‹ Traité des maladies de la prostateChapitre 33 sur 61 · SPASME DD COL DE U VESSIE · texte numérisé non relu

SPASME DD COL DE U VESSIE

rhomme et que nous la comparions à Turèthre de la femme, nous verrons deux organes identiques dans leur structure, ne différant que par la présence de la prostate chez Thomme, organe glandulaire qui sert à y amener les conduits éjaculateurs et à les comprimer pendant le coït, en même temps qu'elle exprime de ses glandules propres, un liquide qui, en venant se mélanger au sperme, lui restitue sa couleur blanche et facilite sa projection au dehors. £n un mot, enlevez la prostate de la partie profonde de Turèthre de l'homme, vous aurez Turèthre de la femme. Mais, chez cette dernière , est-ce que tout Turèthre qui est membraneux n'est pas aussi susceptible, au moins, que l'urèthre de l'homme, de se contracter spasmodiquement ? Est-ce que, physiologiquement, il ne sert pas tout entier, c'est-à-dire nonseulement par l'intermédiaire du sphincter placé à Torifice uréthro-vésical , mais encore par celle de ses flbres musculaires antérieures, à maintenir l'urine dans la vessie? Évidemment si. Est-ce qu'il n'est pas de toute évidence que les fibres musculaires circulaires qui entourent cet urèthre, et que les fibres du muscle de Wilson qui viennent les renforcer à la partie antérieure ne sont pas pour quelque chose dans la rétention normale de l'urine dans la vessie? Mais ceci est encore de toute évidence.

Si nous tournant maintenant du côté de la pathologie, nous considérons les affections dont peut souffrir l'urèthre, nous verrons, encore sous ce rapport, quelle différence existe entre la partie antérieure et la partie postérieure. Prenons la plus fréquente de toutes, rinflammation, nous la verrons naître le plus souvent dans la fosse naviculaire, puis s'avancer de là vers les parties profondes, se fixer en avant du collet du bulbe pour s'y .enracineret donner lieu aux rétrécissements. Si, franchissant le collet du bulbe, elle arrive dans la partie de la portion membraneuse située en arrière de l'aponévrose moyenne, elle gagne la prostate, s'y implante en donnant lieu à ces écoulements rebelles qu'on rencontre si souvent, et n'épargnant pas Ja région membraneuse, elle en provoque le spasme, mais ne cause jamais de rétrécissement. De même chez la femme, c'est à un spasme, très-rarement à un rétrécissement, et encore du méat seulement, que donne naissance l'inflammation de l'organe.

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