his .— Prurigo mitis; papules rares, petites croûtes noirâtres, nombreuses et disséminées.

Fig. 15.— Prurigo formicans; petites croûtes sèches ou saignantes, squames et égratignures.

Fig. 16.—Pediculus capitis, d’après Réaumur.

Fig. 17.—Pediculus corporis, d’après Réaumur.

Hg. 18. — Pediculus pubis, d’après un individu desséché.

- dMr

SQUAMES

[Planches H et 11 his.')

Les AFFECTIONS SQUAMEUSES se recoanaissent à des lamelles ou à des plaques d’épiderme altéré, desséché, et d’un blanc mat, qui, après leur chute, ne tardent pas à être reproduites : la peau, au dessous d’elles, est toujours plus ou moins enflammée. Les squames sont précédées de taches rouges ou d’élevures papuleuses dont le sommet est couvert d’une petite écaille.

Cet ordre comprend le Psoriasis, la Lèpre, le Pityriasis et la Syphilide squameuse

l"" GROUPE.

Ce groupe comprend le Psoriasis et la Lèpre.

Le PSORIASIS débute par des élevures solides, disséminées, ou en petits groupes, qui se confondent lorsqu’ils sont contigus et donnent lieu à des plaques proéminentes, irrégulières, couvertes en totalité ou en partie par des squames rudes et sèches, d’un blanc mat, au-dessous desquelles la peau est rougeâtre.

Le caractère distinctif de la lèpre est la forme constamment circulaire de ses plaques, dont les bords, proéminens et fortement arrêtés, sont presque toujours couverts d’écailles d’un blanc nacré, tandis que leur centre, par lequel la guérison commence, plus ou moins déprimé, est légèrement squameux ou d’une teinte jaunâtre.

La Lèpre et le Psoriasis sont en général accompagnés de peu de prurit.

' Planche XVI, fig. ii,

SQUAMES

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