‹ Traité des maladies de plomb ou saturninesChapitre 50 sur 51 · TAULE · texte numérisé non relu

TAULE

Professions qui occasionnent la colique.

Toutes celles où l'on réduit le plomb en molécules très-ténues, susceptibles de se disséminer dans l'atmosphère, 90-91.

Tableau indiquant les professions de 1213 individus afl'ectés de colique, et la plus ou moins grande fréquence des coliques causées par chacune d'elles, 92. Tous ces malades, sans exception, ont absorbé des molécules de plomb, 95.

Cérusiers ; procédés divers de fabrication de la céruse ; leurs dangers, 93-114 ; ouvriers des fabriques de minium ; procédés de fabrication , etc., 105-120; ouvriers des fabriques de litharge; procédés, etc., 121; peintres, 122 ;— en bàtiments,123-126;— d'attributs, de voitures, de décors, etc., 127-129; doreurs sur bois; vernisseurs de métaux, ISO ; fabricants de papiers peints, 131; broyeurs de couleurs, 132-135; cartes d'Allemagne, 435; ceinturonniers, 137; potiers , faïenciers . porcelainiers , 138-140; verriers, 141-142; ouvriers des mines de plomb , 143-146 ; affineurs, 147; plombiers, 14S-151; fondeurs de cuivre, 152-153; fondeurs de bronzes, 154; — decaractéresd'imprimerie, 155-156; imprimeurs, 157; fabricants de plomb de chasse, 158; lapidaires, 159; tailleurs de cristaux, ouvriers des manufactures de glaces, 160 ; des fabriques de nitrate de plomb, 161; de chromate de plomb, d'acétate de plomb , 162.

Comment tous ces ouvriers absorbent le poison, 164-166. Opinion des auteurs, 167-168.

Résumé des causes de la colique saturnine, 171-176.

Prédispositions, 177.

Saisons. L'été est la saison pendant laquelle on observe le plus souvent la colique ; tableau indiquant les diverses époques de l'année auxquelles sont tombés malades les 1217 ouvriers soumis à notre observation,

(limais, (.influence du climat paraît devoir être rapportée à la température plus ou moins élevée des région»

qu'on habite, 178.

Age. Tableau indiquant l'âge de no9 1217 malades ; le plus grand nombre des individus qu'on rencontre atteints de colique sont des adultes,

Sexe. Les femmes contractent la colique moins souvent que les hommes,

Constitutions, tempéraments, 182.

Régime. La mauvaise nourriture, les excès de boisson prédisposent-ils à contracter la colique ? 183.

Les maladies étrangères auplomb n'ont pas d'influence sur le développement ultérieur de la colique, 183.

Les autres maladies saturnines prédisposent à l'arrivée de la colique, 184.

Récidincs. Elles sont fréquentes ; il existe entre elles un intervalle plus ou moins long ; leurs causes, 185.

Rechutes. Leurs causes ; elles ont lieu une fois sur vingt ; elles n'arrivent que chez les individus atteints d'intoxication saturnine primitive, 186.

Prodromes. L'intoxication saturnine primitive précède ordinairement la colique, quiestaussi annoncée à l'avance par des phénomènes morbides du côté du ventre ; symptômes généraux. Les autres maladies saturnines peuvent précéder la colique. — Début la nuit ou au milieu des occupations de l'ouvrier, 190-192.

Symptômes, 193.

Douleur. Symptôme le plus important de la colique; elle siège ordinairement à l'ombilic, à l'épigastre ou à l'hypogastre, moins souvent à la région rénale, aux hypocondres, aux flancs, etc., etc., 194. Dans les accès violents, la douleur est tortillante; agitation des malades, 195. Pendant

la rémission c'est un sentiment de contraction, une sorte de pincement, 197. Cette douleur est ordinairement diminuée par la pression; quelquefois cette manœuvre ne change point ou augmente la souffrance, 201.

Constipation. Le phénomène le plus fréquent après la douleur; il peut exister à des degrés divers. 11 est quelquefois remplacé par du dévoiement, 203. Formes des matières fécales, 204. L'intensité de la constipation est eu rappport avec la douleur,

Rétraction et dureté du rentre. Ce phénomène est fréquent , 205. Il peut exister à des degrés divers, 206.

Tumeurs mobiles du ventre, 207.

Ténesmes, rétraction de l'anus daus les accès de colique , contractions énergiques du rectum, en tout semblables à des crampes, 209.

Nausées et vomissements. Fréquence plus considérable des nausées, 211.

Arrivée des vomissements après de grands efforts ; leur fréquence, 211.

