‹ Traité des maladies de la prostateChapitre 59 sur 61 · Bulletin de la Société anat · texte numérisé non relu

Bulletin de la Société anat

TAILLB. «M

retiré sans changer sa position, après qu'on en a fait saillir la lame.

Quand on a fait l'incision latérale, la lame doit agir directe-» ment en dehors, ou plutôt obliquement en haut et sur le c6té ; autrement, en la dirigeant en bas, on risquerait de trop couper le col vésical et la paroi vaginale. Pour atteindre ce but, il faut appuyer le dos de l'instrument contre la branche droite du pubis et le retirer, en glissant sur son bord, sans l'abandonner.

Si l'on veut faire la taille bilatérale, on remplace le lithotomê simple par un lithotome double de Charrière, dont les lames doivent être un peu relevées. Ce lithotome doit être retiré hori-* zontalement la concavité en haut, comme dans le cas précédent.

Les incisions, quelles qu'elles soient, ne doivent pas être pro* fondes, de manière à n'intéresser ni les vaisseaux, ni le vagin.

Second temps. — L*extraction de la pierre s'exécute de la manière la plus simple et comme dans la dilatation.

L'opération terminée, on peut placer à demeure, dans la vessie, soit une sonde de Sims ou de gomme élastique ; mais cette sonde n'est pas absolument nécessaire; ce qui l'est davantage, ce sont les soins de propreté, les injections dans la vessie faites avec douceur et les lavages ; les unes et les autres empêcheront l'urine de s'altérer et de devenir septique. La sonde n'a pas, en effet, assez de volume pour remplir le col qui manque de pros* tate et qui, de plus, a été incisé, en sorte que l'urine coule entre lui et la sonde. Cet instrument n'a donc, dans le cas qui nous occupe, qu'un désavantage, celui d'irriter la plaie à la manière d'un corps étranger.

3« La taille vénco-vaginale. — Cette opération, qui consiste à pénétrer dans la vessie, à travers le vagin, comprend deux pnv* cédés : la taille vésicO'Vaginale simple et la taille véneo-vaginaleavee suture.

Pour pratiquer cette opération, on fait prendre à la femme des positions variables^ suivant les préférences du chirurgien. Les uns la placent comme pour la taille uréthrale ; les autres, à l'imitation de Velpeau, la couchent sur le ventre; quelques-uns sur le côté, comme le faisait Sims pour l'opération de la fistule vésioo-irigiiiale. Hybord conseille d'imiter fioaeman et de la

faire mettre à genoux, la tête baissée en avant et appuyée sur un oreiller. De cette façon, le siège fait saillie en arrière et le vagin se découvre parfaitement ; il est seulement nécessaire de faire comprimer Thypogastre au moment de l'extraction, de manière à pousser la pierre dans les mors des tenettes.

Ici une sonde cannelée n'est plus suffisante, un cathéter recourbé et cannelé dans son tiers vésical est préférable. 11 faut de plus se servir d'écarteurs vaginaux et d'un spéculum de Bozeman.

Le cathéter étant introduit préalablement, ce qui est plus commode, on place la malade selon son choix ; alors le spéculum de Bozeman ou les écarteurs étant poussés au fond du vagin et confiés à un aide, un second fait saillir le cathéter sur le bas-fond vésical. Le chirurgien reconnaissant la position de cet instrument, pointe son bistouri dans sa rainure et incise, sur elle, d*arrière en avant, jusque près du col qui doit être respecté, la paroi vésico- vaginale dans l'espace de deux à trois centimètres.

Le cathéter étant alors retiré, le doigt indicateur gauche introduit dans la vessie permet de reconnaître le calcul en même temps qu'il guide les tenettes pour son extraction.

Le calcul retiré, la femme est replacée dans son lit avec ou sans sonde à demeure, suivant les qualités de l'urine, et soumise seulement à des soins de propreté.

La taille vésico-vaginak avec suture comprend, outre Textraotion et l'incision, la suture de la plaie. Elle s'accomplit d'ailleurs de la même façon que la précédente. Seulement, on se sert, dans ce procédé, d'un cathéter spécial, invention de Yallet, d'Orléans. Le bec de ce cathéter est brisé et mobile sur un pivot, en sorte qu'une fois dans la vessie, d'antéro- postérieur qu'il était, on lui donne une direction transversale. L'incision ne sera donc plus, comme dans le cas précédent, dirigée d'avant en arrière, mais d'un côté à l'autre. Toutefois, bien des chirurgiens préfèrent le cathéter ordinaire et, par conséquent, l'incision d'avant en arrière, qui est, en effet, plus commode à exécuter.

