‹ Traité des maladies de la peauChapitre 19 sur 31 · TUMEURS · texte numérisé non relu

TUMEURS

[Planche 13.)

Les TUMEURS de la peau, très variables dans leurs apparences, sont des énunences solides qui diffèrent des Tubercules en ce quelles sont susceptibles de prendre de très grandes dimensions, sans s’enflammer.

Ce groupe comprend la Mélanose, la Kéloïde, les Nævi en tumeur, diverses hypertrophies de la peau et des tissus sous-cutanés, et UEléphantiasis des Arabes.

La MÉKANOSE est une matière noire comme l’encre de la sèche, que l’on trouve quelquefois déposée dans le tissu de la peau saine ou altérée, en grains ou çn masses plus ou moins considérables.

LaKÉiiOisE, développée dans l’épaisseur de la peau ou d’une cicatrice, est une tumeur aplatie, rougeâtre, dure, et de la circonférence de laquelle partent des prolongemens que l’on a comparés à des pattes de crabes.

Les NÆVI EN TUMEVa sont des développemens anomaux et congénitaux de la peau, de ses dépendances ou des tissus cellulaire et adipeux, sous-cutanés.

Les HVPEaTROFHiEs de la peau, circonscrites ou étendues à une grande surface, se reconnaissent à des bosselures ou à des bandes mamelonnées, et à une augmentation plus ou moins considérable de l’épaisseur du derme et des couches épidermiques.

On donne le nom d’ÉLEPHANTiAsis des arabes à des intumescences considérables, dures, souvent de tout un membre, quelquefois du scrotum, plus rarement d’autres régions du corps, sans douleur ni chaleur à la peau. L’éléphantiasis des Arabes se distingue de l’œdème par une plus grande dureté et par un épaississement considérable de la peau et de ses différentes couches.

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