Causes de leur retour; influence des boissons sur le retour des vomissements; époque de. leur arrivée, 212.

Nature, couleur, odeur et saveur des matières vomies, 213.

Eructations. Formation considérable de gaz qui s'échappentavec bruit par la bouche; odeur et saveur; l'accumulation de ce gaz forme des tumeurs mobiles dans l'abdomen, 214.

Borborygmes, 215.

Hoquet. Les éructations et les vomissements l'accompagnent presque toujours, 215.

Langue. Humide , rosée ou blanchâtre; cas où elle devient rouge et sèche, 215-216.

Dents. Elles offrent tous les phénomènes décrits à l'article intoxication saturnine primitive. {Voyez p. 9.) L'haleine , la salive, ibid.

Soif, appétit. Nuls ou excessifs, 218.

Organes cl fonctions nrinaires. Dans les coliques hypogaslrique et rénale il y a souvent altération de ces fonctions; cathétérisme diiiicile, douloureux, 219. Dysurie, suite de la diminution de la sécrétion urinaire, ou de la douleur de la vessie, 220.

Interruption subite du jet de l'urine, 220. Fendant les paroxysmes, ténesmes. cuisson de l'urètre, 220. Urine acide, rarement alcaline, quelquefois rouge. 221. Absence de sédiments, 221.

Organes et fondions de ta génération.

Douleurs exacerbantes dans les testicules, le cordon spermatique, la verge, l'utérus, le vagin et les seins; contraction spasmodique et retrait de ces organes; modifications fonctionnelles, 222. Marche de ces accès, 223.

Respiration. Quelquefois normale ; plus souvent accélérée, irréguliére, dyspnée ; ces troubles plus marqués pendant les accès de colique ; origine d'un asthme métallique des auteurs; palpi.ations, toux nerveuse,

225. Troubles de la respiration coïncidant avec la colique épigastrique,

226. Respiration ralentie, 226. La voix perd son timbre habituel, est étouffée, 227.

Ictère. Distinction de l'ictère de la colique de plomb, avec l'ictère de l'intoxication saturnine primitive, 227.

Coïncidence de l'ictère de la colique de plomb avec la douleur de l'hypocondre droit.

Circulation. Ralentissement du pouls, sa dureté , son irrégularité, 228. Influence de la saignée, 229. Rattements de l'aorte; épistaxis, le sang, extrait de la veine, possède tous les caractères physiques de son état normal, 229.

Température et sueur. Normales en général, 230. Sensation glaciale, céphalalgie nulle, 231. Les forces sont anéanties , 231. Fièvre nulle, 232.

Nutrition. Diminution , cachexie métallique, 232. Insomnie habituelle, facultés intellectuelles intactes; fa-

ciés caractéristique ; anxi.'le , angoisse , 234.

Résumé Dès symptômes f.t leur ordre d'apparition et de cessation, 234-

Variétés. F.n raison de l'intensité) do

sit^n de la douleur et des lésions fonctionnelles) etc.. on a établi les\ariétés suivantes :

Colique ombilicale, 239.

— épigastrique, 2/|0.

— hypogastrique, ibid.

— rénale, ibid.

— légère, modérée, violente, 241.

— aiguë, 242.

— chronique, ibid.

Complications. La colique peut être compliquée de maladies saturnines ou d'affections étrangères au plomb.

Maladies saturnines. La colique existe assez rarement seule ; souvent elle accompagne, précède ou suit une ou plusieurs des autres formes de l'empoisonnement saturnin, 242.

Maladies du tube digestif. Péritonite, fièvre typhoïde, gastrite, entérite, dyssenterie, complications rares,243.

Lésions organiques du tube digestif,

Maladies inflammatoires des voies urin aires, 248. Phénomènes caractéristiques des complications.

Marche et durée. On distingue à la colique trois périodes : d'invasion, d'augment, de déclin. Variations fréquentes sous le rapport de l'intensité, de la physionomie et de la durée de la colique, 251. Rechutes, durée variable suivant une infinité de circonstances. Marche relative de la colique et des diverses maladies saturnines, 255-258. Marche relative

de la colique et des complications'

Dans le cas de complication des maladies du tube digestif, la guérison de la colique n'arrive qu'après celle de la phlegmasic, 259.

DiAr.NOSTrc. Les circonstances écologiques qui précédent la colique importent pour établir son diagnostic, 260.

Il dérive aussi de la forme des accidents abdominaux. La colique de plomb peut être confondue avecd'autres maladies métalliques.

La colique de cuivre ; phénomènes qui les distinguent , 262-265.

Les maladies causées par le mercure.