L'opération terminée, la vessie lavée et, s'il y a hémorrhagie, celle-ci arrêtée, on fait la suture de la plaie. Pour cette suture, on doit employer des fils minces d'argent ; les pmnts séparés sont

aussi rapprochés que possible. La suture terminée, on s'assure que la réunion est exacte en injectant du lait dans la vessie.

Chez les petites filles, la taille hypogastrique est difficile, puisque la vessie, cachée dans le petit bassin, vient à peine faire saillie au-dessus du pubis. La dilatation n'est pas non plus facile à cause de l'étroitesse de l'urèthre.

Quant à la taille vésico-vaginale, chez elles comme chez les filles vierges plus âgées, la membrane hymen constitue un obstacle. Cet obstacle peut-il être un empêchement insurmontable à cette opération? telle est la question qui se pose ici. Évidemment il faudra, autant que possible, respecter cette membrane ; cependant, dans certains cas donnés, la dilatation ou la taille uréthrale étant impossibles, il n'y aura pas à hésiter, et on passera outre. Du reste, dans quelques cas, on a pu dilater le vagin et aller chercher la pierre, tout en respectant l'hymen.

La taille est, en somme, chez la femme, une opération plus facile que chez Thomme ; elle s'exécute d'une manière simple et rapide quand on opère dans l'urèthre. Aussi ne devra-t-on pas hésiter à y recourir quand les voies uriiiaires présenteront des accidents sérieux comme le catarrhe qui, chez la femme, donne lieu à un spasme encore plus violent que chez l'honmie. C'est une opération encore nécessaire quand le calcul est volumineux ou dur, ou enchatonné; car alors la lithotritie exige de trop nombreuses séances ou se montre impuissante. La taille sera encore nécessaire chez les femmes dont la vessie est enduite d'une sorte de mortier qui exige tm curage^ c'est-à-dire qu'on détache avec une curette l'enduit phosphatique dont elle est tapissée.

On devra préférer la taille à la dilatation ou à la lithotritie, chez les fenmies dont le péritoine a été malade, surtout chez celles qui ont conservé des adhérences consécutives à une pelvi^ritonite. Chez elles, en effet, les manœuvres répétées qu'exige la dilatation ou la lithotritie, sont plus dangereuses qu'un seul coup fortement frappé. Il en est de même ici que chez les hommes atteints de vieux rétrécissements qui se trouvent mieux de Turéthrotomie que de la dilatation progressive. L'homme périt par les reins, la femme par le péritoine, dans les opérations sur les

sot TAILLE.

voies uriDaires ; mais che2 l'un comme chez l'autre, quand il y a maladie antérieure de l'un de ces organes, il faut agir vite; la rapidité est ici la véritable prudence.

Outre la mort, accident fatal et ultime, la taille urétfarale laisse souvent, après elle, une incontinence d'urine ; c'est là la pierre d'achoppement qu'on aie plus à redouter dans ce procédé; on la rencontre à peu près aussi fréquemment que dans la dilatation.

Sur 12 cas, Rogie' trouve 2 cas d'incontinence permanente, 4 d'incontinence temporaire et 2 de mort.

On voit donc que la taille uréthrale ne fournit pas, en somme, des résultats très-favorables. Aussi, si l'on tx)nsidère qu'elle ne peut livrer passage qu'à des calculs qui ne doivent pas excéder 28 à 30 millim. de diamètre, on verra qu'en somme elle n'est préférable à la dilatation qu'à cause de sa rapidité. Quant à h taille vésico-vaginale, qui n'est guère applicable chez les vierges pour les raisons énumérées plus haut, et, chez les petites filles, par le même motif, et parce qu'en outre le vagin, extrêmement peu développé, livre difficilement passage au doigt ; il faut se demander si elle est susceptible d'un meilleur résultat.

