PLANCHE XV
Fig. 1.—Kéloïde développée à la fesse, sur une cicatrice de brûlure. Inférieurement on remarque unappendice cylinclracé, et un autre supérieurement en forme de petite massue.
Fig. 2. — Tümeor mélanique développée à la plante du pied, au niveau des articulations du métatarse avec les premières phalanges des orteils. La couleur de la tumeur est analogue à celle de la truffe; sa surface est parsemée de plaques blanches formées par l’épiderme épaissi.
Fig. 3. — Portion de cette tumeur, vue par sa face interne, pour montrer l’épaisseur de l’altération et la manière dont elle se continuait avec la peau.
Fig. 4.‘ — Masse mélanique à moitié liquide, dans un ovaire dont la membrane propre et le péritoine formaient une espèce de coque.
Fig. 5. —Éruption mélanique en forme de grains, chez une femme âgée. (D’après M. Alibert.)
Fig. 6 et 7. — Tumeurs mélaniques et tumeurs cérébriformes dans le foie.
Fig. 8. — Petite masse mélanique et cérébriforme dans la substance du cœur.
Fig. 9. — Petite masse mélanique dans la peau du front.
Fig. 10. — Petite masse mélanique dans la peau.
Fig. 11. — Coupe de petites tumeurs mélaniques de la peau.
Fig. 12. — Masse cancéreuse et mélanique, du volume d’un marron, et mélanose pure, dans le poumon.
Fig. 13. — Masse cancéreuse et mélanique dans les fibres du muscle droit antérieur de la cuisse.
Les altérations mélaniques indiquées dans les figures 4,6, 7,8,9, 10, 11, 12 et 13, ont été observées sur une malade dont j’ai rapporté l’histoire.
Fig. 14. —-Nævus mollusciforme piliière, remarquable. (D’après Walter).
Fig. 15.— Tumeurs rougeâtres, la plupart en forme de petits sacs, attachées à la peau de l’épaule.
Fig. 16. —Tumeurs sarcomateuses du nez; une d’elles se prolonge au-devant de la bouche jusqu’au-dessQus de la lèvre inférieure ; développement marqué des veinules de la peau.
Fig. 17. —Hypertrophie; morceau de la peau du ventre, dépouillé d’épiderme par la macération, et offrant des bandes mamelonnées, très prononcées.
Fig. 18.—Coupe du même morceau de peau; épaississement très remarquable du derme, d’où partaient inférieurement des prolongemens fibreux qni se perdaient dans le tissu cellulaire sous-cutané. Le développement des papilles et celui des couches épidermiques sont peu marqués, eu égard au grand développement du corium.
Fig. 19. — Éléphantiasis des Arabes; masse verruqueuse, à la partie inférieure de la jambe.
Fig. 20. — Éléphantiasis du scrotum d’un volume remarquable. (D’après Delpech.)
Fig. 21.— Tumeur verruqueuse, développée dans le larynx, analogue à celles que l’on observe quelquefois sur le tégument externe.
SYPHILIDES.
{^Planches iO, 17, lîî, 19, 19 bis.)
Les SYPHILIDES sont des affections de la peau, produites par l’infection vénérienne générale Les syphilides se montrent sous les formes variées d’exanthèmes,de bulles, de vésicules, de papules, de squames, de tubercules, d’ulcères, qui offrent presque toujours une teinte d^un rouge jaunâtre cuivreux. On doit rattacher aux syphilides certaines altérations des papilles, {végétations syphilitiques)., des ongles {onyxissyphilitique) et des }^dA^{alopécie syphilitique)., produites par Pinfection vénérienne.
Les apparences des symptômes vénériens, primitifs, sont aussi très variées : ce sont la Blennorrhagie , la Balanite, les Chancres vulgaires superficiels ou proéminens, le Chancre induré, EUlcère phagédénique et l’Ulcère gangréneux. Tous ces symptômes reconnaissent une même cause, un poison morbide , susceptible, lorsqu’il est inoculé, de donner lieu à une de ces formes primitives, et le plus souvent à celle par l’humeur de laquelle la transmission s’est opérée : tous peuvent être suivis, au moins dans un certain nombre des cas, des symptômes d’une infection générale et d’éruptions vénériennes.