‹ Traité des maladies de la peauChapitre 16 sur 31 · PLANCHE XL · texte numérisé non relu

PLANCHE XL

Fig. 1.—Morceau de peau de l’avant-bras d’un sujet atteint de psoiuasis aigu, et sur lequel on voit des papules rouges, proéminentes, et de petites plaques saillantes, squameuses et rougeâtres, produites par la réunion de quatre ou cinq élevures.

Fig. 2.—Psoriasis guttata: éruption chronique de papules squameuses, sans rougeur à leur base, et plaques écailleuses d’un blanc de craie disséminées sur la peau.

Fig. 3. — Apparence de la peau sur l’olécrane, dans un cas d’éruption aiguë et confluente de psoriasis. La rougeur de la peau, très prononcée entre les écailles, se distingue même à travers leur épaisseur.

Fig. 4.—Plaques larges et anciennes de psoriasis, traversées par des crevasses rougeâtres, et irritées par les frottemens et les mouvemens de l’articulation du genou.

Fig. 5.— Psoriasis palmaire : élevures papuleuses, disséminées et en groupes; desquamation irrégulière de l’épiderme de la paume de la main.

Fig. 6.— Psoriasis confluent du cuir chevelu, s’étendant sur le milieu et les côtés du front d’une manière symétrique; la peau, couverte d’écailles, est proéminente et se détache nettement de la peau saine. Tête d’adulte réduite.

Fig. 1. — Apparence des ongles des mains, dans un cas de psoriasis général.

Fig. 8.—Plaques lépreuses dans leur état ou en voie de guérison, sur la partie antérieure du ventre d’un homme d’un âge mûr.

Fig. 9. — Apparences particulières de la lèpre, dans le cuir chevelu. Les plaques sont régulièrement circulaires, mais les écailles traversées par les cheveux sont minces, comme farineuses et moins éclatantes que celles des plaques lépreuses des autres parties du corps. Les cheveux ont été coupés sur les plaques.

Fig. 10.— Pityriasis furfurace. Petite portion de la nuque dont la peau rougeâtre était le siège d’une desquamation furfuracée ; la desquamation était aussi très abondante dans le cuir chevelu.

Fig. II.— Pityriasis amiantacé. Desquamation de la peau de la nuque et du cuir chevelu. Les cheveux de la partie postérieure de la tête sont comme enfouis dans une couche épidermique très épaisse, dont l’aspect rappelle celui de l’amiante.

SQUAMES

( Planche 11 his.)

II® GROUPE

Ce groupe comprend le Pityriasis et la Pellagre.

On distingue le pityriasis à une desquamation farineuse ou foliacée précédée de taches rouges, légères et superficielles et qui se renouvelle sans cesse, sur une région ou sur toute la surface du corps.

L’éruption de la peuacrk, bornée aux régions du corps exposées aux rayons solaires, est caractérisée, dans son premier état, par la rougeur de la peau, qui prend ensuite une teinte plus foncée et devient le siège d’une desquamation plus ou moins considérable. Cette altération de la peau est précédée, accompagnée ou suivie de lésions fonctionnelles très graves de l’appareil digestif ou de l’axe cérébro-spinal.

SQUAMES

PLAHiCHE Xlhis.

Fig. 1.—Variété remarquable de psoriasis, dans laquelle la desquamation partie d’un point central s’étend, en s’élargissant, d’une manière excentrique.

Fig. 2. — Variété de psoriasis qui se rapproche delà lèpre par le mode de guérison de quelques plaques, et par leuraspect micacé, et qui en diffère par la marche et la forme irrégulière de presque toutes les autres plaques.

Fig. 3. —Anneaux squameux de différentes dimensions, et plaques squameuses, imbriquées, disséminées sur les membres inférieurs, chez un individu atteint de psoriasis général. Plaques squameuses profondément fendillées sur le genou. Cette variété de psoriasis est fort rare; la disposition des squames superposées en forme de croûte proéminente, est elle-même plus rare que la disposition en anneaux. Ces plaques, squameuses, orbiculaires et proéminentes se distinguent des croûtes en ce qu’elles se détachent en lamelles épidermiques micacées. Audessous d’elles la peau était rouge, mais non ulcérée.

Fig. 4.—Psoriasis gtrata, d’après Willan.

Fig. 5. Taches rouges de psoriasis aigu, surmontées de petites lamelles épidermiques, comme furfuracées.

Fig. 6. — Plaques squameuses, d’un blanc mat, divisées en un grand nombre de petits compartimens, sans rougeur apparente.

Fig. 7.—Larges anneaux, irréguliers, proéminens, rudes, indiqués par une simple ligne, sans écailles bien distinctes, chez un individu qui offrait des plaques squameuses aux genoux et aux coudes. Cette apparence de la lèpre est difficile à distinguer de certains lichens circonscrits: elle en diffère par l’absence du prurit, et en ce que l’arête lépreuse est plus saillante et sans apparence de papules.

Fig. 8. -—Anneau de lèpre, surmonté d’écailles épaisses et offrant une teinte très foncée.(£e^ra nigricans, Willan.)

Fig. 9.— Pityriasis rubra général; desquamation foliacée de l’épiderme, jauni dans quelques points par une humeur séreuse et ténue qui s’exhale de la peau rouge et prurigineuse; squames d’un blanc plus mat, plus épaisses et plus rudes, sur la partie antérieure du genou.

Fig. 10. -—Pityriasis plantaire; desquamation en larges lamelles; épiderme offrant, sur quelques points, une teinte rose ou jaunâtre.

Fig. 11.—Desquamation habituelle de l’épithélium de la lèvre inférieure (pityriasis labialis).

Fig. 12. — Pellagre, d’après M. Alibert.

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