La grande crainte ici, c'est de voir persister une fistule vésîcovaginale. Mais, quand on envisage les observations attentivement, on voit de Huite que cet accident n'est pas aussi à redouter qu'on pourrait croire. C'est, qu'en effet, comme Dupuytreo l'avait déjà remarqué, une plaie vésico-vaginale est bien loin d'être aussi redoutable quand il y a simplement division de la paroi que s'il existe une perte de substance. Malgaigne, de son côté, sur trente cas de taille vésico-vaginale, n'a constaté que quatre fistules. Du reste, aujourd'hui, avec les nouveaux procédés d'opérations de fistules vésico>vaginales, cette complication est beaucoup moins à redouter. C'est l'opinion de Richet, c'est celle de Verneuil {Société de chirurgie, 7 mars 1877), de Guyon, qu'il faut dans le cas de pierre volumineuse avoir recours à la taille vésico-vaginale. Cette opinion est confirmée en Allemagne par Smith, qui regarde la taille vésico-vaginale comme inofifensive,

1. Rogie. Dês calculs che% la femme ^ ete. Thèse. Paris, 4877.

UTUOTRITIK PÉBIRiàLB. M3

et pennettant au besoin de fragmenter la pierre. L'ouvertore^au dire de cet auteur^d'accorden cela avec Dupuytren etHalgaigne^ guérit seule le plus souvent^ et quand bien môme il n'en est pas ainsi, on a toujours le libre recours à une opération.

Comme contre-indication générale à l'enlèvement du calcul, on n'en trouve guère que dans Tétat général du sujet, état général qui doit être la conséquence des lésions de l'appareil urinaire. S'il existe une néphrite ou une pyélo-néphrite suppurée, qu'il y ait une cystite grave accompagnée d'affaiblissement général^ le médecin aura à se demander s'il doit opérer et, pour résoudre la question, c'est cet état général et local qu'il devra uniquement consulter. L'extraction du calcul balancera-t-elle les chances de l'opération ?

Il est bien évident que si le mauvais état général était la con* séquence de la présence d'une diathèse, soit tuberculeuse, soit cancéreuse, et que les productions en fussent avancées, le chirurgien devrait, en général, s'abstenir.

Mais les contre-indications tirées de l'ftge ou du tempérament n'existent pas, en général, à moins que le chirurgien ne recule devant le jeune flge du sujet, espérant le rejet du calcul quand la Tessie aura pris son développement complet. Toutefois, c'est là une contre-indication bien peu nette, car, pendant la durée de l'attente, les organes urinaires risqueront fort de s'enflammer et de donner lieu à cet état local de néphrite, de pyélo- néphrite et de cystite qui forcerait à rejeter l'opération. Cependant, le tout jeune &ge constitue un obstacle sérieux, et ce ne sera guère qu'à partir de deux à trois ans que les opérations décrites plus haut pourront être tentées.

UTHOTIOnS PÉRINÉALB.

On désigne ainsi une opération dans laquelle, après avobr pratiqué une boutonnière au périnée, on va par cette ouverture chercher la pierre et la broyer, en une seule séance, au moyen d'instruments appropriés, quels que soient d'ailleurs le volume et la dureté de cette pierre.

604 LrrHOTRme rtRlNÉ\LB.

C'est une combinaison de la taille et de la lithotritie, la taille lilhotrilique, comme dit très-bien Le Fort.

Cette opération, préconisée comme nouvelle par Dolbeau, dans ces dernières années, et pratiquée souvent par ce chirurgien, était connuebien avant lui. Il eûtsufB à ce professeur, pour s'en assurer, d'ouvrir simplement les archives de médecine du premier quart de ce siècle; il se fût convaincu qu'une opération absolument semblable à la sienne avait été pratiquée par Earle, en Angleterre, vers 1820 *.

La possibilité de l'opération pratiquée par Dolbeau résulte de la disposition anatomique et des propriétés physiologiques des organes renfermés dans le périnée.

En effet, outre le broiement de la pierre, deux autres buts doivent être atteints dans l'opération dont nous parlons:

1** N'ouvrir ni veine ni artère, ne donner lieu, en un mot, à aucun écoulement sanguin, tout en pratiquant un orifice artificiel assez large ; 2® dilater le col dans une étendue suffisante pour laisser passer les instruments broyeurs, et cela sans qu'il en résulte de graves désordres.

a. Pour atteindre le premier résultat, il faut que la boutonnière, c'est-à«>dire l'orifice artificiel, soit située en arrière du bulbe, en avant du rectum, c'est-à-dire que l'instrument tranchant aille ouvrir l'urèthre dans sa portion membraneuse entre ces deux organes : bulbe et rectum. Or, en pratiquant une incision à 0,005 mill. au-devant de l'anus, incision commençant au pourtour de la muqueuse de cet orifice et suivant la paroi antérieure du conduit rectal, on arrive sûrement au but.

b. Quant au second point, il est éclairé par l'expérience. Prenons un dilatateur fermé (fig. 179) de 12 millim. de diamètre, susceptible d'en acquérir 20 quand il est ouvert, et introduisons les branches rapprochées dans la vessie au travers du col^ par notre boutonnière. Si nous le retirons, les branches écartées, nous verrons qu'il nous est possible d'introduire l'index dans la vessie, au travers du col vésical dilaté. Si maintenant nous exa-

4 . On trouvera dans la médecine opératoire de Malgaigne, édition do professeur Le Fort, un historique très bien fait sur ce sujet.

