SPASME DU COL DE U VESSIE
au pourtour même de l'orifice uréthro-vésical, c'est-à-dire à la bandelette circulaire de fibres lisses qui enveloppe cet orifice, mais comprend toute cette partie de la portion profonde de rorètbre qui s'étend de cet orifice au collet du bulbe.
Au point de vue physiologique : prenons une bougie à boule percée de Ch. Bell et poussons-la dans un urèthre sain, nous serons arrêtés à une profondeur d'environ 11, 12 ou 13 centimètres, ou, si nous ne sommes point arrêtés, nous aurons au moins la sensation d'avoir franchi un obstacle, c'est le collet du bulbe. En arrière de cet obstacle, nous sentirons Tolivc de notre bougie serrée pendant l'espace de deux centimètres environ, puis^ après deux ou trois autres centimètres qu'elle aura beaucoup plus de facilité à parcourir, nous nous apercevrons qu'elle plonge dans le vide, c'est-à-dire dans la vessie. De plus, le malade auquel la bougie, dans la première partie de son trajet ii*aura produit presque aucune sensation désagréable, la supportera beaucoup moins bien dans la seconde ; arrivée au commencement de cette dernière, elle provoquera chez lui une cuisson plus ou moins vive, accompagnée d'une envie plus ou moins pressante d'uriner. On voit donc que, même pour le cathétérisme uréthral explorateur, l'urèthre présente des caractères dif- Ërents dans sa partie antérieure et dans sa partie postérieure.
Il en est encore de même si on envisage Turèthre de Thomme d un point de vue plus philosophique. En effet, la partie antérieure, celle qui s^étend du méat au collet du bulbe, est un organe bien plutôt destiné à l'accomplissement de la copulation que de la miction. Accolée aux deux corps caverneux, enveloppée de tissu spongieux qui se termine par le gland en avant, par le bulbe en arrière, elle sert, au moyen de l'érection, à pénétrer dans l'intérieur des organes génitaux de la femme et à y projeter le liquide fécondant dont le coït provoquera l'éjaculation. Car, et c'est là un fait incontestable, sans cette partie, l'homme urinerait très-bien, aussi bien que la femme qui en est privée et chez laquelle cependant la miction s'accomplit parfaitement. C'est qu'en effet la portion membraneuse de l'urèthre est, dans les deux sexes, la partie réservée à l'accomplissement de la miction ; car, si nous prenons la partie postérieure de Turèthre de