L'empoisonnement par l'arsenic, 266.

Caractères distinctes.

Les diverses coliques végétales, 267.

Parallèle entre la colique de plomb et celle de Madrid, 269-273; la colique du Devonshire, celle de Poitou, la colique de Normandie, 275 , et la colique végétale des Indes, etc., 288.

Causes de toutes ces coliques.

Les névroses et névralgies du ventre, 286. Tableau des symptômes de la colique et de cpux de la gastroentér algie, 287. Différence entre la coliquesaturnine et\es coliques hystérique, mèthralgique, 288.

Les

zs inflammations des organes abdominaux ,289. Symptômes distinctifs de la gastrite, de la gastro-entérite, de la dysenterie, de la péritonite, 291, de V hépatite, 292.

Les lésions organiques de l'abdomen, 293. Les accidents causés par une hernie peuvent simuler une colique de plomb ; V iléus encore plus, 295.

La colique vermineusc, la colique stercorale peuvent être prises pour celle de plomb, 296. La colique néphrétique ethépathique ont quelque ressemblance avec elle, 297. Colique de plomb simulée, 298.

Terminaisons et pronostic. Les termi-

liaisons sont presque toujours heureuses; une seule fois j'ai vu survenir la mort, 299. Opinion des auteurs, 301. La colique se termine aussi par d'au très maladies saturnines mortelles , circonstances qui annoncent leur arrivée ; le pronostic aggravé par la lenteur de la guérison, parles rechutes; influence des formes, de la violence de la colique, du traitement de la complication des inflammations abdominales, 304.

Altérations anatomiques, 308. Observations des auteurs anciens, 310; — des modernes, 312. Aucune altération constante, toutes effet» et non causes de la maladie, 318.

Recherches chimiques de différents auteurs, 319. MM. Mérat et Barruel ont analysé plusieurs organes sans y découvrir de plomb, 321. Expériences tentées par M. Chevallier. Analyse faite par l'auteur, 323.

Analyse de l'estomac, des intestins, des matières fécales, etc. etc., faite par M. Devergie , 325. Découverte du plomb.

Siège et nature. Les organes où se distribue le grand sympathique sont le siège delà colique, 32S. Parallèle entre la colique et différentes névralgies ; c'est une névralgie du grand sympathique, 331. Appréciation des opinions diverses des auteurs, S35-339.

Traitements. Ils sont nombreux, 3Z|7.

Moyens nécessaires pour apprécier l'influence de chacun d'eux, 349.

Colique abandonnée à son propre cours. Seulement diète et tisane commune des hôpitaux ; nombre des guérisons obtenues, 350.

Traitement chimique. Limonade hydro sulftuïquc , mode d'administration ; succès et insuccès, 351. Limonade sulfurique, mode d'administration; succès et insuccès, 352. Alun, mode d'administration ; succès et inniccès, 356. Mercure, 357. Le plomb, 358.

Noix comique, mode d'administration; succès et insuccès, 359.

Méthode aniiphlogistiquc ; mode d'administration; succès et insuccès , 364.

Son utilité dans les complications phlegmasiques, 365.

Méthode calmante, 367. Mode d'administration ; succès et insuccès , 369. Traitement Manque ; tabac , mode d'administration ; succès et insuccès, 370-376.

Méthode révulsive, employée par Dupuylren ; une seule fois nous l'avons vue suivie de succès, 377.

Méthode purgative. Traitement de la Charité, 379. Son historique ; ses diverses modifications ; formules de co traitement; mode d'administration, 384; succès et insuccès,388. Opinions diverses sur son mode d'action, 390.

Lavements purgatifs, mode d'administration ; succès et insuccès , 393.

Huile de ricin ; Eau de Scdlitz, 394-

Huile de croton iiglium , 395. Succès et insuccès, 396-400. C'est le meilleur traitement de la colique ; mode d'administration, 401.

Indications thérapeutiques. Elles sont nulles; la colique épigastrique seule demande une modification particulière; le traitement varie aussi, suivant la complication, 403.

Régime. Persistance des médicaments, même après la cessation des douleurs; diète sévère, pendant tout le temps la colique ; se tenir éloigné des émanations saturnines, le plus long-temps possible , 406.

Colique de plomb chez les animaux.

Ceux qui habitent des ateliers de plombiers, contractent la colique; on l'a vu se développer chez d'autres pour avoir bu de l'eau chargée de molécules saturnines, 188. Les symptômes sont les mêmes ; la peau des auiniaux s'attache aux côtes; la fécondation est arrêtée chez les femelles; la durée, la marche, etc., sont les

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