UTBOTRITIK PteW&kLE. 605

minons les parties après les avoir disséquées^ nous verrons que toujours il eiiste une déchirure' linéaire de la paroi inférieure de la r^on |niembraneuse, déchirure qui se prolonge dans la région prostatique en longeant la partie droite de la crête uréthralei pour venir finir au niveau de l'utricule. Quand la prostate est divisée, la déchirure, toujours régulière, se borne cons* tamment à la pointe.

a Dans toutes ces expériences, dit Dolbeau', nous avons constamment trouvé la portion susmontanalede l'urèthre dans un état d'intégrité parfait; jamais Torifice interne du canal ne nous a présenté la moindre déchirure , même aux dépens de la membrane muqueuse. » l ro»T

Avec un dilatateur d'un diamètre double du précédent, la force à déployer pour arriver an plus grand écartement des branches, est considérable, de plus on déchire et on désorganise complètement la portion prostatique de l'urèthre et le bourrelet musculaire qui entoure le col.

BlASfOEuYBEs opÉRATOuiES. «— Elles consisteut en trois temps:

1"* Ouverture de la vessie ; 2"* Fragmentationdelapierreoulithoclastie; 3* Extraction des fragments calculeux.

Les soins préparatoires consistent à raser le pig. 119.

périnée et à vider le rectum par un lavement. DUatateurdeDoibeau, La position de 1 opéré sera la même que dans l'opération de la taille. Le cathéter étant introduit dans la vessie, on donne le chloroforme, et le malade endormi, on accroche les poignets aux cous-de-pied au moyen des entraves.

L'incision de la lithotritie périnéale se pratique sur le raphé d'avant en arrière, immédiatement en avant de l'anus. Elle doit avoir 2 cent, de longueur.

i. Deia lUlwtrUie périnéale, Paris i872.

m UTHOnUTlE Pg)UHÉM.B.

La peau et le tissn cellulaire sous-cutaoé étant iacisés, oo arrive sur l'apouévrose moyenne qui est, à son tour, divisée. Alors introduisant l'index gauche dans la plaie, on en insioue l'ongle dans la rainure du cathéter, le plus possible en arriire, vers l'angle postérieur de la plaie ; piùs, conduisant la lame de son bistouri sur cet ongle, jusqu'à ce que la pointe soit dans la rainure du cathéter, on pratique une iacisiou de 5 i 6 millim.

L'introduction du dilatateur commence

& ce moment; elle comprend deux temps.

Dans le premier^ on forme un canal de la

peau & l'urèthre, permettant l'introductioD

1 vi ^u doigt; dansle second, on dilate l'urèthn

s il ilX lui-môme.

Pour exécuter te premier temps, on procède de la mani&re suivante : o Lors^ l'extrémité mousse du dilatateur a été plac^ dans la rainure du cathéter, un doit rniiutenir l'instrument fixe et dans une direction perpendiculaire au plan du périnée, puis, pour éviter qu'il ne dévie pendant qu'on dilatera le trajet, il faut toujours presser Cortement sur le cathéter. 11 est indispensable que le cathéter soit fixé exactement ; l'instrument sert de pointd'appui, et l'aide doit résister constamment k l'effort provenant de la dilatation. »

L'instrument doit être développé lente* meut et refermé aussitôt le canal obtenu, ce qui est laàle- Pour exécuter le deuxième temps, tout en maintenant de U main droite le dilatateur fixe et bien au contact du cathéter dont il occupe la rainure, le chirurgien prend la plaque du cathéter de U main gauche, et abaisse cet instrument de telle façon que U tige, de perpendiculaire qu'elle était par rapport à la paroi abdo-

Kis- 130 (•)

(*) Dilatateur de Trilit pour éluKir l'orifiM 4e deilu*«B dobon.

UTHornmE pwrrtiLK. bot

minale, ne forme plus un angle droit, mais bien un angle ouvert de 430 à 140 degrés environ. De cette Taçon, le cathéter pénètre plus avant dan^ la vessie, suivi du dilatateur qui arrive au col.

