‹ Traité des maladies de plomb ou saturninesChapitre 49 sur 51 · COLIQUE DE PLOMB · texte numérisé non relu

COLIQUE DE PLOMB

Définition. C'est une névralgie des organes digestifs et urinaires, produite par l'absorption du plomb à l'état moléculaire dans l'économie. La plupart des auteurs n'ont pas défini la colique de plomb , 22-24.

Synonïmie. Les médecins qui ont observé la colique de plomb, et qui ne trouvaient dans les auteurs aucune description de cette maladie, lui ont donné le nom des pays où ils l'observaient? delà les noms de

colique de Poitou, du Devonsltire, de Normandie , de Madrid. On lui a souvent donné le nom de colique des peintres, des plombiers, des potiers , etc., d'après les professions qui la font naître le plus souvent, 25-27. Les expressions de colique de plomb ou saturnine sont préférables à toutes les autres.

Historique. Un passage d'Hippocrate peut faire présumer qu'il connaissait cette maladie. IVicandre a décrit assez exactement la colique saturnine.

Celse savait de combien de dangers est accompagnée l'administration des médicaments de plomb ; Dioscoride signale ces accidents. Galien répète et commente Dioscoride. Aretée décrit une colique singulière qui ressemble à celle du plomb. Paul d'.Egine reconnaît les influences délétères du plomb. iEtius connaissait les effets morbides du plomb Qu'il nomme un poison. Rhasés, Haly-Abbas, parlent aussi des mauvais effets du plomb. Avicenne donne une description de la colique saturnine, 28-35.

Dudou;iéme au seizième siècle, plusieurs auteurs parlent de la colique de plomb, sans ajouter aux connaissances acquises sur cette maladie.

Fernel décrit un cas de colique fort intéressant, 36-37.

Dans le dix-septiéme siècle, Citois publia sa fameuse diatribe sur la colique de Poitou. Stockhusen écrit le premier que la colique saturnine est produite par le plomb en émanations.

Cahagnasius, Sydenham. Muys, Baglivi. etc.. etc., ont parlé de cette colique, 38-40.

Au dix-huitième siècle , Henkel démontra par l'expérience, que le plomb et ses composés causent la colique. Dehaè'n publia plusieurs travaux sur cette maladie. Weismann, Zeller, Ilsmann, Astruc ont publié des dissertations sur ce sujei. Celle de Dubois jouit d'une grande célébrité. Bordeu. TrODchin. ont fait sur la colique de plomb des travaux qui ne justifient pas leur réputation.

Combalusier a publié des observations sur la colique. Gardane a traduit Stockhusen. Bonté distingue deux coliques de Poitou, l'une végétale, l'aune minérale. Stoll, Luzuriaga, Desbo's de Rochefortont laissé des documents précieux sur cette maladie , 41-46.

De notre temps, 1812, M. Mérat a publié une dissertation sur la eolique , puis un traité de cette maladie. M. Andral rapporte des observations de cette affection. M. Palais a fait paraître un traité de la colique métallique. Les Dictionnaires de médecine contiennent des articles intéressants sur cette affection. Plusieurs thèses, parmi lesquelles onremarque celles de MM. Canuet , Grisolle, etc., ont été présentées à la Faculté de médecine de Paris, 47-48.

Causes. Ce n'est qu'à l'état moléculaire et par absorption, que le plomb et tous ses composés peut donner naissance à la colique, 49-52.

Foies (f absorption du plomb :

Absorption cutanée existe-t-elle ? faits qui sontinvoqués ; d'autres plus précis la font rejeter. Expériences sur les animaux : l'épiderme est un obstacle à cette absorption. 56-59. Le plomb, appliqué sur la peau , privé de son épiderme , est absorbé , 60-61.

Absorption de la muqueuse oculaire, 62; delà muqueuse vaginale, 63.

Absorption des voies digestives. Exemples de colique à la suite de l'administration des médicaments de plomb ; ces faits sont fréquents, 64-70. Le plomb mêlé aux aliments cause la colique, 71-72 ; les vins, les cidres mêlés avec la litharge, ou préparés dans des vases de plomb, 73-80 ; les aliments colorés avec des préparations de plomb occasionnent cette maladie, 81-83.

Absorption des voies respiratoires. Elle est considérable; faits observés à l'appui. Expériencessur les animaux, 64-89.

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