I* dilatateur étant fermé et le cathéter retiré de la vessie, on procède à la dilatation du col.

Pour y arriver, on engage doucement le sommet du dilntateur dans le col, ouvraut légèrement l'iiislrunient. Quand celui-ci sera arrivé h la moitié de son développement, on le refermera, et c'est seulement alors qu'on pourra rintroduire dans la vessie. Ce ii'e&t qu'à ce moment qu'ondilatc le col en ouvrant très-lentement l'instrument et s'arrètant diaque fois que l'on rencontre une résistance trop grande, pour reprendre la dilatation ensuite. Quand tedêveloppementde l'instrument est complet, on le retire tout ouvert, et le chemin étant complètement fait, il ne re^te plus qu'à briser la pierre et h en retirer les fragments.

Nous donnons trois ligures ()«0,181,lt<2)représeotanttrois ' dilatateurs différents de celui de Dolbeau . Quoiq ue paraissant plus simplefiel plus commodes, ils ne l'emportent pas dans la pratique :ur celui de ce chirurgien.

Pour briser la pierre, Dolbeau se sert d'un casse-pierre en forme de tenettes (fig. (83), dont les manches sont conformés comme ceux des daviers auglais. Ce casse-pierre a 38 cent, de long, les mors fermés peuvent passer au travers d'un canal de 2 cent., ce qui ne les rmpèche pas d'avoir une épaisseur relativement considérable et une résistance très-grande ; de plus, ils sont dentelés sur leurs bords.

Fig. IKl. — DiUuuur d« (iujot.

oùae, on iutrodiiit (les mftixlriii» de plus sa plut voluniueuidoiit lu coupât aoDl reprjteulées diius la ligure.

00s LITHOTHITIE PE8INEALE.

La tenette brise-pierre dont nous parlons est très-puissante^ à cause de ta situation de l'articulalion des branches, celle-d étant très-rapprochée de la résistance. Les mors en sont, ei eiïel, très-courts, 6 à 7 cent., tandis que les branches, longue) de ^0 cent, environ, peuvent être encore allongées, gr&ce à da) leviers qu'on y adapte et qui doublent et mâme triplent leur loD* gueur.

Une fois tes dimensions et la résistance du calcul bien coh-

Fi^'. 1112. — DllaUlaur de M&tliîeu, >e Jévoloppaut par Aet re^oi

nues, qualités dont on peut s'assurer au moyen d'une lenetlv plus faible que celle que nous venons de décrire £t qui pourrait au besoin servir à briser ou enlever les pierres petites et pM' résistantes, on introduit l'instrunient.

Pour parvenir dans la vessie, les dos des mors de la tenetll doivent regarder la droite et la gauche de la plaie. Une fuis paf* venus dans la vessie, on leur fait exécuter un quart de cercle, da manière que l'un des mors soit appliqué vers le bas-fond, M

Fig. 183, '— Brise-pieiTe de Dolbeau pour la lithotritic [.iriiiéale.

l'autre tourné vers h paroi abdominale. Dans ce mouvement de rotation, on insinue le mors inférieur entre le calcul et la paroi vésicale, et on en rapproche le mors supérieur, en sorte que h pierre se trouvant saisie, il ne reste plus qu'à rapprocher le^ manches pour la broyer.

UTHOnUTlE PÂRINÈALE. M»

Maisonneuve se sert, pour atteindre le même but, d'un lithoclaste particulier dont nous donnons ici la figure (fig. 18) d^une puissance telle qu'aucun calcul ne pourrait sans doute y résister. Le seul inconvénient de cet instrument c'est qu'il est plus difficile avec lui de saisir la pierre.

La pierre fragmentée, on retire autant de débris qu'il est possible, recommençant la manœuvre précédente autant de fois qu'il est nécessaire et jusqu'à ce que le malade soit complètement débarrassé.

De temps à autre, pendant les manœuvres précédentes, on envoie des injections d*eau dans la vessie, de manière à la débarrasser des détritus qui l'encombrent, et à ne pas laisser obstruer Touverture qui permet d'arriver jusqu'à elle.

Quand on pense être arrivé à la fin de l'opération, c'est-à-dire quand on ne voit plus de fragments, il fout bien explorer la vessie avec une sonde d'argent, pour être certain de ne pas se tromper.

L'qpération terminée, le malade est replacé dans son lit, dans la mtoie position qu'après l'opération de la taille, une éponge appliquée contre l'orifice externe de la plaie.

Appréciation. — H n'est pas nécessaire de réfléchir longtemps aux manœuvres opératoires que nous venons de décrire, pour se convaincre qu'en résumé la litbotritie périnéale n'est qu'une taille compliquée Fi?- i84 (*]. d'une litbotritie, aussi la dénomination de taiUe lithotritique ^ que lui donne Le Fort, convient-elle parfaitement à cette opération. Le brisement de la pierre n'est, en eSet, que l'ac-

(*) Brue-pierre de MaûooneuYe pour la lithotritie périnéale.

H. PlCAIID.

610 UTHOTRITIË I^ÊRiNBALË.

cessoire^ puisqu'il ne peut s'exécuter sans incision préalable.

On nous dira que cette incision est plus petite que celJe de la taille ; cela est vrai, mais est-ce que l'incision un peu plus allongée de la taille prérectale fait courir au malade des dangers plufi graves ? Pas le moins du monde, puisque, quand elle est bien faite, cette incision n'ouvre pas un plus grand nombre de vaisseaux que celle de Dolbeau, et qu'on incise l'urèthre au même point et dans la même étendue^ Cependant, dira-t-on, dans la taille prérectale comme dans toutes les méthodes de taille d'ailleurs, on incise la prostate avec le litbotome. Mais croit*on que la dilatation du col et que les manœuvres répétées qu'elle exige soient moins redoutables ? Il n'en est rien, car très-souvent on ne dilate pas, on dérhire les tissus, et la preuve, c'est la quantité de sang quelquefois considérable qui s'écoule consécutivement à cette dilatation. Peut-on admettre, d'un autre côté, qu'il soit inoffenstr pour les parties traversées, d'introduire et de réintro* duire left tenettes un aussi grand nombre de fois, surtout au tra* vers d'un canal étroit, car on a vu Dolbeau être contraint de répéter telle manœuvre jusqu'à vingt fois? Est-il admissible que, dans cei cas, malgré toute l'habileté de l'opérateur^ les parois du conduit artificiel ne soient pas contuses, soit par l'instrument broyeur^soit par les fragments? Et, quand même elles ne le seraient pas, les difficultés que peut rencontrer le chirurgien à faire pénétrer son instrument, la soufF^nce du malade, la hn* gueur dé l'opération, sont des données qui doivent entrer en ligne de Compte dans le jugement à porter sur elle.

Quand un calcul est gros et dur, la manœuvre de préhensioD et de broiement est quelquefois si peu fadie, dans un conduit aussi étroit, que Dolbeau s'est vu dans un cas forcé d'y renoncer et de faire reporter le malade à son lit après une heure et demie de tentative.

Voilà pour ce qui est des manœuvres opératoires en elle?mêmes. Si maintenant nous jetons un coup d'œil sur le rx^ultat final de l'opération, nous verrons qu'ils ne sont guère plus favorables que ceux de la taille. Ainsi sur 13 opérations il y a eu 2 morts (Le Fort), c'est-à-dire plus de 1 sur 7. Pour un total de 56 opérations, on compte 40 morts, c'est-à-dire 1 mort sur

LITHOTRITIË PERIMEALK. 611

5 opérés environ ; plus ou à peu près autant que dans la taille véritable.

Il résulte de ce que nous venons de dire, qu'à moins de petit calcul, la lithotritie périnéale doit être abandonnée ; car, dans le cas contraire, ce n*est ni une opération brillante ni une opération inoffensive. Peut-être, d'ailleurs, y apportera-t-on quelques perfectionnements qui la rendront à la fois plus rapide et plus efficace dans les cas de grosses pierres.

Anatomie de la vessie I

Définition i

Situation i

IHrection i i

Forme 2

Dimension 3

MobiUté à

Ouraqae, artères ombilicales, ligaments antérieurs de la vessie. . . 3

Rapports : surface externe 4

Rapports de la face antérieure 4

Rapports avec le péritoine, à l'état de vacuité, distendue 5

Cul-de-sac péritonéal de la paroi vésicale antérieure 5

Rapports de la face postérieure, la vessie étant vide ou distendue. 6

Faces latérales 7

Région inférieure de la vessie chez lliomme 7

Région inférieure de la vessie chez la femme 8

Sonmiet de la vessie 8

Surface interne de la vessie 9

Trigone vésical ou de Lieutaud iO

Bas-fond de la vessie 10

Orifice des uretères dans la vessie 12

Siructure de la vessie 12

Couche musculaire superficielle 13

Couche musculaire moyenne et interne H

Muqueuse vésicale 15

Artères de la vessie • . 16

Vaisseaux lymphatiques 17

Nerfs. 18

CoifsrotRAnoNs générales 19

Physiologie urinaire 19

Épithélium vésical 19

La muqueuse vésicale absorbe-t-elle ? 20

Par quel procédé faire des ii^jections calmantes dans la vessie 21

Gomment se remplit et se vide la cavité urinaire 2i

Le rein est un fUtre 23

Expériences de Gréhant 25

Les m'etères se contractent-ils? 26

Manière dont l'urine arrive dans la vessie, j est retenue et s'en

échappe 27

Quel est le degré de résistance du 90I véaical 29

Gonmient naît le besoin d*uriner. 39

Ou placer le centre d'innervation de la vessie. Expériences de

Budge et Gianuzzi 3i

Développement de la vessie 33

Pathologie ; considérations générales sur les affections vésicales. . . 39

Comment doivent être divisées les maladies de la vessie 33

Conséquences des maladies de la vessie •• 34

Importance de Tétat des reins quant au pronostic de ces affections. 34 Importance à ce même point de vue de la quantité d'urée contenue .

dans l'urine 34

Augmentation ou diminution de la quantité d'urine rendue 3S

Couleur, odeur, densité de rurine 36

Importance de la manière dont l'urine est excrétée, 36

Hématurie w 37

Division de ce livre : affection de la vessie proprement dite; affee*

tion calcul^u^ 39

Tableau indiquant les diverses maladies décrites dans cet oovraire 40

Vices de conformation 4f

Extrophie de la vessie • j|f

Historique « 41

Définition 4i

Anatomie patbologique ; vessie 42

Uretères. 43

Reins, ligne blanche, ombilic, ouraque, voine omblltcalo 44

Verge, corps caverneux, pubis 4S

Scrotum, prostate, périnée 44

Pathogénie 46

Opinion de Breschet et Gliaussier 47

Opinion de J. MuUer. I.-G. Saint-Hilaire, Quatrefages, Velpeao... 4ê

Opinion de Gourtj et Rouget, opinion de Hergott 49

Traitement 80

Traitement palliatif : appareils, dilatation des uretères, méthode de

Dubois et Dupuytren # . . . . SO et SI

Traitement chirurgical 52

Traitement curatif : dérivation du cours des urines, procédé de

Simon • 93

TABLB. 615

Opérations de Llyod, Atliol Johnston, Holmes , 06

Traitement palliatif, méthode autoplasUque 50

Procédé de Jules Roux ; M

Procédé d'Ad. Richard 87

Proposition de Sédillot 59

Procédé à doux lamheaux de Pancoast, de Philadelphie 00

Procédé d'Ayres Of

Procédé de Wood 61

Procédé de Le Fort , 03

Procédé de Maisonneuve 06

bm-.\MMATION DE LA VESSIE , 00

Cystite; division du sujet • • 69

Ce qu'on doit entendre par les mots eatanhe vésical 09

Cystite du col et du corps de la vessie 70

Cystite aiguë 70

Causes : traumatique, symptomatique 70

Anat«miie pathologique 7t

Symptômes : locaux, généraux ; 74

Symptômes locaux : ténesme, douleur hypogastrique, altération

de Turine 75

Cystite cantharidienne 70

Cystite du col 77

Cystite hémorrhayique 77

Symptômes généraux 78

Marche, terminaison 79

Résolution, suppuration, gangrène, ulcération, rupture 80

Diagnostic 8i

Usage de la sonde pour distinguer la cystite du col de celle du corps

de la vessie 8i

Spasme du col vésical 82

Névralgie du col 83

Uréthrite chronique profonde 83

Pronostic 83

Traitement g4

Catarrhe de la vessie et cystite chronique 85

Comment nous envisageons ces maladies 85

Anatomie pathologique 80

Comment se produit Tammoniémie • 87

Vessies à colonnes • . 87

Symptômes 88

Succède ou non à la cystite aiguë 88

Difficulté d'uriner, gène à Thypogastre et au périnée 88

Dépôts urinahres.... 88

Urine ammoniacale: sa couleur • • . « 89

Transparence, odeur, réaction, densité de Tiirine ammoniacale . . 91

Signes caractéristiques de l'urine ammoniacale 92

Sédiments contenus dans Turine ammoniacale 92

Formation du phosphate ammoniaco-magnésien 93

Harche, durée, terminaison 93

Diagnostic, étiologie 94

Pronostic 95

Traitement 95

S'opposer à la stagnation de Turine 95

Précautions à prendre en \idant la vessie 95

Calmer tout d'abord l'irritation dans certains cas 95

Catarrhe causé par l'hypertrophie prostatique 96

Apprendre aux malades à se sonder eux-mêmes 9(»

Usage des balsamiques et des révulsifs 96

Lotions froides, séton, astringents, purgatifs 97

Acide benzoîque 9"

Injections vésicales 99

Ii^ections au nitrate d'argent \0\

Développement de la vessie avec amincissement de ses parois i02

Son traitement 403

Machine d'induction de Trouvé 404

Sonde à demeure 405

Petits courants constants i06

Hypertrophie des parois vésicales i07

Elle porte sur la tunique musculaire principalement i07

Colonnes et cellules vésicales i08

Cas dans lesquels se montre l'hypertrophie des parois vésicales. . . i08 Diminution de la cavité de la vessie quand ses parois s'hypertro-

phient i09

Cas dans lesquels le contraire a lieu i 40

Traitement de cet état , 444

Appareil pour le lavage de la vessie dans ces cas 442

Application des courants constants, pile de Trouvé 443

Abcès de la vessie 443

Siège de ces abcès 443

Anatomie pathologique 443

Abcès circonscrits, abcès diffus i 43 et 444

Causes 444

Diagnostic 445

Pronostic 446

Traitement 446

Abcès du tissu cellulaire périvésical 447

Gangrène de la vessie 449

Pronostic. Traitement 424

IDRES DE LA VESSIE • i2i

on en plaies proprement dites et rupture de la vessie l!21

i de la vessie iti

ons 122

) intentionnelles, accidentelles 123

(consécutives 124

itômes \ 425

ilications 426

lostic 429

ïstic 430

)ment 434

are de la vessie 433

lence et causes de ces ruptures 433 et 434

>mie pathologique 435

itômes locaux 436

itômes généraux 437

lOstic 437

wtic 437

ornent 438

l ÉTRANGERS VENUS DU DEHORS 438

ennent de Fintérieur du corps ou de Textérieur 438

orps sont flexibles ou rigides, arrondis ou allongés 439

lisme qui les faitparvenir dans la vessie 440

lOstic 444

ction 442

iments d'extraction simple 442

eurs 443

iments redresseurs ou basculateurs 444

«seur ou basculateur de Leroy 445 et 447

lateur de Collin 448

lateur pour aiguille et pace-lacet 449

jnents duplicateurs 450

cateur de Courtj 454

et urinaires de la vessie chez l'homme 452

es vésico-intestinales congénitales 452

es vésico-rectales 453

es hjpogastriques 457

es urinaires ombilicales • 457

es urinaires produites par Touraque resté ou redevenu per-

ible 458

ment 160

ression, cautérisation, ligature 460

618 TABLB.

Fistules urinaires chez la femme 161

Historique « 161

Sonde-érigne de Lalleman , 161

Pince-érigne vaginale de Laugier , 162

Méthode de Gerdy et Vidal 162

Elytroplastie ou cystoplastie •....♦ •,••..•••.,... 163

Cystoplastie par glissement, ou méthode française ...,,,, 163

Causes 163

Anatomie pathologique 163

Symptômes , . . . 164

Diagnostic , , 161

Pronostic , 16o

Division des fistules 16a

Manœuvres opératoires de la méthode française lia

Procédé américain, méthode de Marion Siras 161

Position de la malade et du chirurgien 168

Exposition convenable et examen des parties à opérer 168

Avivement 169

Passage des fils et suture 170

Fixation des sutures , . . . # 17Î

Traitement consécutif , , 174

Enlèvement des sutures , 174

Modification apportée par Bozeman '. « 114

Position de la malade 174

Spéculum de Bozeman 175

Avivement 175

Introduction des fils et suture , . 176

Fixation des sutures 176

Bouton et ajusteur du bouton de Bozeman , , 178

Appréciation , , . , . 178

Différence d*incision entre les méthodes française et américaine. , 171

Y a-t-il nécessité de placer une sonde dans la vessie? , 180

Hystérokleisis 18t

Kolpokleisis 18!

Kolpokleisis avec rejet du col utérin dans la vessie. 181

Occlusion totale du vagin 183

Infibulation 183

Elytroplastie IM

Elytrorrhaphie ou kolporrhaphie 184

Épisiokleisis 484

Tumeurs de la vessie 486

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